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Politique nationale en matière d’environnement

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Type of law
Policy
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Abstract
La présente Politique nationale en matière d’environnement est un document multisectoriel du Burkina Faso à portée nationale qui a pour objectifs principaux de préserver les ressources et leur gestion intégrée à la lutte contre la pauvreté et à l’économie nationale, par l’utilisation des ressources naturelles et la réalisation d’actions contribuant à créer des métiers de l’environnement et à générer des revenus substantiels au profit des populations, de l’Etat et du secteur privé ; et contrôler la qualité de l’environnement, à travers un suivi périodique par des outils appropriés et des normes préétablies, afin de juguler les conséquences de la surexploitation des ressources, des changements climatiques et d’orienter les tendances vers la restauration de l’environnement.
En ce qui concerne l'élimination de la faim, de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition, la Politique a pour but de meilleure disponibilité et accessibilité des produits alimentaires ; et une meilleure sécurité alimentaire de toute la population.
La Politique prévoit des actions visant à rendre l'agriculture, les forêts et les pêches plus productives et plus durables. Les prévisions de la Politique concernent notamment visant à la création d’un dispositif institutionnel, législatif et réglementaire favorable à la protection et à la gestion participative des ressources naturelles et d’amélioration du cadre de vie, à travers l’adoption de lois et règlements pertinents à la gestion durable des ressources et du cadre de vie ; la gouvernance partagée environnementale, la gestion participative décentralisée des ressources naturelles et du cadre de vie à travers le processus de décentralisation amorcé, responsabilisant les régions et les communes dans la gestion équilibrée de leurs ressources et de leur cadre de vie. Cette dynamique s’inscrit dans les perspectives d’une gouvernance environnementale efficiente ; le renforcement des capacités des structures et des compétences des acteurs, afin de réussir une meilleure prise en compte des préoccupations relatives à l’environnement, par les institutions publiques, les collectivités locales, les entreprises privées, les organisations de la société civile, etc. ; la promotion de l’information, de l’éducation environnementales et de l’écocitoyenneté, afin de favoriser l’émergence d’une éthique éco citoyenne c'est-à-dire ayant des réflexes positifs envers l’environnement. La mise à disposition des acteurs d’informations pertinentes et de qualité ainsi que la pratique courante de l’éducation environnementale à tous les niveaux constitue une voie sûre pour l’inscription des actions dans la durée ; le respect et la mise en œuvre des accords, conventions et engagements internationaux et régionaux en matière d’environnement ; intensification de la lutte contre la désertification à travers des actions multisectorielles ; parvenir, en dépit des disparités climatiques et hydrogéologiques internes, d’assurer une mobilisation et une gestion rationnelle de cette importante ressource ; un accroissement de la productivité des terres ; une valorisation réelle des produits forestiers ligneux et non ligneux, des ressources fauniques et halieutiques ; une meilleure organisation de l’exploitation des ressources ; une promotion de l’écotourisme ; la conservation de la diversité biologique, grâce à l'implication des populations préalablement responsabilisées ; l’exploitation rationnelle et une gestion durable, dynamique et participative des ressources naturelles ; le partage équitable des bénéfices issus de l'exploitation et de la valorisation des ressources biologiques ; la lutte contre l’insalubrité publique à travers une meilleure gestion des ordures ménagères, des eaux usées produites par les ménages, les eaux de pluie dans les agglomérations ; la promotion des latrines améliorées pour les ménages et collectives dans les lieux publics (écoles, marchés, mosquées, églises etc.) ; la gestion des eaux usées industrielles, des déchets hospitaliers et des huiles usées ; la protection de la qualité de l’air dans les grandes villes en contrôlant la qualité des gaz d’échappement des véhicules et engins motorisés à deux roues ; l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action en vue du contrôle et de l’élimination des polluants organiques persistants ; la mise en œuvre de normes environnementales de rejet pour un cadre de vie sain ; et la prévention et la gestion des catastrophes naturelles et technologiques.
La Politique vise également à œuvrer à des systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et plus efficaces par une diversification des productions et une intensification des activités génératrices de revenus et, de ce fait, une Agriculture orientée vers le marché.
Pour améliorer la résilience des moyens d’existence face à des menaces ou en situation de crise, le document envisage réduire les quantités de GES émises par les sources actuelles, en particulier dans l’agriculture et l’énergie ; développer les capacités de séquestration de GES dans les différents secteurs d’activités, en particulier dans la foresterie et les activités industrielles (technologies propres..) ; et développer les capacités nationales de gestion de la problématique des changements climatiques, par la formation des compétences.
La mise en œuvre de la politique environnementale interpelle la contribution de tous les acteurs à travers un partenariat dynamique. Ce partenariat met en présence, l’État, les Collectivités territoriales, les organisations de la société civile, les entreprises privées et les partenaires techniques et financiers.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No