Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) Burundi.
Country
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Policy
Abstract
La Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) du Burundi, soumise en 2025, représente la troisième version du cadre stratégique par lequel le pays entend honorer ses engagements climatiques internationaux, notamment dans le cadre de l'Accord de Paris. Ce document ambitieux et intégrateur vise à consolider les acquis des précédentes CDN tout en renforçant significativement les actions d'atténuation et d'adaptation pour la période 2025-2035.
Le Burundi, extrêmement vulnérable aux effets du changement climatique, fait face à des défis majeurs: une économie fortement dépendante d'une agriculture de subsistance (90% de la population active), une pression démographique et foncière élevée, et une exposition accrue aux catastrophes naturelles (inondations, glissements de terrain, sécheresses). Malgré sa faible responsabilité historique dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), le pays est devenu un émetteur net en 2023, marquant un tournant critique.
L'ambition centrale de la CDN 3.0 est de réduire de 23% ses émissions de GES d'ici 2035 par rapport au scénario de référence (BAU). Cet objectif se décompose en une réduction inconditionnelle de 3%, financée par les ressources nationales et une réduction conditionnelle de 20%, dépendante d'un soutien international (financements, transferts de technologies).
Quant à la Stratégie d'Atténuation, les efforts se concentrent sur cinq secteurs clés: 1. l'Energie, par la promotion des énergies renouvelables (hydroélectricité, solaire, biogaz), l'efficacité énergétique, les foyers améliorés pour réduire la dépendance au bois-énergie (94% du mix énergétique) et mobilité électrique; l'Agriculture où on se focalise sur l'amélioration de l'alimentation du bétail et promotion des fertilisants organo-minéraux pour réduire les émissions, notamment du méthane; la Foresterie et l'Affectation des Terres (FAT), à se faire par le Reboisement massif, le développement de la foresterie rurale et réhabilitation des écosystèmes dégradés pour restaurer le "puits de carbone" national; les Déchets, à travers leur valorisation (production de briquettes combustibles, compostage) et le développement de l'économie circulaire; les Procédés Industriels (PIUP), avec la promotion de procédés industriels plus propres.
La Stratégie d'Adaptation vise à renforcer la Résilience Nationale. L'adaptation est une priorité absolue pour protéger les populations et les écosystèmes. Les mesures sectorielles prioritaires incluent: l'Agriculture et l'élevage où on prévoit des systèmes d'alerte précoce, irrigation, diversification des cultures, pratiques agroécologiques et assurance agricole; 2. les Ressources en eau où on envisage la gestion intégrée des bassins versants, la lutte anti-érosive, les retenues collinaires et les infrastructures hydrauliques résilientes; la Santé, qui se focalise sur la lutte contre les maladies liées au climat (paludisme, choléra), le renforcement des systèmes de santé et l'intégration de la santé sexuelle et reproductive; les Infrastructures, secteur dan lequel on établit des normes de construction résilientes, l'entretien des routes et des ports, et la planification urbaine adaptée; la Gestion des risques de catastrophes qui veut se réaliser par les biais de la cartographie des zones à risque, les systèmes d'alerte précoce et les plans de contingence.
La CDN 3.0 se distingue par son approche résolument inclusive, plaçant l'équité au cœur de l'action climatique et l'applicant a plusieurs aspects transversauxtels que le genre, où on met l'accent sur l'autonomisation économique des femmes, l'accès à l'énergie propre et la protection contre les violences basées sur le genre; la jeunesse où on se focalise sur l'éducation climatique, la formation aux emplois verts et l'implication dans les décisions; les personnes en situation de handicap pour lesquels on vise à garantir l'accessibilité et l'intégration dans toutes les actions; la mobilité humaine et la reconnaissance des déplacements liés au climat ainsi que l'intégration de la relocalisation planifiée et de la migration de travail comme stratégies d'adaptation; le programme National d'Alimentation Scolaire (PNAS), qui est présenté comme un levier triple (adaptation, atténuation, capital humain) pour la sécurité alimentaire et l'éducation.
La mise en œuvre de ce plan ambitieux nécessite un investissement global estimé à 8,36 milliards USD, dont 4,42 milliards USD pour l'atténuation et 3,94 milliards USD pour l'adaptation. Le financement reposera sur un mix combinant les ressources nationales, les fonds climatiques internationaux (Fonds Vert pour le Climat, Fonds d'Adaptation), les partenariats public-privé et les marchés carbone.
La gouvernance est confiée au Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage, avec un système renforcé de Suivi-Évaluation et d'Apprentissage (SEA) et de Mesure, Notification et Vérification (MRV) pour assurer la transparence et l'efficacité des actions.
En conclusion la CDN 3.0 du Burundi est plus qu'un simple document d'engagement international; c'est une feuille de route stratégique pour un développement résilient, sobre en carbone et inclusif. En s'alignant sur la Vision Burundi 2040-2060, le Plan National de Développement et les Objectifs de Développement Durable, elle vise à transformer la contrainte climatique en une opportunité pour bâtir un avenir plus durable et prospère pour l'ensemble de la population burundaise. Sa réussite dépendra largement de l'appropriation nationale et de la mobilisation effective des financements internationaux.
Le Burundi, extrêmement vulnérable aux effets du changement climatique, fait face à des défis majeurs: une économie fortement dépendante d'une agriculture de subsistance (90% de la population active), une pression démographique et foncière élevée, et une exposition accrue aux catastrophes naturelles (inondations, glissements de terrain, sécheresses). Malgré sa faible responsabilité historique dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), le pays est devenu un émetteur net en 2023, marquant un tournant critique.
L'ambition centrale de la CDN 3.0 est de réduire de 23% ses émissions de GES d'ici 2035 par rapport au scénario de référence (BAU). Cet objectif se décompose en une réduction inconditionnelle de 3%, financée par les ressources nationales et une réduction conditionnelle de 20%, dépendante d'un soutien international (financements, transferts de technologies).
Quant à la Stratégie d'Atténuation, les efforts se concentrent sur cinq secteurs clés: 1. l'Energie, par la promotion des énergies renouvelables (hydroélectricité, solaire, biogaz), l'efficacité énergétique, les foyers améliorés pour réduire la dépendance au bois-énergie (94% du mix énergétique) et mobilité électrique; l'Agriculture où on se focalise sur l'amélioration de l'alimentation du bétail et promotion des fertilisants organo-minéraux pour réduire les émissions, notamment du méthane; la Foresterie et l'Affectation des Terres (FAT), à se faire par le Reboisement massif, le développement de la foresterie rurale et réhabilitation des écosystèmes dégradés pour restaurer le "puits de carbone" national; les Déchets, à travers leur valorisation (production de briquettes combustibles, compostage) et le développement de l'économie circulaire; les Procédés Industriels (PIUP), avec la promotion de procédés industriels plus propres.
La Stratégie d'Adaptation vise à renforcer la Résilience Nationale. L'adaptation est une priorité absolue pour protéger les populations et les écosystèmes. Les mesures sectorielles prioritaires incluent: l'Agriculture et l'élevage où on prévoit des systèmes d'alerte précoce, irrigation, diversification des cultures, pratiques agroécologiques et assurance agricole; 2. les Ressources en eau où on envisage la gestion intégrée des bassins versants, la lutte anti-érosive, les retenues collinaires et les infrastructures hydrauliques résilientes; la Santé, qui se focalise sur la lutte contre les maladies liées au climat (paludisme, choléra), le renforcement des systèmes de santé et l'intégration de la santé sexuelle et reproductive; les Infrastructures, secteur dan lequel on établit des normes de construction résilientes, l'entretien des routes et des ports, et la planification urbaine adaptée; la Gestion des risques de catastrophes qui veut se réaliser par les biais de la cartographie des zones à risque, les systèmes d'alerte précoce et les plans de contingence.
La CDN 3.0 se distingue par son approche résolument inclusive, plaçant l'équité au cœur de l'action climatique et l'applicant a plusieurs aspects transversauxtels que le genre, où on met l'accent sur l'autonomisation économique des femmes, l'accès à l'énergie propre et la protection contre les violences basées sur le genre; la jeunesse où on se focalise sur l'éducation climatique, la formation aux emplois verts et l'implication dans les décisions; les personnes en situation de handicap pour lesquels on vise à garantir l'accessibilité et l'intégration dans toutes les actions; la mobilité humaine et la reconnaissance des déplacements liés au climat ainsi que l'intégration de la relocalisation planifiée et de la migration de travail comme stratégies d'adaptation; le programme National d'Alimentation Scolaire (PNAS), qui est présenté comme un levier triple (adaptation, atténuation, capital humain) pour la sécurité alimentaire et l'éducation.
La mise en œuvre de ce plan ambitieux nécessite un investissement global estimé à 8,36 milliards USD, dont 4,42 milliards USD pour l'atténuation et 3,94 milliards USD pour l'adaptation. Le financement reposera sur un mix combinant les ressources nationales, les fonds climatiques internationaux (Fonds Vert pour le Climat, Fonds d'Adaptation), les partenariats public-privé et les marchés carbone.
La gouvernance est confiée au Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage, avec un système renforcé de Suivi-Évaluation et d'Apprentissage (SEA) et de Mesure, Notification et Vérification (MRV) pour assurer la transparence et l'efficacité des actions.
En conclusion la CDN 3.0 du Burundi est plus qu'un simple document d'engagement international; c'est une feuille de route stratégique pour un développement résilient, sobre en carbone et inclusif. En s'alignant sur la Vision Burundi 2040-2060, le Plan National de Développement et les Objectifs de Développement Durable, elle vise à transformer la contrainte climatique en une opportunité pour bâtir un avenir plus durable et prospère pour l'ensemble de la population burundaise. Sa réussite dépendra largement de l'appropriation nationale et de la mobilisation effective des financements internationaux.
Attached files
Web site
Date of text
Entry into force notes
2025-2035
Repealed
No
Source language
French
Legislation Amendment
No