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Stratégie agricole nationale (SAN-2008/2015)

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Confronté à des productions agricoles (rentes, céréalières, et végétales), animales et halieutiques en baisse, le Burundi s’est doté d’une stratégie agricole nationale (SAN). L’objectif global de la stratégie agricole nationale (SAN) est de contribuer de manière durable à la réduction de la pauvreté et de soutenir la croissance économique du Burundi à travers l’augmentation de la productivité des facteurs de production, la valorisation maximale des productions, la diversification des opportunités de revenus, la préservation et le maintien des ressources naturelles et environnementales. Pour atteindre cet objectif, la SAN prévoit 4 objectifs spécifiques ou axes stratégiques prioritaires, notamment l’accroissement durable de la productivité et de la production agricole (Axe 1); la promotion des filières et de l’agro-business (axe 2); appui à la professionnalisation des producteurs et développement des initiatives privées (Axe 3), et le renforcement des capacités de gestion et de développement du secteur agricole (Axe 4).
Pour lutter contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle causée par la situation de guerre, les aléas climatiques, les attaques massives des maladies et les ravageurs des cultures et des animaux, la SAN envisage améliorer la disponibilité et l’utilisation des denrées alimentaire. La finalité est de rétablir les conditions viables de sécurité alimentaire par la couverture des besoins glucidiques, protéiniques, lipidiques, vitaminiques et minéraux d’une population en perpétuelle croissance (Ax 1).
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, la SAN envisage promouvoir la relance, l’intensification et l’intégration de l’élevage à l’agriculture (intégration agro-sylvo-zootechnique), les aménagements hydro-agricoles.; la relance et la promotion de la pêche et de la pisciculture; la réhabilitation et la valorisation des ressources naturelles en général et de l’outil de production en particulier; et la promotion des systèmes de production durables, équilibrés et la valorisation des potentialités existantes ( Ax 1).
S’agissant de la réduction de la pauvreté rurale de manière durable, la SAN prévoit l’organisation, la structuration et la professionnalisation des producteurs. Il s’agira essentiellement de focaliser les actions sur la promotion d’organisations paysannes fortes capables de défendre leurs intérêts, la professionnalisation de certaines organisations de ruraux tournés et sensibilisés par la prestation de services leur permettant de devenir des interlocuteurs privilégiés des organisations des producteurs (OPs), la création des Centres de Prestations de Services tenus par certaines OPs, des actions porteuses de revenus en direction des populations rurales dans le cadre du concept d’approche participative et de financement direct de sous-projets. En outre, la SAN veut essentiellement consolider les filières existantes et la promotion de nouvelles dans une perspective d’accroissement des revenus des populations et des rentrées et/ou des économies de devises pour le pays (Ax 2). Par ailleurs, la SAN vise le renforcement des capacités de gestion et de développement du secteur agricole par l’accroissement des capacités techniques et opérationnelles des gestionnaires du secteur.
La SAN compte promouvoir la diversification des sources de croissance et des produits d’exportation, notamment le café, le thé, le coton, et le quinquina; et mettre en place une stratégie de leur commercialisation pour activer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces Puis, elle prévoit la promotion des filières non traditionnelles d’exportation, notamment un programme de relance horto-fruticole; la promotion des huiles essentielles et des plantes médicinales, le macadamia et l’avocatier. Puis, elle vise développer filières d’import-substitution, particulièrement les oléagineux (la filière palmier, Soja Tournesol et arachide); la filière Canne à Sucre; les filières Blé, Maïs, Orge et Sorgho; la filière Riz, la promotion des filières des productions animales (les filières laitière, viande, avicole, miel, la filière peaux et cuir Ax 2). Enfin, la SAN soutient l’implication du secteur privé et des professionnels de l’agriculture dans la modernisation du secteur en encourageant et en appuyant les acteurs privés à investir dans la production primaire des filières traditionnelles et la mise en place de nouvelles filières agro-industrielles. Par ailleurs, elle propose la création d’un environnement favorable à l’investissement productif qui soutient aussi les petits investisseurs individuels, les investissements de petite et de moyenne taille (Axe 3). La mise en œuvre d’un processus de réforme foncière.
Dans le cadre de l’amélioration de la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, la nutrition et la sécurité alimentaire, la SAN prévoit la gestion des risques et de la vulnérabilité. Il s’agit, notamment de la lutte contre les maladies et ravageurs des cultures sur pied à travers des systèmes d’alerte précoce et les traitements appropriés, tout en vulgarisant les méthodes efficaces et accessibles de lutte contre les insectes et maladies de stockage, et le contrôle des maladies et ravageurs transfrontaliers. En outre, la SAN prévoit restauration, la conservation et l’amélioration de la fertilité des sols se à travers les interventions prioritaires suivantes: un programme intensif de lutte anti-érosive; action de correction de l’acidité, toxicité aluminique par des amendements organiques et minéraux; application raisonnée et combinée des biofertilisants et des engrais minéraux ; la maîtrise des techniques de compostage Dans le cadre d’une bonne gouvernance, la SAN met en place des mécanismes de suivi et d’évaluation des Interventions et des mesures d’accompagnement.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No