Stratégie et Plan d’Actions du Burundi sur le changement climatique, 2013.
Country
Type of law
Policy
Abstract
La Stratégie Nationale et le Plan d’Actions sur le changement climatique vient opérationnaliser la politique nationale en la matière et compléter les différents programmes et activités des diverses politiques et stratégies sous-sectorielles relatives à l’agriculture, la foresterie, l’énergie, les ressources en eau et la santé. Sa période de validité est de 2012 à 2025. L’objectif de la stratégie sur le changement climatique est de renforcer les capacités et la résilience du Burundi pour faire face aux défis du changement climatique. Spécifiquement, elle vise à fournir un cadre pour l'intégration des considérations relatives au changement climatique dans les différentes politiques sectorielles et la planification du développement national; renforcer le cadre juridique et institutionnel pour une coordination efficace et une mise en œuvre des actions d'adaptation et d'atténuation; promouvoir l'adoption de technologies et d'approches qui améliorent la résilience au changement climatique, l’élimination de la pauvreté et les moyens de subsistance durables; promouvoir et soutenir des mesures d'incitation et d'autres instruments économiques favorisant l'investissement dans le développement sobre en carbone; renforcer la capacité d’adaptation et améliorer la collaboration, coopération, synergie, partenariat et participation à l’élaboration et la mise en œuvre des actions d’adaptation et d’atténuation par toutes les parties prenantes. Pour atteindre cet objectif, cette stratégie s’articule autour des 7 axes stratégiques.
Dans le cadre de l’adaptation et gestion des risques climatiques (Axe stratégique I), cette stratégie prévoit de: introduire des techniques innovantes dans le système agricole en construisant des ouvrages hydrauliques et en aménageant des périmètres irrigués dans les régions à déficit pluviométrique, en diffusant et en vulgarisant auprès des ménages ruraux les techniques de collecte des eaux pluviales et leur utilisation à des fins agricoles et domestiques et en faisant la promotion de la petite irrigation collinaire; diffuser et vulgariser des cultures vivrières à haut rendement et à cycle court ainsi que des essences forestières et agro forestières résistantes à la sécheresse ; encourager les populations à pratiquer l’élevage du petit bétail qui s’adapte à un climat sec notamment les caprins; poursuivre la mise à la disposition des populations des infrastructures communautaires pour la conservation des semences des cultures vivrières; renforcer les systèmes d’alimentation en eau potable dans les régions affectées par la sécheresse et l’assainissement des milieux inondables; et renforcer le système de prévision météorologique et d’alerte rapide.
S’agissant de l’atténuation des émissions des gaz à effet de serre et développement sobre en carbone (Axe stratégique II), les actions prévues sont: valoriser le potentiel hydro-électrique national pour augmenter le taux d’accès de la population à l’électricité et assurer le développement des secteurs socio-économiques ; promouvoir et diffuser des énergies appropriées pour les ménages ruraux et urbains ; valoriser les déchets ligno-cellulosiques à des fins énergétiques ; promouvoir l’utilisation rationnelle et l’économie de l’énergie; promouvoir l’électrification rurale décentralisée par pico-centrales hydro-électriques, les éoliennes et le solaire photovoltaïque; promouvoir les techniques de carbonisation de la tourbe pour permettre son utilisation dans les ménages en substitution au bois et charbon de bois; mettre en place des mesures incitatives pour l’économie d’énergie et la promotion des technologies sobres en carbone; appuyer les programmes de reforestation en cours en privilégiant la protection des bassins versants et la fourniture de combustibles pour les populations; et changer de comportements pour améliorer l’efficacité énergétique et une meilleure valorisation sociale des écosystèmes naturels, comme les forêts, traduisant dans les faits l’adaptation à la réalité du changement climatique.
En ce qui concerne, la promotion de la Recherche-Développement et transfert de technologie (Axe stratégique III); cette stratégie prévoit l’adoption des produits, des techniques et des technologies innovantes nécessitant l’appui technique et financier des pays développés.
Dans le cadre du renforcement des capacités (Axe stratégique IV), plusieurs actions prioritaires ont été prévues: revoir toutes les politiques et stratégies sectorielles (agriculture, eau, forêt, énergie, santé, biodiversité, assainissement) pour s’assurer qu’elles prennent en compte le changement climatique et ses impacts; intégrer dans les plans d’actions sectoriels des Ministères clés concernés les risques liés au changement climatique; renforcer les capacités des institutions nationales chargées de la collecte des données sur le changement climatique et la recherche-développement de technologies d’adaptation au changement climatique; renforcer les capacités des agences gouvernementales, de la société civile et du secteur privé dans l’élaboration des projets et la mobilisation des financements pour qu’ils puissent accéder aux différents fonds prévus dans le cadre de l’atténuation/adaptation au changement climatique.
S’agissant de la gestion des connaissances et communication (Axe stratégique V), le document de stratégie entend renforcer le système de collecte, de compilation, d’archivage des données pertinentes aux inventaires des GES; renforcer le système d’observation climatique; vulgariser et diffuser les connaissances, les techniques et technologies d’atténuation/adaptation au changement climatique; informer, sensibiliser et promouvoir la participation du public dans la lutte contre le changement climatique; renforcer l’éducation et la formation pour faire face au changement climatique ; renforcer le système de communication et d’échange des données en rapport avec le changement climatique; créer des réseaux nationaux de travail sur les questions du changement climatique; mettre en place des cadres de collaboration au niveau régional et international pour renforcer les capacités nationales en matière de changement climatique; renforcer les capacités du Burundi à participer aux programmes internationaux sur le changement climatique; revoir et/ou adapter les outils d’éducation, de formation et de sensibilisation du public déjà élaborés pour qu’ils intègrent les aspects sur le changement climatique (Modules d’éducation environnementale pour les écoles primaires et secondaires, Manuel de formation et de sensibilisation sur le changement climatique) et en élaborer d’autres selon les groupes cibles; et élaborer sur une base participative et mettre en œuvre un programme d’éducation, de formation et de sensibilisation du public pour faire face au changement climatique.
S’agissant de l’implication du genre, jeunesse et groupes vulnérables (Axe stratégique VI), il conviendra de: appuyer les programmes de reforestation en cours en privilégiant la protection des bassins versants et la fourniture de combustibles pour les populations; changer de comportements pour améliorer l’efficacité énergétique et une meilleure valorisation sociale des écosystèmes naturels, comme les forêts, traduisant dans les faits l’adaptation à la réalité du changement climatique.
En ce qui concerne le financement (Axe stratégique VII), il s’agira de: intégrer le changement climatique dans les politiques, les plans et programmes nationaux de développement; renforcer les capacités des institutions ayant des responsabilités dans la lutte contre le changement climatique et assurer leur engagement et leur cohésion en vertu de la plateforme convergente de la lutte contre le changement climatique; renforcer les capacités des agences publiques, du secteur privé et des ONG dans l’élaborations des projets éligibles aux différents mécanismes de financement prévus dans le cadre de CCNUCC; renforcer les capacités de l’IGEBU pour jouer le rôle d’institution nationale de mise en œuvre afin de permettre au Burundi d’accéder facilement et rapidement aux fonds pour la mise en œuvre des programmes en matière du changement climatique; et mobiliser les ressources intérieures et extérieures.
Dans le cadre de l’adaptation et gestion des risques climatiques (Axe stratégique I), cette stratégie prévoit de: introduire des techniques innovantes dans le système agricole en construisant des ouvrages hydrauliques et en aménageant des périmètres irrigués dans les régions à déficit pluviométrique, en diffusant et en vulgarisant auprès des ménages ruraux les techniques de collecte des eaux pluviales et leur utilisation à des fins agricoles et domestiques et en faisant la promotion de la petite irrigation collinaire; diffuser et vulgariser des cultures vivrières à haut rendement et à cycle court ainsi que des essences forestières et agro forestières résistantes à la sécheresse ; encourager les populations à pratiquer l’élevage du petit bétail qui s’adapte à un climat sec notamment les caprins; poursuivre la mise à la disposition des populations des infrastructures communautaires pour la conservation des semences des cultures vivrières; renforcer les systèmes d’alimentation en eau potable dans les régions affectées par la sécheresse et l’assainissement des milieux inondables; et renforcer le système de prévision météorologique et d’alerte rapide.
S’agissant de l’atténuation des émissions des gaz à effet de serre et développement sobre en carbone (Axe stratégique II), les actions prévues sont: valoriser le potentiel hydro-électrique national pour augmenter le taux d’accès de la population à l’électricité et assurer le développement des secteurs socio-économiques ; promouvoir et diffuser des énergies appropriées pour les ménages ruraux et urbains ; valoriser les déchets ligno-cellulosiques à des fins énergétiques ; promouvoir l’utilisation rationnelle et l’économie de l’énergie; promouvoir l’électrification rurale décentralisée par pico-centrales hydro-électriques, les éoliennes et le solaire photovoltaïque; promouvoir les techniques de carbonisation de la tourbe pour permettre son utilisation dans les ménages en substitution au bois et charbon de bois; mettre en place des mesures incitatives pour l’économie d’énergie et la promotion des technologies sobres en carbone; appuyer les programmes de reforestation en cours en privilégiant la protection des bassins versants et la fourniture de combustibles pour les populations; et changer de comportements pour améliorer l’efficacité énergétique et une meilleure valorisation sociale des écosystèmes naturels, comme les forêts, traduisant dans les faits l’adaptation à la réalité du changement climatique.
En ce qui concerne, la promotion de la Recherche-Développement et transfert de technologie (Axe stratégique III); cette stratégie prévoit l’adoption des produits, des techniques et des technologies innovantes nécessitant l’appui technique et financier des pays développés.
Dans le cadre du renforcement des capacités (Axe stratégique IV), plusieurs actions prioritaires ont été prévues: revoir toutes les politiques et stratégies sectorielles (agriculture, eau, forêt, énergie, santé, biodiversité, assainissement) pour s’assurer qu’elles prennent en compte le changement climatique et ses impacts; intégrer dans les plans d’actions sectoriels des Ministères clés concernés les risques liés au changement climatique; renforcer les capacités des institutions nationales chargées de la collecte des données sur le changement climatique et la recherche-développement de technologies d’adaptation au changement climatique; renforcer les capacités des agences gouvernementales, de la société civile et du secteur privé dans l’élaboration des projets et la mobilisation des financements pour qu’ils puissent accéder aux différents fonds prévus dans le cadre de l’atténuation/adaptation au changement climatique.
S’agissant de la gestion des connaissances et communication (Axe stratégique V), le document de stratégie entend renforcer le système de collecte, de compilation, d’archivage des données pertinentes aux inventaires des GES; renforcer le système d’observation climatique; vulgariser et diffuser les connaissances, les techniques et technologies d’atténuation/adaptation au changement climatique; informer, sensibiliser et promouvoir la participation du public dans la lutte contre le changement climatique; renforcer l’éducation et la formation pour faire face au changement climatique ; renforcer le système de communication et d’échange des données en rapport avec le changement climatique; créer des réseaux nationaux de travail sur les questions du changement climatique; mettre en place des cadres de collaboration au niveau régional et international pour renforcer les capacités nationales en matière de changement climatique; renforcer les capacités du Burundi à participer aux programmes internationaux sur le changement climatique; revoir et/ou adapter les outils d’éducation, de formation et de sensibilisation du public déjà élaborés pour qu’ils intègrent les aspects sur le changement climatique (Modules d’éducation environnementale pour les écoles primaires et secondaires, Manuel de formation et de sensibilisation sur le changement climatique) et en élaborer d’autres selon les groupes cibles; et élaborer sur une base participative et mettre en œuvre un programme d’éducation, de formation et de sensibilisation du public pour faire face au changement climatique.
S’agissant de l’implication du genre, jeunesse et groupes vulnérables (Axe stratégique VI), il conviendra de: appuyer les programmes de reforestation en cours en privilégiant la protection des bassins versants et la fourniture de combustibles pour les populations; changer de comportements pour améliorer l’efficacité énergétique et une meilleure valorisation sociale des écosystèmes naturels, comme les forêts, traduisant dans les faits l’adaptation à la réalité du changement climatique.
En ce qui concerne le financement (Axe stratégique VII), il s’agira de: intégrer le changement climatique dans les politiques, les plans et programmes nationaux de développement; renforcer les capacités des institutions ayant des responsabilités dans la lutte contre le changement climatique et assurer leur engagement et leur cohésion en vertu de la plateforme convergente de la lutte contre le changement climatique; renforcer les capacités des agences publiques, du secteur privé et des ONG dans l’élaborations des projets éligibles aux différents mécanismes de financement prévus dans le cadre de CCNUCC; renforcer les capacités de l’IGEBU pour jouer le rôle d’institution nationale de mise en œuvre afin de permettre au Burundi d’accéder facilement et rapidement aux fonds pour la mise en œuvre des programmes en matière du changement climatique; et mobiliser les ressources intérieures et extérieures.
Attached files
Date of text
Repealed
No
Source language
French
Legislation Amendment
No