This content is exclusively provided by FAO / FAOLEX

Stratégie Nationale de prévention des risques et de gestion des catastrophes et plan d'action national 2012-2015.

Country
Type of law
Policy
Source

Abstract
La présente Stratégie Nationale de prévention des risques et de gestion des catastrophes et plan d’action national (SNPRGC) est un document intersectoriel du Burundi a porté nationale, pour la période 2012-2015, qui s’inscrit dans le rapport étroit avec les questions de l’environnement et du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté pour le développement durable. Cette stratégie constitue le point de départ important dans l'intégration des risques et des catastrophes dans la planification sectorielle du développement durable. Le présent document comprend deux parties dont la Stratégie Nationale et le Plan d’Action 2012-2015. Alors que la Stratégie Nationale est articulée en six Chapitres qui sont focalisés a présenter le Pays, ses vulnérabilités, ses capacités de prévention des risques et de gestion des catastrophes, le Plan d'Action présente les actions prioritaires et stratégiques à court et moyen termes qui sont regroupées en cinq priorités et élargies du renforcement du système d’information et de communication, ainsi que des capacités d’intervention, de coordination et de suivi-évaluation.
Les axes stratégiques prioritaires sont les suivants: 1. Inciter les décideurs et autres acteurs à prendre en compte la PRGC comme une priorité nationale pour une résilience communautaire; 2. Mettre en évidence, évaluer et surveiller les risques de catastrophes et améliorer le système d’alerte précoce; 3. Utiliser les connaissances, innovations, et l’éducation pour instaurer la culture du risque; 4. Réduire les facteurs sous-jacents; 5. Renforcer la préparation en prévision des catastrophes pour une intervention efficace à tous les niveaux.
En ce qui concerne l'Axe 1 les Actions prioritaires et stratégiques prévues sont les suivants: a. Adoption de la loi portant Politique Nationale de Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes et signature des décrets de mise en application; b. Mise en place d’une politique générale cohérente de prévention des risques et de gestion des catastrophes; c. Mise en place des structures pérennes de prévention des risques et de gestion des catastrophes ainsi que celles prévues par le Plan ORSEC (particulièrement le Centre National d’Opération d’Urgence et ses démembrements); d. Mise en place d’une banque de données et d’un système unique de collecte, traitement, gestion et diffusion de l’information de la RRC; e. Renforcement organisationnel et technique des Comités Techniques interministériels; f. Dotation aux structures établies du personnel qualifié et des moyens matériels et équipements performants ainsi que des moyens financiers de fonctionnement suffisants.
En ce qui concerne l'Axe 2 les Actions prioritaires et stratégiques sont: a. Établissement de la cartographie des risques, de la typologie des risques et évaluation des vulnérabilités qu’il faut largement diffuser au public; b. Production des statistiques d’occurrence des catastrophes; c. Amélioration du système d’alerte rapide mettant au centre d’intérêt la population; d. Renforcement de la coordination et de la coopération entre différents acteurs de la chaîne d’alerte rapide.
L'Axe stratégique n°3 prévoit les actions prioritaires et stratégiques qui suivent: a. Renforcement de l’échange d’expérience et de la coopération régionale et internationale; b. Plaidoyer d’intégration de la RRC dans les programmes d’enseignement formel et informel; c. Formation et enseignement sur la RRC des communautés et du public cible; d. Sensibilisation du personnel et élargissement du rôle des médias; e. Renforcement des capacités d’exploitation du site web.
L'axe stratégique n°4 est accompagné par les actions prioritaires et stratégiques ci-après: a. Encouragement de la gestion durable des écosystèmes notamment par l’amélioration de l’aménagement du territoire et les activités de protection de l’environnement; b. Appui aux programmes de reboisement et de création des espaces verts par les Plates Formes Provinciales; c. Incitation et vérification de l’application stricte du code minier et celui de l’environnement; d. Intégration de la Réduction des Risques de Catastrophes liée aux Changements Climatiques dans les Plans Communaux de Développement Communautaire; e. Sensibilisation à la protection des équipements collectifs et les infrastructures notamment les écoles, les dispensaires, les hôpitaux, les marchés, les stations de carburants contre les risques de catastrophes; f. Initiation des programmes de protection sociale des personnes vulnérables victimes des catastrophes; g. Instauration du partenariat entre le secteur public et le secteur privé pour une participation active de ce dernier aux activités de la RRC en y consacrant des ressources; h. Incitation à l’intégration de l'évaluation des risques de catastrophes dans les plans d’urbanisation et la gestion des établissements à forte concentration humaine.
Finalement, l'axe stratégique n°5 prévoit les actions prioritaires et stratégiques suivantes: a. Identification et reconstitution des équipes sectorielles de secours (Protection Civile, REGIDESO, SETEMU, FDN, Médias, Santé, Croix Rouge du Burundi, ALM, etc); b. Renforcement des capacités d’intervention des Provinces dans les opérations de secours; c. Renforcement du partenariat et de la coordination entre les institutions responsables des systèmes d’alerte rapide, de la RRC et des acteurs de développement; d. Élaboration des plans de préparation de la réponse aux urgences et mise à jour de ceux existants; e. Création du fonds spécial de prévention des risques et de gestion des catastrophes y compris la prise en charge des victimes de catastrophes; f. Renforcement des capacités des décideurs, des élus locaux et des collectivités en termes de sensibilisation et d’information.
Des fonds exceptionnels sont débloqués par le Gouvernement pour appuyer les départements ministériels clés en matière de PRGC et les régions sinistrées. Quelques structures intervenant dans la réponse aux urgences sont subventionnées par l’Etat. En dépit des efforts déployés par le Gouvernement, la tendance à dépendre des aides et financements extérieurs pour les secours d’urgence est encore marquée.
Date of text
Entry into force notes
2012-2015
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No