Stratégie Nationale REDD+ de la République du Burundi.
Country
Type of law
Policy
Abstract
La présente stratégie et plan d'action est un document intersectoriel du Burundi à portée nationale qui a la vision, à travers l'adhésion au processus REDD+, de transformer le Burundi dans un Pays disposant d’un stock de carbone forestier, permettant d'accroître l'économie nationale et d'améliorer le cadre de vie des populations.
La participation au processus REDD+ par le Burundi s'insère dans l'orientation stratégique 3 du Plan National de Développement qui souligne les engagements du Gouvernement sur la décennie 2018-2027, pour faire face aux effets néfastes du changement climatique. Au fin de protéger l'environnement, s'adapter au changement climatique et améliorer l'aménagement du territoire et les conditions de vie des populations, la politique du Gouvernement burundais sur la dite décennie, vise à réformer les secteurs de l'environnement, des ressources en eau, de l'assainissement, de l'aménagement du territoire ainsi que des changements et des risques climatiques en vue d’un développement durable.
Parmi les reformes, celles visant à garantir une exploitation durable des ressources naturelles de façon à permettre une transformation de la base économique du pays vers une économie sobre en carbone et préservant les forêts, peuvent compter, avec l'adhésion au processus REDD+, sur un nouvel outil de gestion durable et de valorisation des importantes ressources sur lesquelles le Pays peut compter. En effet, la REDD+ constitue une opportunité pour le renforcement de l'adaptation aux effets du changement climatique et la réduction des émissions liées à la déforestation et la dégradation des forêts. Il offre aussi une opportunité pour la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers et de la biodiversité ainsi que l'augmentation des stocks de carbone.
La Stratégie prends en compte, dans sa mise en oeuvre, trois volets du développement durable, notamment la modernisation de l'agriculture, la gestion durable des forêts et le Plan de Convergence, dans le cadre duquel la COMIFAC a mis en place l’Observatoire des Forêts de l’Afrique Centrale (OFAC), un outil de pilotage et de partage des connaissances pour une meilleure gouvernance forestière et une gestion durable des forêts d’Afrique Centrale.
La prise en compte de ces trois volets du développement durable est garantie par huit principes de base: 1. l'adhésion aux engagements nationaux et aux accords multilatéraux; 2. le respect des droits des parties prenantes; 3. la promotion des moyens de subsistance durables et la réduction de la pauvreté; 4. la contribution à une politique de développement durable sobre en carbone, résiliente au climat et conforme aux stratégies nationales relatives au développement et aux programmes nationaux concernant la forêt; 5. la considération de d'utilisation durable des forêts comme une haute priorité politique pour la REDD+; 6. le maintien et l' amélioration des fonctions multiples de la forêt; 7. la minimisation des effets néfastes sur les services rendus par les écosystèmes non forestiers et la biodiversité; 8. la promotion des mesures incitatives des acteurs qui contribuent à l'atteinte des résultats de la REDD +.
En vue de lutter contre la déforestation, la dégradation des forêts et la mauvaise utilisation des terres, de conserver et gérer durablement les écosystèmes forestiers ainsi qu'accroître les stocks de carbone forestier, le Burundi définit, dans son document d'orientation stratégique, les mesures de la REDD+ à prendre, dont la mise en oeuvre nécessite d'une stratégie nationale REDD+.
L’opérationnalisation de cette stratégie repose sur des engagements nationaux et mesures essentielles à la transformation du pays vers une économie verte et un développement économiquement viables, socialement équitables et écologiquement responsables. Il en ressortent deux catégories d'axes : la première regroupe les options transversales et la deuxième rassemble les options sectorielles.
Les options transversales sont axées principalement sur l'amélioration de certains aspects liés à la gouvernance et la mise en place de politiques et mesures appropriées pour le développement et l'épanouissement du secteur forestier. Ces options visent: 1. Au renforcement de la gouvernance et à la garantie des financements durables à travers l'harmonisation du cadre légal et réglementaire, l'amélioration de la gouvernance forestière et foncière; le développement du Partenariat Public Privé (PPP), la mise en place des mécanismes de financement durable. 2. A l'amélioration des connaissances sur les ressources forestières et le changement climatique et le partage de l'information sur le processus REDD+. 3. A la promotion équitable du potentiel et de la position de la femme et des communautés autochtones au sein de l'économie.
Les options stratégiques sectorielles sont des options d'investissement spécifiquement développées pour les secteurs de production (foresterie, énergie, mines et agriculture) ayant un impact important sur le domaine forestier, notamment sur la déforestation et de la dégradation des forêts: 1. Développement et gestion rationnelle des ressources forestières. 2. Valorisation des ressources forestières. 3. Renforcement de la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers. 4. Promotion des technologies sobres en carbone. 5. Mesures d'atténuation des effets de l'exploitation minière dans les zones forestières. 6. Accroissement durable de la production agricole et préservation des écosystèmes naturels.
La participation au processus REDD+ par le Burundi s'insère dans l'orientation stratégique 3 du Plan National de Développement qui souligne les engagements du Gouvernement sur la décennie 2018-2027, pour faire face aux effets néfastes du changement climatique. Au fin de protéger l'environnement, s'adapter au changement climatique et améliorer l'aménagement du territoire et les conditions de vie des populations, la politique du Gouvernement burundais sur la dite décennie, vise à réformer les secteurs de l'environnement, des ressources en eau, de l'assainissement, de l'aménagement du territoire ainsi que des changements et des risques climatiques en vue d’un développement durable.
Parmi les reformes, celles visant à garantir une exploitation durable des ressources naturelles de façon à permettre une transformation de la base économique du pays vers une économie sobre en carbone et préservant les forêts, peuvent compter, avec l'adhésion au processus REDD+, sur un nouvel outil de gestion durable et de valorisation des importantes ressources sur lesquelles le Pays peut compter. En effet, la REDD+ constitue une opportunité pour le renforcement de l'adaptation aux effets du changement climatique et la réduction des émissions liées à la déforestation et la dégradation des forêts. Il offre aussi une opportunité pour la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers et de la biodiversité ainsi que l'augmentation des stocks de carbone.
La Stratégie prends en compte, dans sa mise en oeuvre, trois volets du développement durable, notamment la modernisation de l'agriculture, la gestion durable des forêts et le Plan de Convergence, dans le cadre duquel la COMIFAC a mis en place l’Observatoire des Forêts de l’Afrique Centrale (OFAC), un outil de pilotage et de partage des connaissances pour une meilleure gouvernance forestière et une gestion durable des forêts d’Afrique Centrale.
La prise en compte de ces trois volets du développement durable est garantie par huit principes de base: 1. l'adhésion aux engagements nationaux et aux accords multilatéraux; 2. le respect des droits des parties prenantes; 3. la promotion des moyens de subsistance durables et la réduction de la pauvreté; 4. la contribution à une politique de développement durable sobre en carbone, résiliente au climat et conforme aux stratégies nationales relatives au développement et aux programmes nationaux concernant la forêt; 5. la considération de d'utilisation durable des forêts comme une haute priorité politique pour la REDD+; 6. le maintien et l' amélioration des fonctions multiples de la forêt; 7. la minimisation des effets néfastes sur les services rendus par les écosystèmes non forestiers et la biodiversité; 8. la promotion des mesures incitatives des acteurs qui contribuent à l'atteinte des résultats de la REDD +.
En vue de lutter contre la déforestation, la dégradation des forêts et la mauvaise utilisation des terres, de conserver et gérer durablement les écosystèmes forestiers ainsi qu'accroître les stocks de carbone forestier, le Burundi définit, dans son document d'orientation stratégique, les mesures de la REDD+ à prendre, dont la mise en oeuvre nécessite d'une stratégie nationale REDD+.
L’opérationnalisation de cette stratégie repose sur des engagements nationaux et mesures essentielles à la transformation du pays vers une économie verte et un développement économiquement viables, socialement équitables et écologiquement responsables. Il en ressortent deux catégories d'axes : la première regroupe les options transversales et la deuxième rassemble les options sectorielles.
Les options transversales sont axées principalement sur l'amélioration de certains aspects liés à la gouvernance et la mise en place de politiques et mesures appropriées pour le développement et l'épanouissement du secteur forestier. Ces options visent: 1. Au renforcement de la gouvernance et à la garantie des financements durables à travers l'harmonisation du cadre légal et réglementaire, l'amélioration de la gouvernance forestière et foncière; le développement du Partenariat Public Privé (PPP), la mise en place des mécanismes de financement durable. 2. A l'amélioration des connaissances sur les ressources forestières et le changement climatique et le partage de l'information sur le processus REDD+. 3. A la promotion équitable du potentiel et de la position de la femme et des communautés autochtones au sein de l'économie.
Les options stratégiques sectorielles sont des options d'investissement spécifiquement développées pour les secteurs de production (foresterie, énergie, mines et agriculture) ayant un impact important sur le domaine forestier, notamment sur la déforestation et de la dégradation des forêts: 1. Développement et gestion rationnelle des ressources forestières. 2. Valorisation des ressources forestières. 3. Renforcement de la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers. 4. Promotion des technologies sobres en carbone. 5. Mesures d'atténuation des effets de l'exploitation minière dans les zones forestières. 6. Accroissement durable de la production agricole et préservation des écosystèmes naturels.
Attached files
Web site
Date of text
Entry into force notes
2018-2027
Repealed
No
Publication reference
République du Burundi - Ministère de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'élévage.
Source language
French
Legislation Amendment
No