Stratégie Nationale de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural du benin 2005-2015.
Country
Type of law
Policy
Abstract
La présente Stratégie nationale de l'approvisionnement en eau potable en milieu rural est un instrument de la politique nationale du Bénin, pour la période 2005-2015, en matière de distribution d’eau potable et d’équipement de la zone rurale en infrastructures hydrauliques. Pour atteindre les objectifs de développement du millénaire, le secteur de l’hydraulique est tenu à relever le défi d’approvisionner en eau potable, avant 2015, 50% de la population béninoise non encore desservie.
Pour ce faire, la stratégie de l’alimentation en eau potable en milieu rural repose sur les principes suivants: 1. la décentralisation du processus de décision à travers les communes qui planifient à partir de la demande des usagers; 2. la participation des usagers au financement, à la gestion, au renouvellement des équipements et au suivi des ouvrages; 3. la recherche de la réduction du prix de revient de l’eau par la prise en compte de propositions techniques à moindre coût et de gestion efficiente; 4. la promotion du secteur privé dans les activités de construction, d’exploitation, de suivi et d’intermédiation sociale avec un effort consenti pour appuyer la professionnalisation de tous les acteurs, notamment les acteurs locaux opérant dans le secteur; 5. le renforcement de la déconcentration technique et administrative de l’administration centrale dans son rôle de régulateur du secteur et l’établissement de relations fonctionnelles entre ses structures déconcentrées et les communes.
A ces principes s’ajoutent les thèmes transversaux qui, sans être des axes stratégiques du secteur de l’eau potable, n’en constituent pas moins des facteurs déterminants dans la réalisation des objectifs poursuivis. Il s’agit de: 1. la prise en compte de l’objectif social de l’eau potable en vue de la réduction de la pauvreté; 2. la systématisation de la communication pour un changement de comportement en matière d’hygiène et de lutte contre les IST/SIDA; 3. la systématisation des mesures de protection de la ressource en eau contre la pollution; 4. la prise en compte de l’aspect genre et développement.
Pour réaliser les travaux de construction, les rôles de contrôle et de maîtrise d’œuvre devront rester nettement séparés. Une approche progressive de transfert pour la maîtrise d’ouvrage communale est préconisée compte tenu de la structuration actuelle des communes. Les communes sont planificatrices et les SH ont la responsabilité de transférer les connaissances et de mettre en place les outils pour permettre aux communes d’exercer à terme une réelle maîtrise d’ouvrage. Cette approche progressive devrait permettre de relever le défi des objectifs de développement du Millénaire.
En tant que maître d’ouvrage, la commune finance la réalisation des infrastructures d’eau potable. Ce financement peut provenir principalement soit des ressources propres de la commune, des subventions de l’Etat, ou de l’appel à l’investissement privé. La commune peut également dans le cadre de la loi faire appel à des emprunts, aux institutions de développement local, à des mécanismes qui seront mis en place dans le cadre de la décentralisation (fonds de solidarité inter-communale), et bénéficier de dons de la coopération décentralisée ainsi que de dons et de legs d’autres provenances.
Le principe de « l’eau paie l’eau » est retenu par la stratégie nationale. Le principe de paiement de l’eau est maintenant bien établi en milieu rural au Bénin et est généralisé à l’ensemble des équipements de distribution d’eau potable. Le prix de l’eau doit permettre de couvrir toutes les charges récurrentes de production de l’eau, du service, du suivi, de la maintenance et du renouvellement du matériel d’exhaure.
Pour ce faire, la stratégie de l’alimentation en eau potable en milieu rural repose sur les principes suivants: 1. la décentralisation du processus de décision à travers les communes qui planifient à partir de la demande des usagers; 2. la participation des usagers au financement, à la gestion, au renouvellement des équipements et au suivi des ouvrages; 3. la recherche de la réduction du prix de revient de l’eau par la prise en compte de propositions techniques à moindre coût et de gestion efficiente; 4. la promotion du secteur privé dans les activités de construction, d’exploitation, de suivi et d’intermédiation sociale avec un effort consenti pour appuyer la professionnalisation de tous les acteurs, notamment les acteurs locaux opérant dans le secteur; 5. le renforcement de la déconcentration technique et administrative de l’administration centrale dans son rôle de régulateur du secteur et l’établissement de relations fonctionnelles entre ses structures déconcentrées et les communes.
A ces principes s’ajoutent les thèmes transversaux qui, sans être des axes stratégiques du secteur de l’eau potable, n’en constituent pas moins des facteurs déterminants dans la réalisation des objectifs poursuivis. Il s’agit de: 1. la prise en compte de l’objectif social de l’eau potable en vue de la réduction de la pauvreté; 2. la systématisation de la communication pour un changement de comportement en matière d’hygiène et de lutte contre les IST/SIDA; 3. la systématisation des mesures de protection de la ressource en eau contre la pollution; 4. la prise en compte de l’aspect genre et développement.
Pour réaliser les travaux de construction, les rôles de contrôle et de maîtrise d’œuvre devront rester nettement séparés. Une approche progressive de transfert pour la maîtrise d’ouvrage communale est préconisée compte tenu de la structuration actuelle des communes. Les communes sont planificatrices et les SH ont la responsabilité de transférer les connaissances et de mettre en place les outils pour permettre aux communes d’exercer à terme une réelle maîtrise d’ouvrage. Cette approche progressive devrait permettre de relever le défi des objectifs de développement du Millénaire.
En tant que maître d’ouvrage, la commune finance la réalisation des infrastructures d’eau potable. Ce financement peut provenir principalement soit des ressources propres de la commune, des subventions de l’Etat, ou de l’appel à l’investissement privé. La commune peut également dans le cadre de la loi faire appel à des emprunts, aux institutions de développement local, à des mécanismes qui seront mis en place dans le cadre de la décentralisation (fonds de solidarité inter-communale), et bénéficier de dons de la coopération décentralisée ainsi que de dons et de legs d’autres provenances.
Le principe de « l’eau paie l’eau » est retenu par la stratégie nationale. Le principe de paiement de l’eau est maintenant bien établi en milieu rural au Bénin et est généralisé à l’ensemble des équipements de distribution d’eau potable. Le prix de l’eau doit permettre de couvrir toutes les charges récurrentes de production de l’eau, du service, du suivi, de la maintenance et du renouvellement du matériel d’exhaure.
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Repealed
No
Source language
French
Legislation Amendment
No