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Stratégie nationale de santé 2018-2022

Country
Type of law
Policy
Source

Abstract
La présente Stratégie nationale de santé 2018-2022 est un document sectoriel de la France à portée nationale qui a pour objectif principal de répondre aux grands défis que rencontrent notre système de santé.
En ce qui concerne l'élimination de la faim, de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition, la Stratégie a pour but d’assurer l’appropriation par tous les groupes sociaux des bons repères alimentaires dès l’enfance en associant les parents ainsi que les professionnels de l’éducation nationale et de la petite enfance ; assurer l’accès à une alimentation saine, en quantité suffisante, produite dans des conditions durables, d’un prix abordable et de bonne qualité gustative et nutritionnelle ; favoriser le déploiement de l’étiquetage nutritionnel clair et simple sur les produits alimentaires (nutriscore) ; limiter l’influence de la publicité et du marketing alimentaire sur les enfants en les réglementant et encadrer la promotion des marques associées à des aliments peu favorables au plan nutritionnel ; rapprocher les politiques menées par les ministères chargés de l’agriculture et de la santé ; promouvoir une alimentation adéquate et une activité physique régulière et adaptée pour limiter les risques de dénutrition ; prévenir les troubles alimentaires (anorexie, boulimie), notamment chez les adolescents et les jeunes ; appliquer la réglementation en matière de limitation de la teneur en sucres ajoutés des denrées alimentaires de consommation courante ; réduire les expositions de la population à une alimentation en eau dont la qualité est inadéquate, notamment en renforçant la vigilance sur la présence de substances dites émergentes dans l’eau du robinet ; et maîtriser en permanence les risques sanitaires liés à la production et à la distribution d’eau.
La Stratégie prévoit des actions visant à rendre l'agriculture, les forêts et les pêches plus productives et plus durables. Les prévisions de la Stratégie concernent notamment réduire les expositions de la population aux pollutions atmosphériques, notamment en les prenant en compte dans les politiques énergétiques, d’aménagement du territoire et de renouvellement urbain, en favorisant la nature en ville, dont les bénéfices pour la santé sont multiples (santé mentale, lutte contre l’îlot de chaleur et la pollution, etc.) et en réduisant les émissions polluantes dans tous les secteurs d’activité (industrie, transport, résidentiel et agricole) ; réduire les expositions de la population aux substances suspectées d’avoir un effet nocif sur la santé humaine, notamment en trouvant des substituts, en organisant leur traçabilité, en incitant les entreprises à évaluer et maîtriser durablement le risque chimique pour leurs salariés, en promouvant une agriculture durable et sans intrants, et en portant une attention particulière à l’exposition des populations riveraines de zones d’épandage agricole, en particulier les femmes enceintes et les enfants ; réduire les expositions de la population au bruit, notamment dans les entreprises, dans les transports et dans les écoles, en le prenant en compte dans les politiques d’aménagement et de transports, en améliorant la qualité acoustique du bâti et en prévenant les mésusages de l’écoute de musique amplifiée ; et appuyer les décisions sur l’analyse critique des meilleures connaissances disponibles, notamment de celles issues des données concernant la santé des personnes et leur environnement, des évaluations des actions menées, des expertises indépendantes, des études d’impact en santé et de la recherche.
La Stratégie vise aussi à réduire la pauvreté rurale par réduire les inégalités sociales de santé par des stratégies ciblant les populations vulnérables (jeunes, femmes enceintes, travailleurs pauvres, personnes sans domicile, personnes incarcérées) ; et développer l’échange de données entre les régimes de sécurité sociale pour identifier les personnes âgées et handicapées les plus éloignées du système de soins.
En outre, la Stratégie vise à diminuer la consommation d’antibiotiques de 25 % d’ici 2020, notamment grâce à une campagne de sensibilisation à l’utilisation prudente et appropriée des antibiotiques ; améliorer la pertinence des prescriptions, notamment en augmentant la fréquence d’utilisation des tests de diagnostic permettant de différentier l’origine virale ou bactérienne des infections ; développer des tests de diagnostic pour mieux cibler les traitements et les résistances éventuelles en médecine humaine et animale ; développer de nouveaux antibiotiques ainsi que des alternatives, en médecine humaine et animale ; et favoriser la recherche concernant la résistance anti-microbienne et le développement de produits et de méthodes permettant de lutter contre l’antibiorésistance, notamment en adoptant de nouveaux modèles économiques.
Date of text
Entry into force notes
2018-2022
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No