Plan National de Gestion des Risques de Désastre 2019 - 2030.
Country
Type of law
Policy
Abstract
Le Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, adopté en mars 2015 par la Conférence mondiale des Nations unies sur la réduction des risques de catastrophe, a fixé de nouveaux objectifs et cibles en la matière. D’autres documents de référence sont venus cadrer la réduction des risques de catastrophe et la lutte contre les changements climatiques, notamment, l’Agenda 2030 du développement durable. C’est dans le sillage de ces nouvelles réalités que le Gouvernement haïtien a décidé de réviser le Plan national de gestion des risques et des désastres, en intégrant la problématique des changements climatiques et la sécurité humaine. Le Plan national de gestion des risques de désastre 2019 - 2030 est décliné en quatre axes stratégiques, qui s’alignent sur le Cadre de Sendai dont les priorités d’action sont : (i) l’amélioration de la connaissance des risques de catastrophe, (ii) le renforcement de la gouvernance des risques de catastrophe, (iii) le développement et l’utilisation de mécanismes financiers pour la construction de la résilience des communautés, des structures publiques et privées et (iv) l’amélioration de la préparation pour une réponse efficace et un relèvement rapide après un désastre.
Ces axes ciblent dix résultats et envisagent 62 activités. Ces derniers seront par la suite rendus opérationnels à travers un plan de mise en œuvre global et des plans sectoriels destinés aux secteurs public et privé, conformément à des responsabilités et des mécanismes de redevabilité, qu’il faudra clairement identifier et partager. À cet égard, dans l'axe stratégique 2, le plan vise, notamment, à: garantir la sécurité alimentaire de la population tout en développant la production nationale; prendre en compte la dimension thématique de la GRD et de la sécurité humaine dans les études d’impact environnemental; et réviser et mettre en oeuvre la politique nationale en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisme et de l’habitat.
En outre, pour améliorer la connaissance des risques de catastrophe dans toutes leurs dimensions au niveau central, départemental, communal et local, le plan envisage dans l'axe 1 les actions suivantes: réaliser des études complémentaires de vulnérabilité des écosystèmes côtiers et marins, des établissements humains et des enjeux importants au phénomène de l’érosion, en relation avec le secteur privé des affaires et le secteur touristique; instituer l’évaluation systématique et périodique de la vulnérabilité aux catastrophes à l’intérieur de chaque secteur, y compris les secteurs productifs (agriculture, commerce et industrie, tourisme); et rechercher les liens avec les institutions spécialisées de la région dans le domaine de la surveillance et de la gestion des risques.
Le Plan met l’accent sur la sensibilité au genre, l’inclusion des personnes vivant avec une déficience et l’accès universel durant les phases d’intervention et de reconstruction. La protection des investissements, le transfert des risques, la gouvernance publique et communautaire des risques de catastrophe, l’organisation du volontariat et l’obligation de redevabilité en font aussi partie intégrante. À cet égard, le document propose quelques actions pour développer et utiliser des mécanismes financiers durables et innovants afin d’accroître la résilience des communautés et des institutions et réduire les facteurs de risques de catastrophe dans l'axe 3. Notamment, il propose: mettre en place un fonds commun national en GRD qui sera alimenté par les ressources financières internes nationales et un fonds commun des donateurs (FCD) et en définir les modalités de gestion; intégrer les indicateurs GRD dans le système de suivi des investissements publics et de l’aide externe; renforcer le mécanisme de solidarité nationale en faveur de la GRD en mobilisant en priorité les Haïtiennes et les Haïtiens de la diaspora; et définir et mettre en place un système national inclusif d’assurance et de réassurance des risques de désastre.
Enfin, l'axe stratégique 4 est ciblé à assurer efficacement la préparation, la réponse et le relèvement rapide post désastre à travers le renforcement des capacités techniques, matérielles et financières des institutions nationales, départementales, communales et locales en charge de la gestion des désastres. Entre autres actions, il propose: assurer la cohérence, l’harmonisation, le test et la mise à jour réguliers de tous les instruments et outils de planification de réponse à tous les niveaux ; accroître le mécanisme interinstitutionnel de communication d’urgence existant; et impliquer les populations dans les processus de planification et de mise en oeuvre de la réponse aux urgences et assurer une représentation du quota d’au moins de 30 % de femmes à toutes les instances de décision.
Ces axes ciblent dix résultats et envisagent 62 activités. Ces derniers seront par la suite rendus opérationnels à travers un plan de mise en œuvre global et des plans sectoriels destinés aux secteurs public et privé, conformément à des responsabilités et des mécanismes de redevabilité, qu’il faudra clairement identifier et partager. À cet égard, dans l'axe stratégique 2, le plan vise, notamment, à: garantir la sécurité alimentaire de la population tout en développant la production nationale; prendre en compte la dimension thématique de la GRD et de la sécurité humaine dans les études d’impact environnemental; et réviser et mettre en oeuvre la politique nationale en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisme et de l’habitat.
En outre, pour améliorer la connaissance des risques de catastrophe dans toutes leurs dimensions au niveau central, départemental, communal et local, le plan envisage dans l'axe 1 les actions suivantes: réaliser des études complémentaires de vulnérabilité des écosystèmes côtiers et marins, des établissements humains et des enjeux importants au phénomène de l’érosion, en relation avec le secteur privé des affaires et le secteur touristique; instituer l’évaluation systématique et périodique de la vulnérabilité aux catastrophes à l’intérieur de chaque secteur, y compris les secteurs productifs (agriculture, commerce et industrie, tourisme); et rechercher les liens avec les institutions spécialisées de la région dans le domaine de la surveillance et de la gestion des risques.
Le Plan met l’accent sur la sensibilité au genre, l’inclusion des personnes vivant avec une déficience et l’accès universel durant les phases d’intervention et de reconstruction. La protection des investissements, le transfert des risques, la gouvernance publique et communautaire des risques de catastrophe, l’organisation du volontariat et l’obligation de redevabilité en font aussi partie intégrante. À cet égard, le document propose quelques actions pour développer et utiliser des mécanismes financiers durables et innovants afin d’accroître la résilience des communautés et des institutions et réduire les facteurs de risques de catastrophe dans l'axe 3. Notamment, il propose: mettre en place un fonds commun national en GRD qui sera alimenté par les ressources financières internes nationales et un fonds commun des donateurs (FCD) et en définir les modalités de gestion; intégrer les indicateurs GRD dans le système de suivi des investissements publics et de l’aide externe; renforcer le mécanisme de solidarité nationale en faveur de la GRD en mobilisant en priorité les Haïtiennes et les Haïtiens de la diaspora; et définir et mettre en place un système national inclusif d’assurance et de réassurance des risques de désastre.
Enfin, l'axe stratégique 4 est ciblé à assurer efficacement la préparation, la réponse et le relèvement rapide post désastre à travers le renforcement des capacités techniques, matérielles et financières des institutions nationales, départementales, communales et locales en charge de la gestion des désastres. Entre autres actions, il propose: assurer la cohérence, l’harmonisation, le test et la mise à jour réguliers de tous les instruments et outils de planification de réponse à tous les niveaux ; accroître le mécanisme interinstitutionnel de communication d’urgence existant; et impliquer les populations dans les processus de planification et de mise en oeuvre de la réponse aux urgences et assurer une représentation du quota d’au moins de 30 % de femmes à toutes les instances de décision.
Attached files
Web site
Date of text
Entry into force notes
2019-2030
Repealed
No
Publication reference
Système National de Gestion des Risques de Désastre, Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales.
Source language
French
Legislation Amendment
No