This content is exclusively provided by FAO / FAOLEX

Plan National d’Investissement Agricole en Haiti

Country
Type of law
Policy
Source

Abstract
C’est dans un cadre de faire face aux problèmes réels créés par la catastrophe du 12 janvier 2010 sur le secteur agricole que le Plan National d’Investissement Agricole a été élaboré. Il s’agit d’un programme sectoriel à moyen et long terme d’une portée nationale. L’objectif principale du Plan est de relancer, moderniser, et redynamiser le secteur agricole qui est essentiel à l’économie et l’équilibre social de Haiti.
Les composantes du Plan d’investissement se déclinent selon les trois axes d’intervention suivants: (i) le développement des infrastructures rurales (aménagement des bassins versants et de la forestérie et de l’irrigation), (ii) la production et le développement des filières (élevage, aquaculture et pêche, filières végétales par accès aux intrants, les outils agricoles et le crédit rural, la gestion après la récolte et la commercialisation des produits agricoles urbains et péri-urbains, la production locale et les opérations humanitaires), (iii) les services agricoles et l’appui institutionnel (la vulgarisation par les « Champs écoles », l’accès à la terre et la sécurité de la tenure, l’appui institutionnel aux services publics agricoles (Recherche, Formation, Protection zoo et phytosanitaire, Renforcement institutionnel).
Dans le cadre de la securité alimentaire et nutritionnelle, le Plan envisage d’augmenter la production locale de denrées alimentaires de base en vue d’assurer la sécurité alimentaire des populations; d’accroître les revenus des exploitants agricoles,d’améliorer l’état de santé et de nutrition de la population haïtienne, particulièrement les groupes vulnérables. Enfin le plan privilégie les cultures vivrières car ils jouent un rôle extrêmement important dans la sécurité alimentaire des familles y compris la possibilité de substitution aux importations alimentaires.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, le Plan prévoit de renforcer la production et la productivité agricole et de préserver les ressources naturelles, d’accroître les activités dans le domaine du développement agropastoral tout en préservant les ressources naturelles car l’amélioration de la productivité est liée au maintien du potentiel productif.
Le Plan focalise aussi ses interventions à la lutte contre la pauvreté en créant un nombre d’emplois rémunérés en milieu rural qui permettront l’intensification de la production agricole sur les fermes mais aussi généreront une économie rurale plus dynamique et moins susceptible de souffrir de la pauvreté. Le Plan envisage également d’accroître les rentrées de devises dans le pays ainsi que l'accroissement des revenus des exploitants agricoles mais aussi le renforcement des capacités des pouvoirs locaux et des producteurs, ainsi que leur responsabilisation dans le domaine de la gestion des ressources. Par ailleurs, il est prévu de mettre en œuvre un programme de renforcement de la formation des agriculteurs et des jeunes à travers la mise en place de l’approche Champs Ecole Paysan (CEP) et des écoles pratiques d’agriculture et de vie.
Pour améliorer les systèmes agricoles et alimentaires et les rendre plus inclusifs et efficaces, le Plan envisage de renforcer le réseau national de centre communautaire de commercialisation d’intrants agricole incluant le secteur privé et les institutions de l’Etat qui sont autogérés et destinés à offrir un service de proximité aux petits agriculteurs. Le Plan prévoit également l’amélioration de la capacité d’accès des petits agriculteurs à des outils et équipement de base à travers le développement d’un service d’appui à la production, réparation et commercialisation d’outils agricoles à travers l’établissement d’un réseau national de forgerons communautaire. Enfin, il prévoit une nouvelle stratégie de commercialisation incluant: la promotion d’un mécanisme incitatif de la consommation des produits locaux; l’intégration des marchés agricoles et alimentaires haïtiens et dominicains mais aussi la promotion de filières d’exportation.
Pour améliorer la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, une sécurisation des activités économiques en milieu rural face aux risques de catastrophes naturelles est envisagée. Le Plan prévoit également des actions qui contribueront à une diminution de la pression sur les zones montagneuses environnantes à la faveur d’une intensification des cultures dans la plaine, en mettant au point des itinéraires techniques dans lesquels l’utilisation de l’eau d’irrigation est optimisée, le projet permettra une réduction considérablement des risques d’inondation des parcelles.
Dans le cadre de la gouvernance, plusieurs acteurs interviendront dans la mise en œuvre du Plan d’Investissement Agricole notamment, l’Etat, le secteur privé et l’associatif qui regroupe producteurs et organisations paysannes, organisations non-gouvernementales, les institutions financières et les collectivités locales. Les membres du secteur privé et des associations sont les principaux acteurs dans la mise en œuvre du plan d’investissement agricole. Un partenariat public-privé sera établi pour mieux assurer le lien entre la production et le marché et permettre les échanges d’information sur son développement.
Date of text
Repealed
No
Publication reference
Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural.
Source language

French

Legislation Amendment
No