Politique et stratégie nationales d’alimentation scolaire (PSNAS)
Country
Type of law
Policy
Abstract
La présente politique est une nouvelle approche qu’a adoptée le PAM en matière d’alimentation, santé et du développement de l’économie locale. Cette orientation a trouvé le consensus de toutes les parties prenantes des secteurs qui a permis de renforcer l’éducation nutritionnelle à l’école, de consolider et de stimuler l'adoption volontaire de bonnes pratiques alimentaires et sanitaires. Ceci vise à un mode de vie sain des élèves. Le but de cette réalisation est de fournir une alimentation complémentaire saine et équilibrée dans les écoles, préparée avec des produits exclusivement locaux, afin que la faim des enfants scolarisés, particulièrement ceux issus des ménages les plus défavorisés, ne constitue plus une barrière à l’éducation. L’alimentation scolaire est une condition sine qua none de la mise en œuvre d’interventions permettant de déverrouiller le potentiel entre deux secteurs prioritaires particulièrement importants pour le Gouvernement Haïtien le développement social et l’économique de la Nation, soit l’Éducation et l’Agriculture. Un groupe de travail a été constitué le 2 juin 2015 réunissant les ministères et services du gouvernement concernés, les partenaires techniques et financiers, les ONG, les associations de professionnelles agricoles (OPA), la société civile ainsi que le secteur privé pour fournir ce document et élaborer cette politique.
La politique de l’alimentation scolaire se réfère à la vision d’une alimentation scolaire universelle à l’horizon 2030 et est orientée autour de 3 grands axes d’interventions stratégiques : •La prestation de services alimentaires de qualité dans les écoles (snack et repas chaud) avec la participation du secteur privé et associatif. S’assurer que tous les enfants scolarisés jouissent d’une bonne santé nutritionnelle nécessaire à l’apprentissage. Cette politique de l’alimentation scolaire prône la vision d’une nutrition saine et continue en résiliant divers éléments convergeant vers une approche adéquate et contribuante à l’intérêt communautaires et en utilisant les sources d’énergie dans le respect de l’environnement. • Le soutien à l’économie locale et la production d’aliments locaux en exigeant que ces derniers entrent de façon quasi-exclusive dans le panier des aliments fournis dans les écoles. Cet appui local se traduit par l’achat des produits locaux et fait appel aux services agricoles et d’agro-business du MARNDR, du MCI et des partenaires techniques ainsi que l’engagement du secteur privé et associatif afin améliorer les compétences des petits agriculteurs pour stimuler la production des produits locaux agricoles. • Le développement des capacités nationales nécessitant spécifiquement un renforcement institutionnel du Programme National de Cantine Scolaire (PNCS) autour de son rôle principal de la définition des normes, de coordination et de gestion des contrats d’opérateurs ainsi que l’engagement des collectivités territoriales et des communautés dans des modalités de mise en œuvre décentralisées. Tous ces éléments moteurs contribuent de façon significative à la voie précitée pour le développement effectif de cette vision.
La mise en application de la PSNAS nécessite de procéder à des choix fonctionnels et opérationnels. Ces décisions regroupent un certain nombre de principes directeurs visant à préserver l’esprit de la présente politique dans les actions sur le terrain. Ces principes se dispersent vers plusieurs aspects : le droit d’avoir une alimentation scolaire universelle, l’éducation et une sécurité sociale aux enfants de façon équitable et que cet engagement politique participe au développement socioéconomique communautaire. Cette approche s’engage dans le processus de décentralisation et dans un esprit de collaboration entre entités de l’État. L’engagement des Collectivités et de la société civile est la condition centrale du succès des actions et tout cela dans le respect de l’environnement et alignées sur les politiques nationales du secteur. Des mesures nécessaires sont prises pour éviter ou réduire les éventuels risques environnementaux (déforestation, pollution de l’air, etc.). Ce plan fait un arrêt sur image de la situation socioéconomique du pays, en fournissant des données et des indicateurs de ces secteurs qui entrent dans le cadre du développement de cette approche et reporte l’historique que Haïti a dû traverser pour arriver à cette conjecture (alimentation scolaire, éducation, agriculture). Ce contexte a amené à la création du programme national des cantines scolaires (PNCS), dont l’objectif initial du PNCS est de contribuer à la structuration des actions d’appui aux cantines scolaires en une intervention durable de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnel des enfants en âge scolaire. Les financements prévus pour ce projet étaient les ressources du trésor public, les fonds de contrepartie de la monétisation de l’aide (PL-480) et les financements des bailleurs de fonds.
Pour concrétiser cette prospective, une mise en œuvre d’une orientation stratégique graduelle s’effectue en 3 phases: 1. Phase I Mise en place et démarrage (1-5 ans) : elle est marquée par la réforme du PNCS et la mise en place de partenariats décentralisés avec les Collectivités territoriales et les communautés. Toutes les modalités d’achats locaux sont renforcées afin d’augmenter la proportion de produits locaux dans le panier alimentaire. 2. Phase II Mise à l’échelle (5-10 ans) : pointe sur le renforcement des partenariats décentralisés. Une coordination opérationnelle de l’alimentation scolaire est mise en place avec les services agricoles et agro-business disponibles. Les produits locaux constituent la majorité des denrées du panier alimentaire pour les écoles. 3. Phase III Consolidation (10-15 ans) : La consolidation des deux premières étapes se traduit en actions pour l’aboutissement de la mise à l’échelle. Les modalités de mise en œuvre de l’alimentation scolaire sont harmonisées. Cette politique présente une ligne directive mise en place par une volonté gouvernementale avec un support international afin de faire face à une situation engendrée par divers bouleversements politiques et sociaux. Ces événements ont produit l’instabilité de la production agricole qui est la base de l’insécurité alimentaire. Cet effort politique est une mission qui entreprend des mesures avec des outils appropriés pour le développement social économique et activer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces.
Les annexes sont : Annexe I/ Diagramme conceptuel de la politique d’alimentation scolaire. ANNEXE II/Résumé du diagnostic saber-alimention saber – alimentation scolaire en Haïti ANNEXE III/Logique de changement du programme d’alimentation scolaire en Haïti. (adapté de WFP, 2013) ANNEXE IV/Matrice de comparaison des avantages des différents modèles de l’alimentation scolaire. ANNEXE V /Principe ajustements des modèles et modalités de mise en œuvre à tester et évaluer. ANNEXE VI /Bilan juillet 2011/juin 2012. ANNEXE VII/Estimation de la proportion de la production nationale nécessaire pour approvisionner une alimentation scolaire basée exclusivement sur des produits locaux. ANNEXE VIII/ Mouvement des prix du riz, du maïs et du pois noir dans l’artibonite à Port-au-Prince. ANNEXE IX /Valeur nutritionnelle des produits vivriers locaux. ANNEXE X/Projet d’arrêté portant création de la commission nationale d’alimentation scolaire (CNAS).
La politique de l’alimentation scolaire se réfère à la vision d’une alimentation scolaire universelle à l’horizon 2030 et est orientée autour de 3 grands axes d’interventions stratégiques : •La prestation de services alimentaires de qualité dans les écoles (snack et repas chaud) avec la participation du secteur privé et associatif. S’assurer que tous les enfants scolarisés jouissent d’une bonne santé nutritionnelle nécessaire à l’apprentissage. Cette politique de l’alimentation scolaire prône la vision d’une nutrition saine et continue en résiliant divers éléments convergeant vers une approche adéquate et contribuante à l’intérêt communautaires et en utilisant les sources d’énergie dans le respect de l’environnement. • Le soutien à l’économie locale et la production d’aliments locaux en exigeant que ces derniers entrent de façon quasi-exclusive dans le panier des aliments fournis dans les écoles. Cet appui local se traduit par l’achat des produits locaux et fait appel aux services agricoles et d’agro-business du MARNDR, du MCI et des partenaires techniques ainsi que l’engagement du secteur privé et associatif afin améliorer les compétences des petits agriculteurs pour stimuler la production des produits locaux agricoles. • Le développement des capacités nationales nécessitant spécifiquement un renforcement institutionnel du Programme National de Cantine Scolaire (PNCS) autour de son rôle principal de la définition des normes, de coordination et de gestion des contrats d’opérateurs ainsi que l’engagement des collectivités territoriales et des communautés dans des modalités de mise en œuvre décentralisées. Tous ces éléments moteurs contribuent de façon significative à la voie précitée pour le développement effectif de cette vision.
La mise en application de la PSNAS nécessite de procéder à des choix fonctionnels et opérationnels. Ces décisions regroupent un certain nombre de principes directeurs visant à préserver l’esprit de la présente politique dans les actions sur le terrain. Ces principes se dispersent vers plusieurs aspects : le droit d’avoir une alimentation scolaire universelle, l’éducation et une sécurité sociale aux enfants de façon équitable et que cet engagement politique participe au développement socioéconomique communautaire. Cette approche s’engage dans le processus de décentralisation et dans un esprit de collaboration entre entités de l’État. L’engagement des Collectivités et de la société civile est la condition centrale du succès des actions et tout cela dans le respect de l’environnement et alignées sur les politiques nationales du secteur. Des mesures nécessaires sont prises pour éviter ou réduire les éventuels risques environnementaux (déforestation, pollution de l’air, etc.). Ce plan fait un arrêt sur image de la situation socioéconomique du pays, en fournissant des données et des indicateurs de ces secteurs qui entrent dans le cadre du développement de cette approche et reporte l’historique que Haïti a dû traverser pour arriver à cette conjecture (alimentation scolaire, éducation, agriculture). Ce contexte a amené à la création du programme national des cantines scolaires (PNCS), dont l’objectif initial du PNCS est de contribuer à la structuration des actions d’appui aux cantines scolaires en une intervention durable de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnel des enfants en âge scolaire. Les financements prévus pour ce projet étaient les ressources du trésor public, les fonds de contrepartie de la monétisation de l’aide (PL-480) et les financements des bailleurs de fonds.
Pour concrétiser cette prospective, une mise en œuvre d’une orientation stratégique graduelle s’effectue en 3 phases: 1. Phase I Mise en place et démarrage (1-5 ans) : elle est marquée par la réforme du PNCS et la mise en place de partenariats décentralisés avec les Collectivités territoriales et les communautés. Toutes les modalités d’achats locaux sont renforcées afin d’augmenter la proportion de produits locaux dans le panier alimentaire. 2. Phase II Mise à l’échelle (5-10 ans) : pointe sur le renforcement des partenariats décentralisés. Une coordination opérationnelle de l’alimentation scolaire est mise en place avec les services agricoles et agro-business disponibles. Les produits locaux constituent la majorité des denrées du panier alimentaire pour les écoles. 3. Phase III Consolidation (10-15 ans) : La consolidation des deux premières étapes se traduit en actions pour l’aboutissement de la mise à l’échelle. Les modalités de mise en œuvre de l’alimentation scolaire sont harmonisées. Cette politique présente une ligne directive mise en place par une volonté gouvernementale avec un support international afin de faire face à une situation engendrée par divers bouleversements politiques et sociaux. Ces événements ont produit l’instabilité de la production agricole qui est la base de l’insécurité alimentaire. Cet effort politique est une mission qui entreprend des mesures avec des outils appropriés pour le développement social économique et activer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces.
Les annexes sont : Annexe I/ Diagramme conceptuel de la politique d’alimentation scolaire. ANNEXE II/Résumé du diagnostic saber-alimention saber – alimentation scolaire en Haïti ANNEXE III/Logique de changement du programme d’alimentation scolaire en Haïti. (adapté de WFP, 2013) ANNEXE IV/Matrice de comparaison des avantages des différents modèles de l’alimentation scolaire. ANNEXE V /Principe ajustements des modèles et modalités de mise en œuvre à tester et évaluer. ANNEXE VI /Bilan juillet 2011/juin 2012. ANNEXE VII/Estimation de la proportion de la production nationale nécessaire pour approvisionner une alimentation scolaire basée exclusivement sur des produits locaux. ANNEXE VIII/ Mouvement des prix du riz, du maïs et du pois noir dans l’artibonite à Port-au-Prince. ANNEXE IX /Valeur nutritionnelle des produits vivriers locaux. ANNEXE X/Projet d’arrêté portant création de la commission nationale d’alimentation scolaire (CNAS).
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Date of text
Repealed
No
Source language
French
Legislation Amendment
No