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Plan climat national à l’horizon 2030

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Le présent plan encadre le développement d’une politique climatique à moyen et long terme permettant de répondre de manière proactive et ambitieuse aux défis que pose le changement climatique dans le contexte Marocain. Cet engagement met en œuvre des actions d’adaptation et d’atténuation vers un nouveau modèle de développement plus respectueux de ses ressources à la fois humaines et naturelles.Ce plan a les objectifs stratégiques suivants : Atteindre 52 % de la puissance électrique installée à partir de sources renouvelables à l’horizon 2030 ; réduire la consommation d’énergie de 15 % à l’horizon 2030 ; réduire de façon importante les subventions publiques aux combustibles fossiles; augmenter le volume de mobilisation des ressources en eau ; soutenir le taux de reboisement et de reforestation; optimiser les techniques d’irrigation ; augmenter le taux de valorisation des déchets solides et liquides ; renforcer les programmes de renouvellement des véhicules ; Assurer l’installation des équipements économes et performants au niveau des bâtiments ; veiller à la mise en place et à l’efficacité du programme national de biosurveillance. Ce plan se projette sur 5 piliers stratégiques qui renforcent la politique climatique pour garantir la réalisation de la vision nationale dans le respecte et le suivi des engagements internationaux et met en place des mesures et projets d’adaptation des écosystèmes et cela en coordonnant également les différentes initiatives sectorielles en la matière. Ces 5 piliers stratégiques sont : 1. asseoir une gouvernance climatique renforcée ; 2. renforcer la résilience face aux risques climatiques ; 3. accélérer la transition vers une économie sobre en carbone ; 4. inscrire les territoires dans la dynamique climat ; 5. renforcer les capacités humaines, technologiques et financières. Chaque pilier se compose de chantiers et de mesures misent en œuvre pour l’exécution de ce plan, au total, soit 22 chantiers et 68 mesures.
Le premier pilier se compose de trois chantiers stratégiques qui se subdivisent en : Ce premier chantier prône le renforcement de la gouvernance qui a pour objectif de lutter contre le changement climatique et qui sera matérialisé par la création d’une commission nationale présidée par l’autorité gouvernementale chargée du développement durable. Elle se composera des représentants des administrations publiques, du secteur privé, du secteur associatif et des universités, et son rôle est la planification et la coordination stratégique. Ce deuxième chantier veut encadrer cette gouvernance par la mise en œuvre d’un dispositif réglementaire complet et devrait renforcer la protection de la biodiversité par l’élaboration des textes réglementaires nécessaires pour réussir à renforcer les moyens de contrôle des activités entrant dans ce cadre.Le troisième chantier veut promouvoir la vision nationale sur la scène internationale en prenant compte des accords commerciaux internationaux entrant dans ce cadre. Le deuxième pilier se compose de six chantiers et se subdivise en plusieurs mesures : Le premier chantier veut réduire la vulnérabilité de la ressource en eau dans les milieux naturels et les zones fragiles et de trouver une gestion plus adaptée afin de faire face aux effets de la sècheresse et ceci sera traduit par le développement des bassins-versants, qui permettent de canaliser l’eau, sans détruire ni déstabiliser les écosystèmes. Le deuxième chantier énonce les actions à entreprendre pour faire face aux effets directs et indirects du changement climatique qui impactent sévèrement le secteur agricole, par la dégradation des ressources naturelles vitales à l’agriculture, notamment l’eau, les sols et l’agro-biodiversité. Le troisième chantier veut développer le secteur de la pêche et de l’aquaculture durable en entreprenant une politique de pêche responsable pour protéger ses ressources halieutiques.
Le quatrième chantier a pour objet d’élaborer des mesures d’atténuation ou d’adaptation pour réduire les problèmes de santé engendrés par le changement climatique. Ces problèmes peuvent se traduire par des maladies infectieuses et diarrhéiques, allergiques, respiratoires, maladies à transmission vectorielle et des malnutritions. Ce cinquième chantier a pour but d’éviter toutes les conséquences sur le plan socio-économique et les pertes des services écosystémiques afin de préserver les écosystèmes fragiles en apportant une politique de conservation et de réhabilitation de la biodiversité et la gestion durable des écosystèmes naturels. Ce sixième chantier porte sur des actions d’adaptation pertinentes pour améliorer la résistance et la résilience des infrastructures, existantes et futures qui soutiennent le développement économique et assurent le bien-être de citoyens qui sont relatives aux stratégies pour la réduction des problématiques du changement climatique, globales et territoriales. Le troisième pilier a pour objectif d’accélérer la transition vers une économie sobre en carbone et cela en atténuation les effets du changement climatique relatives aux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre. Ce pilier renforce également le rôle des forêts en matière de stockage de carbone. Ce pilier englobe des actions axées sur la diversification de son mix énergétique, la maîtrise de la demande d’énergie et sur le développement des énergies renouvelables (solaires et éoliennes : en analysant 51 projets, 6 projets inconditionnels et 4 projets conditionnels pour d’atténuation des émissions de GES) et ce pilier se compose de sept chantiers qui sont : Le premier chantier porte sur toutes les actions relatives à la production des énergies renouvelables afin atteindre 42 % de la puissance électrique installée à horizon 2020 et %52 à l’horizon 2030 (SNDD et CDN). Le deuxième chantier pointe sur la mise en place des mécanismes innovants, des plans et des programmes pour développer des bâtiments performants qui entrent dans le cadre d’engament de la réduction des émissions de GES.
Le troisième chantier englobe plusieurs actions entrant dans divers secteurs territoriaux pour trouver les mesures et la gestion efficace en la matière. En partant de l’industrie, le secteur agricole, la gestion des déchets et le développement une filière bois-énergie durable pour limiter les effets négatifs et atténuer les effets du changement climatique. Le quatrième chantier pointe sur l’accélération Industrielle afin d’atténuation les effets du changement climatique en entreprenant le développement énergétique dans les filières industrielles et assurer la transition énergétique du secteur industriel. Le quatrième pilier demande une action commune et responsable à tous les niveaux de gouvernance en incitant toutes les collectivités territoriales à s’inscrire dans une démarche permettant d’atteindre les objectifs nationaux en la matière et cela se traduit par la mise en place d’un chantier en assurant le développement sobre et résilient des territoires. Le Cinquième et dernier pilier veut renforcer les capacités humaines, technologiques et financières en mettant en place des actions afin de réussir à changer les comportements et les mentalités, à modifier les pratiques et les organisations de la société marocaine. Ce pilier se compose de cinq chantiers qui sont : Le premier chantier vise à sensibiliser et à mobiliser l’éducation au changement climatique par les voies de communication (compagne de publicité, plans de sensibilisation…etc). Le deuxième chantier porte sur le développement des actions de formations pour les ressources humaines qualifiées afin de renforcer les capacités des décideurs nationaux, pour réussir le défi climatique. Le troisième chantier encourage le volet recherche et développement technologiques par la mise en place des dispositifs de la coopération scientifique.
Le quatrième chantier porte sur le financement public et la mise à disposition des budgets associés à la politique climatique nationale. Le cinquième chantier veut renforcer la connaissance, l’observation, la prévention et la gestion des risques climatiques par l’amélioration de ses connaissances à travers l’observation spatiale de manière régulière et fiable. Les perspectives de mise en œuvre de ce plan sont le développement des efforts et des contributions de tous pour mettre en place de nouveaux cadres de coordination et de coopération afin d’assurer l’atteinte des objectifs en suivant une trajectoire progressive qui permet une mise en œuvre effective et réelle des chantiers identifiés.
Date of text
Entry into force notes
à l'horizon 2030
Repealed
No
Publication reference
Secrétariat d’Etat auprès du Ministre de l’Energie, des Mines et du Développement Durable, chargé du Développement Durable.
Source language

French

Legislation Amendment
No