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Plan d’Investissement d’une Agriculture Intelligente face au Climat au Mali.

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Abstract
Les effets du changement climatique sont devenus de plus en plus évidents au Mali au cours des trente dernières années. La persistance de conditions climatiques défavorables et l’exploitation agricole inadaptée ont amené une forte dégradation des ressources naturelles. A ce titre, le Mali a entrepris un engagement dans ce sens en signant l’Accord de Paris de la CCNUCC et a soumis ses Contributions Déterminées Nationales (CDN) afin déclencher des mesures à la fois sur l’adaptation au changement climatique et sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le Mali a élaboré avec le soutien de l'Initiative AAA, de la Banque mondiale et l'assistance technique du Centre international d'agriculture tropicale, du Centre mondial d'agroforesterie et du Programme de recherche sur l'agriculture du CGIAR un plan d'investissement pour l'agriculture intelligente face au climat (ASC). Il identifie des interventions spécifiques qui définissent des actions sur le terrain conformément à la CDN et à la stratégie agricole nationale du Mali, qui peuvent être financées par des partenaires des secteurs public et privé. L’objectif de cette intervention est d’augmenter la productivité agricole pour aider les agriculteurs, les éleveurs et les pêcheurs à s'adapter et à renforcer la résilience aux risques climatiques et à réduire les émissions de gaz à effet.de serre. Cet engagement entre les parties prenantes, les contributions d'experts et les preuves scientifiques stimulera la croissance économique par le développement à grande échelle et nationale. Il constituera un facteur catalytique pour la transformation du marché afin de faire face au changement climatique. Ce plan n'est pas destiné à être exhaustif, mais peut inclure des projets supplémentaires lorsque davantage de fonds seront disponibles. Le plan présente une analyse de la situation des politiques, plans et programmes nationaux du Mali par rapport aux principaux risques climatiques. Des concepts de projet conçus sont développés pour chacun de ces investissements clés, y compris les principaux objectifs du projet, les composantes et les modalités de mise en œuvre. Enfin, un cadre général pour l'élaboration d’une ligne de suivi et d'évaluation (S&E) pour le plan d'investissement du CSA (CSAIP) est fourni, montrant comment les résultats du CSA sont liés à d'autres cadres de S&E et à d'autres activités de suivi pour les priorités de développement au niveau national. Le contexte donne de l'importance à ces projets, et détaille comment ils peuvent être économiquement bénéfiques tout en assurant la sécurité alimentaire de la population malienne.
Le plan de cette politique s’organise en quatre chapitres. : Le chapitre 1 précise la raison qui a amené le Mali à choisir cette politique d’agriculture intelligente pour faire face au changement climatique. Cette vocation entreprise pour le futur est un ensemble d’investissements économiques qui contribuent au changement climatique dans le but d’accroître la productivité et la durabilité de l’agriculture, tout en offrant des avantages climatiques directs pour l’agriculture et cela en résiliant le concept de triple-gain : durabilité, résilience et réductions des émissions. Ce volet décrit le schéma du cadre de la planification à entreprendre afin d’accomplir ces engagements et renforcer ces capacités ainsi que le portefeuille d’investissements destinés à aider le secteur rural, la prise en charge de l’atténuation en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en augmentant le stockage du carbone dans les terres agricoles. On trouve dans le deuxième chapitre l’analyse de la situation des moyens de substances, de l’agriculture et du changement climatique. Cette partie indique en bref la situation du secteur rural et agricole qui possède un contexte très contrasté. La position géographique du Mali est marquée par un climat très variable entre des températures très élevées et par l’alternance d’une saison humide pluvieuse et d’une saison sèche et plus longue. A ce titre, le secteur de l’agriculture est très affecté par des pertes et par la limitation de la production. Pour cela, l’argument changement climatique dans le secteur de l’agriculture est développé avec l’appui d’études faites à ce sujet ainsi que son impact qui affecte de façon négative les productions et les rendements. La modélisation montre que le paysage économique en mutation induit par le changement climatique pourrait exacerber les dommages biophysiques causés aux cultures commerciales et de sécurité alimentaire essentielles en créant des dépendances importantes. Par ailleurs, la productivité du bétail fait également preuve de résilience au changement climatique. Des stratégies efficaces peuvent exploiter la résilience pour remédier au déficit. L’adaptation face au changement climatique, conjuguée à un développement économique fort, devrait favoriser à la fois la sécurité alimentaire et un développement économique fondé sur l’agriculture pour le Mali.
Ce plan apporte des interventions prioritaires pour l’agriculture intelligente face au climat dans le Mali et cela par l’élaboration d’un processus de plan d’investissement (PIAIC) et qui s’appuie sur ces initiatives et priorités et sur le travail de diverses institutions locales, y compris les partenaires du CCAFS. Le plan a pour objectif de fournir une base technologique fondamentale au système agricole avec une surveillance en temps réel des conditions météorologiques, des informations améliorées sur les sols, un service de vulgarisation écologique, la restauration des terres dégradées et la promotion d’un éventail de chaînes de valeurs clés intelligentes face au climat. Cet apport se fera à travers le développement du processus d’investissement du portefeuille AIC et a fait objet d’un examen technique par des spécialistes de l’AIC de documents nationaux maliens (politiques, stratégies, plans) puis la définition d’une liste restreinte de 12 investissements proposés, puis en sélectionnant quatre pour une évaluation économique plus détaillée. Ces initiatives sont fondamentales pour comprendre et surveiller le secteur agricole en soutenant des programmes de télédétection, d’informations agroclimatiques et de surveillance de la fertilité des sols. Par ailleurs, le plan indique qu’il y a huit investissements dans les cultures et l’élevage intelligent face au climat ont été identifiés pour soutenir l’adaptation des systèmes de production agricole (Sécurité alimentaire et résilience au changement climatique grâce au développement du secteur des produits agroforestiers non ligneux/floodplain/intégration des cultures et de l’élevage/ intégration des légumineuses mil-sorgho/ Restauration/ système d’intensification du riz/blé).
Dans le chapitre 4 : Les concepts et les programmes sont conduits par les investissements AIC du Mali. On précise que le processus de création de l’AIC dans un pays est bien connu et il est nécessaire de s’assurer que les conditions favorables sont réunies ainsi que des mécanismes solides de renforcement des capacités et de participation des parties prenantes identifiés. L’analyse de la situation se concrétise par la mise en place des cadres efficaces et ciblés qui soutiennent la planification et la production des informations. Le contexte malien présente certaines circonstances pouvant constituer des obstacles à tous les investissements. L’identification dans ce plan de certains obstacles politiques peuvent menacer la réussite des investissements de tous les projets avec la possibilité de mieux aligner les politiques agricoles sur les objectifs nationaux. Un cadre de recherche stratégique aiderait également à encourager un financement supplémentaire et politique qui serviront d’indicateur des progrès (La promulgation de la loi sur l’agriculture 2006 et autres). Cette politique conduit vers un réseau de suivi et d’évaluation du plan d’investissement AIC du Mali. Les objectifs du PIAIC pour accroître la productivité et la résilience seront réalisés à travers quatre voies primaires : l’augmentation des revenus, la réduction de l’exposition aux risques climatiques, la réduction à la sensibilité et à la vulnérabilité aux risques climatiques et le renforcement de la capacité d’adaptation. Cette théorie met l’accent sur l’importance des deux actions réactives (absorber, réagir, restaurer et apprendre) et des actions de prévention qui renforcent la robustesse tout en étant compatible avec une théorie fondamentale de la résilience des systèmes sociaux et écologiques. Par conséquent, le PIAIC crée un programme complet, y compris les principaux acteurs afin de catalyser un changement transformateur dans le pays. Le plan présente schématiquement les douze investissements, utilisent cinq domaines d’action conduisant à quatre résultats intermédiaires et d’agriculture climato-intelligente (productifs, résistants et à faible émission) ainsi qu’une feuille de route pour créer un système de suivi et d’évaluation cohérent de l’AIC, fondées sur les résultats d’une évaluation des besoins, des systèmes et des opportunités centrées sur le pays.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No