Stratégie et Plan d’Action en matière de diversité biologique au Mali
Country
Type of law
Policy
Abstract
A vue de mettre en œuvre la convention sur la diversité biologique que le Mali a ratifié, le gouvernement s’est engagé dans la formulation d’une stratégie nationale en matière de diversité biologique assortie d’un plan d’action. Fondé sur une approche participative qui a mobilisé un grand nombre de citoyens à tous les niveaux, la stratégie vise à assurer la conservation et l’utilisation durable des ressources de la diversité biologique pour l’intérêt des générations présentes et futures.
La conservation de la diversité biologique repose sur les principes suivants: (i) toute forme de vie est unique et mérite le respect de l'homme, (ii) la diversité biologique doit être considérée comme un patrimoine global national, sur les plans écologique et socioculturel, mais également comme une des bases potentielles du développement, (iii) la conservation de la diversité biologique dans le cadre des actions de développement durable nécessite des changements fondamentaux dans les modèles et les pratiques du développement, (iv) les coûts et les avantages de la conservation de la diversité biologique doivent être partagés de façon équitable entre l’ensemble des parties prenantes à la gestion des ressources biologiques, (v) la responsabilisation, la participation des communautés à la base, et leur association aux bénéfices issus de la diversité biologique constituent un élément fondamental pour la conservation de la diversité biologique, (vi) le patrimoine des ressources génétiques originales, provenant d’une longue adaptation et évolution des espèces végétales et animales aux conditions des zones arides, est une ressource précieuse pour des utilisations futures, notamment pour la domestication de nouvelles variétés et races, (vii) la compréhension de l’évolution des systèmes écologiques et de leur diversité biologique nécessite un intervalle de temps important, généralement des dizaines d’années
Pour concrétiser ces principes, la stratégie s’articule au tour de 3 axes stratégiques qui sont: (i) créer les conditions et les incitations permettant aux collectivités territoriales de réaliser une conservation efficace, (ii) renforcer les outils de conservation, (iii) renforcer les capacités humaines et techniques de conservation et d’utilisation durable de ressources de la diversité biologique.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, la stratégie envisage par la composante "options régionales pour la conservation de la diversité biologique" d’intensifier les productions agricoles (vulgarisation des paquets techniques appropriés: agriculture, élevage, sylviculture, pisciculture, apiculture, équipement) dans les zones agricoles et concevoir un programme de recherche, de la multiplication des essences prioritaires (plantes ligneuses et herbacées) ainsi que la création d’un herbier régional, et créer un centre régional de semences pour conserver les semences (gènes) des plantes d’intérêt particulier.
Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, la stratégie préconise l’utilisation des femmes et les jeunes comme relais villageois dans le cadre du renforcement de capacité, l’implication des différentes catégories socio-professionnelles dans la gestion de leur terroir par la participation à l’identification des projets de gestion du domaine communal et la création des activités génératrices de revenus.
Pour améliorer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, la stratégie mettra l’accent sur la valorisation de certaines filières de production ainsi que l’amélioration des techniques de production et de conservation des produits agricoles.
S'agissant de l’amélioration de la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, la nutrition et la sécurité alimentaire, la stratégie propose une série des mesures et actions pour la conservation des écosystèmes qui sont notamment: étudier et inventorier les écosystèmes et habitats naturels de la région, aménager des aires protégées, élaborer un plan de gestion pour le lac Magui et les principales mares de la région, élaborer un programme de recherche dans le domaine de l’environnement (flore et faune), élaborer et appliquer des dispositions réglementaires spéciales pour la protection des espèces menacées, élaborer et appliquer des dispositions réglementaires spéciales pour la protection des espèces menacées, renforcer la capacité technique d’intervention de la Direction Régionale de Conservation de la Nature, circonscrire les dégâts causés par les mines d’or et les effets des déchets des usines de la CMDT et renforcer les capacités d’intervention des services techniques: création et équipement de 3 postes de surveillance et 2 Brigades mixtes de contrôle et de surveillances.
Dans le cadre de la gouvernance, un dispositif de "suivi-évaluation" du plan d'action est envisagé pour observer et évaluer les progrès réalisés dans la concrétisation du plan et de tirer des leçons de chaque activité, tant des erreurs que des succès; ensuite, pour rajuster le plan par rapport au changement inévitable dans les données de base qui ont servi à la planification (la planification faite à une période donnée peut ne pas servir à une autre période). La mise place du dispositif de suivi-évaluation du plan d'action repose sur: (i) l'identification des indicateurs permettant d'illustrer l'évolution des facteurs environnementaux ainsi que le succès ou l'échec des interventions programmées et (ii) la définition des responsabilités et les modalités du suivi-évaluation.
La conservation de la diversité biologique repose sur les principes suivants: (i) toute forme de vie est unique et mérite le respect de l'homme, (ii) la diversité biologique doit être considérée comme un patrimoine global national, sur les plans écologique et socioculturel, mais également comme une des bases potentielles du développement, (iii) la conservation de la diversité biologique dans le cadre des actions de développement durable nécessite des changements fondamentaux dans les modèles et les pratiques du développement, (iv) les coûts et les avantages de la conservation de la diversité biologique doivent être partagés de façon équitable entre l’ensemble des parties prenantes à la gestion des ressources biologiques, (v) la responsabilisation, la participation des communautés à la base, et leur association aux bénéfices issus de la diversité biologique constituent un élément fondamental pour la conservation de la diversité biologique, (vi) le patrimoine des ressources génétiques originales, provenant d’une longue adaptation et évolution des espèces végétales et animales aux conditions des zones arides, est une ressource précieuse pour des utilisations futures, notamment pour la domestication de nouvelles variétés et races, (vii) la compréhension de l’évolution des systèmes écologiques et de leur diversité biologique nécessite un intervalle de temps important, généralement des dizaines d’années
Pour concrétiser ces principes, la stratégie s’articule au tour de 3 axes stratégiques qui sont: (i) créer les conditions et les incitations permettant aux collectivités territoriales de réaliser une conservation efficace, (ii) renforcer les outils de conservation, (iii) renforcer les capacités humaines et techniques de conservation et d’utilisation durable de ressources de la diversité biologique.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, la stratégie envisage par la composante "options régionales pour la conservation de la diversité biologique" d’intensifier les productions agricoles (vulgarisation des paquets techniques appropriés: agriculture, élevage, sylviculture, pisciculture, apiculture, équipement) dans les zones agricoles et concevoir un programme de recherche, de la multiplication des essences prioritaires (plantes ligneuses et herbacées) ainsi que la création d’un herbier régional, et créer un centre régional de semences pour conserver les semences (gènes) des plantes d’intérêt particulier.
Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, la stratégie préconise l’utilisation des femmes et les jeunes comme relais villageois dans le cadre du renforcement de capacité, l’implication des différentes catégories socio-professionnelles dans la gestion de leur terroir par la participation à l’identification des projets de gestion du domaine communal et la création des activités génératrices de revenus.
Pour améliorer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, la stratégie mettra l’accent sur la valorisation de certaines filières de production ainsi que l’amélioration des techniques de production et de conservation des produits agricoles.
S'agissant de l’amélioration de la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, la nutrition et la sécurité alimentaire, la stratégie propose une série des mesures et actions pour la conservation des écosystèmes qui sont notamment: étudier et inventorier les écosystèmes et habitats naturels de la région, aménager des aires protégées, élaborer un plan de gestion pour le lac Magui et les principales mares de la région, élaborer un programme de recherche dans le domaine de l’environnement (flore et faune), élaborer et appliquer des dispositions réglementaires spéciales pour la protection des espèces menacées, élaborer et appliquer des dispositions réglementaires spéciales pour la protection des espèces menacées, renforcer la capacité technique d’intervention de la Direction Régionale de Conservation de la Nature, circonscrire les dégâts causés par les mines d’or et les effets des déchets des usines de la CMDT et renforcer les capacités d’intervention des services techniques: création et équipement de 3 postes de surveillance et 2 Brigades mixtes de contrôle et de surveillances.
Dans le cadre de la gouvernance, un dispositif de "suivi-évaluation" du plan d'action est envisagé pour observer et évaluer les progrès réalisés dans la concrétisation du plan et de tirer des leçons de chaque activité, tant des erreurs que des succès; ensuite, pour rajuster le plan par rapport au changement inévitable dans les données de base qui ont servi à la planification (la planification faite à une période donnée peut ne pas servir à une autre période). La mise place du dispositif de suivi-évaluation du plan d'action repose sur: (i) l'identification des indicateurs permettant d'illustrer l'évolution des facteurs environnementaux ainsi que le succès ou l'échec des interventions programmées et (ii) la définition des responsabilités et les modalités du suivi-évaluation.
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No
Source language
French
Legislation Amendment
No