Lettre politique de développement de l’élevage, 2004.
Country
Type of law
Policy
Abstract
Les principaux objectifs de la Mauritanie en matière de développement de l’élevage sont : accroître la croissance du secteur de manière durable et redistributrice, et réduire la vulnérabilité des ménages pratiquant l’élevage, conformément aux orientations du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP). Plus spécifiquement, il s’agira: d’accroître la contribution du secteur à l’économie nationale; de valoriser les marchés porteurs, tout en permettant aux éleveurs d’y accéder durablement; de développer et améliorer les qualités sanitaire et commerciale des produits d’élevage ; de pérenniser les systèmes d’élevage aptes à valoriser un milieu difficile; (v) de faire sortir durablement de la pauvreté les ménages les plus vulnérables pratiquant l’élevage ; et de réduire les effets néfastes de la sécheresse, en particulier au niveau des ménages les plus vulnérables du secteur de l’élevage. Pour atteindre ces objectifs, la Lettre politique de développement de l’élevage de 2004 s’articule autour de six (6) axes d’interventions déclinées en objectifs et mesures à prendre.
Dans le cadre de l’amélioration du cadre institutionnel et juridique (Axe 1), cette lettre de politique envisage d’améliorer durablement la réponse des prestataires publics et privés aux demandes en services des éleveurs et autres acteurs des filières et optimiser l’efficacité de ces services ; et développer la recherche scientifique appliquée au secteur. Il s’agit notamment de : la clarification des fonctions et rôles respectifs de l’État, des OSPs et du secteur privé (avec notamment, un recentrage des missions de l’État sur ses fonctions régaliennes) ; l’élaboration et mise en œuvre d’un programme de recrutement, de formation et de perfectionnement continus du personnel; l’élaboration et mise en œuvre d’un programme de renforcement de l’efficacité et des capacités des services publics visant à rationaliser les offerts aux éleveurs; l’amélioration et diversification de l’offre des services des Organisations socioprofessionnelles (OSP); l’amélioration du système d’informations statistiques (RGAE, SIM BETAIL, enquêtes sur les paramètres zootechniques) ; le renforcement des capacités du CNERV et amélioration des conditions des chercheurs ; et l’actualisation du Plan national de recherche agronomique (PNRA).
En ce qui concerne l’accès au crédit et aux informations technologiques (Axe 2), ce document vise à faciliter l’accès aux crédits et le transfert de technologies ; et concevoir des outils d’assurance adaptés au secteur. Ici, les mesures à prendre sont : le développement des mécanismes de financement ciblés, adaptés aux besoins et aux capacités des emprunteurs; le renforcement des institutions de financement existantes ; l’encouragement de la mobilisation de l’épargne, de la création et du développement de nouveaux produits financiers adaptés à la diversification des activités et des besoins du secteur ; la mise en place de crédits destinés à l’amélioration de la productivité du cheptel ; l’introduction des nouvelles technologies dans toutes les filières du secteur ; Conduite d’études pour la mise en place de mécanismes basés sur des garanties substitutives.
En lien avec le développement communautaire (Axe 3), les interventions consisteront à assurer une gestion collective, rationnelle et performante des ressources pastorales et hydriques ; réduire les coûts des facteurs de production et valoriser le potentiel du secteur ; assurer la satisfaction des besoins en eau du cheptel. Ici, les mesures à prendre sont : appui à la mise en place, au niveau local, de structures, mécanismes et mesures permettant une prise de décision commune de tous les utilisateurs de l’espace pastoral ; adoption et mise en œuvre des textes d’application du Code pastoral et mise en cohérence des différents codes existants ; identification physique et cartographique des ressources pastorales et hydriques et monitoring des utilisateurs et des usages ; mise en place d’un fonds d’investissement local de l’élevage pour la construction d’infrastructures communautaires d’appui au secteur ; mise en place de mécanismes participatifs d’identification et de gestion des infrastructures communautaires d’élevage; adoption d’une stratégie en matière d’hydraulique villageoise et pastorale.
S’agissant de l’appui à l’investissement au développement du secteur privé (Axe 4), la Lettre politique de développement de l’élevage de 2004 entend créer un environnement favorable au développement d’activités économiques privées dans le secteur de l’élevage. Ici, les mesures à prendre sont : réalisation d’infrastructures structurantes et efficientes ; engagement du processus de privatisation de l’abattoir de Nouakchott et autres établissements publics offrant des services marchands ; libéralisation des prix de vente de la viande ; appui au développement de PME et de PMI pour la collecte et la transformation industrielle ou des produits d’élevage ; mise en place d’actions d’accompagnement : (formation, conseil) aux investissement privés ; appui au développement de fabriques d’aliments de bétail et de cultures fourragères mise en place d’un cadre juridique adéquat pour promouvoir la participation du secteur privé dans les activités d’élevage ; élaboration et mise en œuvre d’un programme de recherche-vulgarisation sur les espèces adaptées les plus productives et réalisation d’études économiques et écologiques de la filière des cuirs et peaux. En ce qui est en lien avec la fiscalisation du secteur de l’élevage et l’appui spécifique aux ménages vulnérables (Axe 5), il s’agira de Mettre en place un système fiscal adéquat et redistributeur ; et de lutter contre la vulnérabilité des populations du secteur. Ici, les mesures à prendre sont : rationalisation de la fiscalisation locale des activités d’élevage et des mécanismes de prélèvements ; mise en place d’un fonds local pour la lutte contre la pauvreté (FNALP); intensification de la lutte contre les principales épizooties (peste bovine, péripneumonie, fièvre aphteuse…) ; mise en place d’un système efficace d’appui au recouvrement fiscal et au contrôle de l’utilisation transparente des ressources du FNALP ; élaboration d’une stratégie de protection sociale ; création d’activités génératrices de revenus et d’emplois en faveur des ménages les plus vulnérables du secteur.
Enfin en ce qui concerne la prévention et la gestion des effets néfastes des sècheresses (Axe 6), les interventions viseront à protéger les ménages vulnérables du secteur de l’élevage des effets néfastes des sécheresses. Ici, les mesures à prendre sont : élaboration et mise en œuvre d’une stratégie préventive et d’un plan d’actions détaillées pour la prévention et la gestion des effets néfastes des sécheresses ; création d’un Observatoire des ressources pastorales Mauritaniennes (ORPM)).
Dans le cadre de l’amélioration du cadre institutionnel et juridique (Axe 1), cette lettre de politique envisage d’améliorer durablement la réponse des prestataires publics et privés aux demandes en services des éleveurs et autres acteurs des filières et optimiser l’efficacité de ces services ; et développer la recherche scientifique appliquée au secteur. Il s’agit notamment de : la clarification des fonctions et rôles respectifs de l’État, des OSPs et du secteur privé (avec notamment, un recentrage des missions de l’État sur ses fonctions régaliennes) ; l’élaboration et mise en œuvre d’un programme de recrutement, de formation et de perfectionnement continus du personnel; l’élaboration et mise en œuvre d’un programme de renforcement de l’efficacité et des capacités des services publics visant à rationaliser les offerts aux éleveurs; l’amélioration et diversification de l’offre des services des Organisations socioprofessionnelles (OSP); l’amélioration du système d’informations statistiques (RGAE, SIM BETAIL, enquêtes sur les paramètres zootechniques) ; le renforcement des capacités du CNERV et amélioration des conditions des chercheurs ; et l’actualisation du Plan national de recherche agronomique (PNRA).
En ce qui concerne l’accès au crédit et aux informations technologiques (Axe 2), ce document vise à faciliter l’accès aux crédits et le transfert de technologies ; et concevoir des outils d’assurance adaptés au secteur. Ici, les mesures à prendre sont : le développement des mécanismes de financement ciblés, adaptés aux besoins et aux capacités des emprunteurs; le renforcement des institutions de financement existantes ; l’encouragement de la mobilisation de l’épargne, de la création et du développement de nouveaux produits financiers adaptés à la diversification des activités et des besoins du secteur ; la mise en place de crédits destinés à l’amélioration de la productivité du cheptel ; l’introduction des nouvelles technologies dans toutes les filières du secteur ; Conduite d’études pour la mise en place de mécanismes basés sur des garanties substitutives.
En lien avec le développement communautaire (Axe 3), les interventions consisteront à assurer une gestion collective, rationnelle et performante des ressources pastorales et hydriques ; réduire les coûts des facteurs de production et valoriser le potentiel du secteur ; assurer la satisfaction des besoins en eau du cheptel. Ici, les mesures à prendre sont : appui à la mise en place, au niveau local, de structures, mécanismes et mesures permettant une prise de décision commune de tous les utilisateurs de l’espace pastoral ; adoption et mise en œuvre des textes d’application du Code pastoral et mise en cohérence des différents codes existants ; identification physique et cartographique des ressources pastorales et hydriques et monitoring des utilisateurs et des usages ; mise en place d’un fonds d’investissement local de l’élevage pour la construction d’infrastructures communautaires d’appui au secteur ; mise en place de mécanismes participatifs d’identification et de gestion des infrastructures communautaires d’élevage; adoption d’une stratégie en matière d’hydraulique villageoise et pastorale.
S’agissant de l’appui à l’investissement au développement du secteur privé (Axe 4), la Lettre politique de développement de l’élevage de 2004 entend créer un environnement favorable au développement d’activités économiques privées dans le secteur de l’élevage. Ici, les mesures à prendre sont : réalisation d’infrastructures structurantes et efficientes ; engagement du processus de privatisation de l’abattoir de Nouakchott et autres établissements publics offrant des services marchands ; libéralisation des prix de vente de la viande ; appui au développement de PME et de PMI pour la collecte et la transformation industrielle ou des produits d’élevage ; mise en place d’actions d’accompagnement : (formation, conseil) aux investissement privés ; appui au développement de fabriques d’aliments de bétail et de cultures fourragères mise en place d’un cadre juridique adéquat pour promouvoir la participation du secteur privé dans les activités d’élevage ; élaboration et mise en œuvre d’un programme de recherche-vulgarisation sur les espèces adaptées les plus productives et réalisation d’études économiques et écologiques de la filière des cuirs et peaux. En ce qui est en lien avec la fiscalisation du secteur de l’élevage et l’appui spécifique aux ménages vulnérables (Axe 5), il s’agira de Mettre en place un système fiscal adéquat et redistributeur ; et de lutter contre la vulnérabilité des populations du secteur. Ici, les mesures à prendre sont : rationalisation de la fiscalisation locale des activités d’élevage et des mécanismes de prélèvements ; mise en place d’un fonds local pour la lutte contre la pauvreté (FNALP); intensification de la lutte contre les principales épizooties (peste bovine, péripneumonie, fièvre aphteuse…) ; mise en place d’un système efficace d’appui au recouvrement fiscal et au contrôle de l’utilisation transparente des ressources du FNALP ; élaboration d’une stratégie de protection sociale ; création d’activités génératrices de revenus et d’emplois en faveur des ménages les plus vulnérables du secteur.
Enfin en ce qui concerne la prévention et la gestion des effets néfastes des sècheresses (Axe 6), les interventions viseront à protéger les ménages vulnérables du secteur de l’élevage des effets néfastes des sécheresses. Ici, les mesures à prendre sont : élaboration et mise en œuvre d’une stratégie préventive et d’un plan d’actions détaillées pour la prévention et la gestion des effets néfastes des sécheresses ; création d’un Observatoire des ressources pastorales Mauritaniennes (ORPM)).
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No
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French
Legislation Amendment
No