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Stratégie nationale de conservation communautaire en République Démocratique du Congo (2007-2011).

Type of law
Policy
Source

Abstract
De nos jours, la gestion durable des Ressources Naturelles ne se conçoit plus sans la participation des populations. En effet, les stratégies d’interventions exclusives font place à des stratégies inclusives (conservation communautaire ou gestion concertée ou encore gestion participative). C’est dans cette optique que la République Démocratique du Congo (RDC) a élaboré sa Stratégie nationale de conservation communautaire pour la période (2007-2011) dont la vision est de maintenir la biodiversité. La Stratégie nationale de conservation communautaire a pour mission de promouvoir la gestion participative durable des ressources naturelles. Pour accomplir cette mission, cette stratégie vise à concilier les objectifs de la conservation de la biodiversité des aires protégées et ceux de développement des communautés locales à travers une approche participative. Spécifiquement, elle vise à assurer une meilleure implication des communautés dans la conservation des ressources naturelles; et promouvoir les activités de conservation-développement et celles génératrices de revenu afin de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des communautés. Pour atteindre ces objectifs, cette stratégie s’articule autour de onze (14) axes stratégiques déclinés en objectifs et sous-stratégies, notamment: le développement de Programme Coalition de la Conservation COCO (2007); la révision, promulgation, vulgarisation et application de la loi (2007-2011); le développement des modèles/expériences et leur mise en place (2007-2011); le développement du partage des revenus (2007-2011); la gestion des conflits (2008-2011); la création et la cogestion des aires protégées avec les communautés locales et les autochtones (2008-2011); l’Implication des secteurs privés (2008-2011); la promotion de la communication et d’éducation environnementale entre les intervenants (2008-2011); l’élaboration d’un partenariat avec les intéressés et l’amélioration des relations inter institutionnelles (2008-2011); la définition du mode d’accès aux ressources naturelles par les communautés (2008-2011); l’Identification et mise en place des structures de cogestion (2007-2009); l’Intégration de l’aspect genre dans la conservation communautaire (2008-2011); l’occupation des aires protégées par la population et le développement d’un mécanisme d’accompagnement de retour (2008-2011); et l’élaboration et l’application du mécanisme de suivi et d’évaluation des activités planifiées (2008-2011).
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, Stratégie nationale de conservation communautaire prévoit de: impliquer les communautés locales dans la gestion et la protection des aires protégées (2007-2011); identifier les expériences qui ont réussi afin d’inspirer les autres aires protégées; impliquer les communautés locales et les autochtones à la mise en place des nouvelles Aires Protégées; et développer et renforcer le partenariat entre les différentes parties prenantes afin d’optimaliser leur implication dans la gestion des ressources naturelles. Par ailleurs, elle va contribuer assurer la fin de l’occupation illégale des aires protégées.
Concernant la réduction de la pauvreté rurale, cette stratégie entend identifier et promouvoir le partage équitable des revenus que génère la conservation de la nature au niveau local, national, sous-régional et international. Par ailleurs, elle entend promouvoir l’implication effective de la femme dans la gestion durable des ressources naturelles (partage des responsabilités et prise de décision) au niveau national, provincial et au niveau local. Ici, il s’agit de: Identifier les groupes de femmes dans et autour des Aires Protégées; organiser ces groupes de femmes en Associations et renforcer leur capacité dans tous les domaines; susciter leur auto-prise en charge en mettant en place des activités génératrices de revenus; et les impliquer dans toutes les structures et tous les programmes de conservation communautaire.
Dans le cadre de la gouvernance, plusieurs mesures sont prévues, entre autres, élaborer une nouvelle loi relative à la conservation de la nature qui institutionnalise la conservation communautaire et qui est adaptée à l’évolution du droit international de l’environnement, au contexte national environnemental et socio-économique ; identifier et promouvoir le partage équitable des revenus que génère la conservation de la nature au niveau local, national, sous-régional et international ; promouvoir le partenariat avec le Secteurs Privés afin d’obtenir leur implication effective dans les activités de conservation communautaire; promouvoir le partenariat avec le Secteurs Privés afin d’obtenir leur implication effective dans les activités de conservation communautaire ; développer et renforcer le partenariat entre les différentes parties prenantes afin d’optimaliser leur implication dans la gestion des ressources naturelles ; et obtenir une meilleure implication des parties prenantes dans la prise de décision et le partage de responsabilité pour la gestion durable des ressources naturelles. Par ailleurs, elle prévoit un cadre institutionnel à deux niveaux d’organisation. Premièrement, le Comité de Conservation Communautaire (CCC), structure locale de gestion participative au niveau qui permet d’une façon concertée la conception, la décision, l’orientation, la planification des actions au niveau de base. Il établit un espace pour un dialogue et sert de pont entre le Parc et les communautés locales qu’il représente. Il définit d’une façon participative son règlement d’ordre intérieur (mandat des membres, critères de sélection, fonctionnement etc.). Deuxièmement, il y a le Comité de Gestion de la Conservation Communautaire (CGCC), une structure pluraliste de gestion regroupant au niveau central de l’AP toutes les parties prenantes. Il influence directement la mise en œuvre de la stratégie nationale de la conservation communautaire. Ce deuxième niveau est donc le cadre de concertation de toutes les institutions de base entre elles et avec les autres partenaires (ICCN, ONG et autres partenaires intervenant dans le site), son mandat couvre l’exécution des différents programmes. Les objectifs de cette structure et sa composition doivent être débattus avec l’ensemble de parties prenantes. Enfin, elle entend contribuer à l’élaboration et l’application du mécanisme de suivi et d’évaluation des activités planifiées.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No