This content is exclusively provided by FAO / FAOLEX

Lettre de politique de la pêche et de l’aquaculture de la République du Congo.

Country
Type of law
Policy
Source

Abstract
Le secteur de la pêche et de l’aquaculture est un enjeu fondamental dans l’économie de la république du Congo. A ce titre, le gouvernement s’engage dans de grandes mutations économiques et répond ainsi aux besoins du peuple. Ce document de pilotage et de gouvernance veut moderniser et professionnaliser le secteur en vue de contribuer à la sécurité et à la souveraineté alimentaires, à la création de nombreux emplois et à la réduction de la cherté de la vie. Le pays possède un ensemble aquatique à haut potentiel halieutique avec une superficie totale en eau de 205 000 km2 (une façade maritime ainsi que les bassins de la Cuvette et du Kouilou-Niari et d’autres plans d’eau). Ce territoire renferme une faune marine et naturelle pour l’élevage aquacole et la pêche tout en restant un secteur dominant en matière d’emplois et d’accès aux protéines animales nobles par les populations mais dont les besoins sont encore couverts à 40% par les importations. Ce secteur est essentiellement une activité familiale, artisanale maritime et continentale avec des technologies de production rudimentaires ce qui engendre une faible production. L’objectif général de cette stratégie est de contribuer significativement à la création d’emplois, à la réduction de la pauvreté et la cherté de la vie, à la sécurité et à la souveraineté alimentaires et énonce 13 objectifs spécifiques qui entrent dans le cadre du développement de la gestion halieutique (financement, production, ressources, administration. etc). Cette vision veut renforcer la pleine contribution de la pêche et de l’aquaculture à l’économie nationale dans le cadre de la modernisation et de l’industrialisation du Congo conformément au “Chemin d’Avenir”.
Donc les impacts attendus de cette stratégie du développement durable de la pêche et de l’aquaculture visent à accroitre cette activité par la formation du capital humain, les innovations industrielle et technologique, adapter le cadre juridique et institutionnel, la protection de la faune nationale, domestiquer et exploiter les nouvelles espèces en aquaculture, lutter contre la pollution sous toutes ses formes pour de la bonne santé de nos plans d’eau etc. Pour ce faire, diverses actions sont entreprises pour le développement de la pêche et de l’aquaculture afin d’améliorer la qualité des produits exportés et générer une plus grande quantité (diversifier la production, meilleure conservation, faciliter la distribution, valorisation du secteur) pour garantir la sécurité et à la souveraineté alimentaires. Par ailleurs, cette politique qui instaure des nouvelles infrastructures, projets, programmes, investissements et partenariats (public prive) pour favoriser une stabilité macroéconomique, de gouvernance, de réformes structurelles afin de permettre une croissance saine et forte porteuse d’un développement durable dans le cadre économique prospère. Aussi, le gouvernement créera un réseau de proximité des mutuelles d’épargne et de crédit pour la pêche et l’aquaculture artisanales, fondé sur la mutualisation des dépôts et de l’épargne des pêcheurs, des aquaculteurs, des mareyeurs, des transformateurs des produits. Le Congo a ratifié la plupart des traités internationaux et régionaux en matière de gestion des ressources halieutiques desquels découlent des obligations qui se reflètent dans la législation nationale des pêches et de l’aquaculture afin d’être un support pour le développement de ce secteur. Cette lettre de politique doit concourir à l’émergence économique du Congo à l’horizon 2025 et à son développement durable et s’appuiera sur la formation du capital humain par la mise en place d’un plan de formation des cadres, des acteurs de la pêche et de l’aquaculture, d’un système de gestion responsable ainsi que d’un plan de suivi-évaluation.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No