Stratégie nationale de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages 2024 – 2030.
Country
Type of law
Policy
Abstract
La Stratégie nationale de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages en Côte d’Ivoire (2024–2030) constitue un cadre de référence destiné à réduire significativement l’exploitation illégale et le commerce illicite de la faune et de la flore sauvages. Elle répond à l’ampleur du braconnage et du trafic d’espèces menacées telles que l’éléphant, le chimpanzé, le pangolin, ainsi que l’exploitation frauduleuse du bois précieux. Ces pratiques mettent en danger la biodiversité nationale et menacent la sécurité régionale.
La stratégie s’inscrit dans une dynamique internationale et régionale. Elle se fonde sur les engagements de la Côte d’Ivoire en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), de la Convention sur la diversité biologique (CDB), ainsi que de la Convention de l’Union africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles. Elle s’aligne également sur les politiques de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA). Sa mise en œuvre bénéficie du soutien de partenaires techniques tels que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), la Banque mondiale, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) à travers les programmes WABiCC (Programme pour la biodiversité et le changement climatique en Afrique de l’Ouest) et WABiLED (Programme pour la biodiversité et le développement à faibles émissions en Afrique de l’Ouest).
Le document établit six axes stratégiques : (i) prévenir les crimes liés aux espèces sauvages par la sensibilisation, l’éducation et la communication ; (ii) renforcer le cadre juridique national; (iii) développer les capacités opérationnelles des corps spécialisés comme l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), les forces de l’ordre et les juridictions nationales ; (iv) promouvoir la coordination interinstitutionnelle et la coopération transfrontalière avec la CEDEAO et l’ONUDC ; (v) lutter contre la corruption, le blanchiment d’argent, la cybercriminalité et le financement du terrorisme liés au trafic d’espèces sauvages ; et (vi) mobiliser les financements nationaux et internationaux nécessaires à la mise en œuvre.
La stratégie prévoit des mesures concrètes telles que la réinsertion socio-économique des braconniers, l’amélioration des infrastructures de stockage des saisies, la création d’unités de surveillance spécialisées, l’adoption de l’approche One Health, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi-évaluation. Elle intègre également les objectifs de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) et contribue à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.
En adoptant cette stratégie, la Côte d’Ivoire affirme sa volonté de préserver son patrimoine naturel, de protéger ses aires protégées telles que le Parc national de Taï et le Parc national de la Comoé (classés au patrimoine mondial de l’UNESCO), et de renforcer sa contribution à la lutte internationale contre la criminalité environnementale.
La stratégie s’inscrit dans une dynamique internationale et régionale. Elle se fonde sur les engagements de la Côte d’Ivoire en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), de la Convention sur la diversité biologique (CDB), ainsi que de la Convention de l’Union africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles. Elle s’aligne également sur les politiques de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA). Sa mise en œuvre bénéficie du soutien de partenaires techniques tels que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), la Banque mondiale, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) à travers les programmes WABiCC (Programme pour la biodiversité et le changement climatique en Afrique de l’Ouest) et WABiLED (Programme pour la biodiversité et le développement à faibles émissions en Afrique de l’Ouest).
Le document établit six axes stratégiques : (i) prévenir les crimes liés aux espèces sauvages par la sensibilisation, l’éducation et la communication ; (ii) renforcer le cadre juridique national; (iii) développer les capacités opérationnelles des corps spécialisés comme l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), les forces de l’ordre et les juridictions nationales ; (iv) promouvoir la coordination interinstitutionnelle et la coopération transfrontalière avec la CEDEAO et l’ONUDC ; (v) lutter contre la corruption, le blanchiment d’argent, la cybercriminalité et le financement du terrorisme liés au trafic d’espèces sauvages ; et (vi) mobiliser les financements nationaux et internationaux nécessaires à la mise en œuvre.
La stratégie prévoit des mesures concrètes telles que la réinsertion socio-économique des braconniers, l’amélioration des infrastructures de stockage des saisies, la création d’unités de surveillance spécialisées, l’adoption de l’approche One Health, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi-évaluation. Elle intègre également les objectifs de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) et contribue à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.
En adoptant cette stratégie, la Côte d’Ivoire affirme sa volonté de préserver son patrimoine naturel, de protéger ses aires protégées telles que le Parc national de Taï et le Parc national de la Comoé (classés au patrimoine mondial de l’UNESCO), et de renforcer sa contribution à la lutte internationale contre la criminalité environnementale.
Attached files
Date of text
Repealed
No
Source language
French
Legislation Amendment
No