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Feuille de Route d’Actions Trans-Sectorielles Visant à Maîtriser l’Antibiorésistance

Country
Type of law
Policy
Source

Abstract
La présente Feuille de Route d’Actions Trans-Sectorielles Visant à Maîtriser l’Antibiorésistance est un document de la France à portée nationale qui a pour objectifs principaux de provoquer la prise de conscience d’une responsabilité collective et modifier de manière durable la perception et l’usage des antibiotiques dans la population et chez les professionnels afin qu’ils soient perçus comme un bien commun à préserver et à utiliser avec précaution, dans une optique de développement durable ; et favoriser l’accès à l’information, accroître les connaissances des publics et des professionnels et faire valoir l'engagement des pouvoirs publics et de tous (professionnels, usagers) dans la maîtrise de l'antibiorésistance.
Plus précisément, le document propose lancer le premier programme national intersectoriel de sensibilisation à la prévention de l’antibiorésistance ; améliorer l’accès à l’information et l’engagement citoyen en faveur de la maîtrise de l’antibiorésistance ; apporter une aide à la juste prescription des professionnels de santé humaine et animale ; inciter les professionnels de santé à la juste prescription en renforçant son encadrement ; encourager un bon usage des antibiotiques ; améliorer l’adoption par les professionnels et le public des mesures de prévention efficaces en santé humaine et animale ; structurer et coordonner les efforts de recherche, de développement et d’innovation sur l’antibiorésistance et ses conséquences ; faire converger le soutien à la recherche et l’innovation en renforçant le partenariat public-privé ; valoriser et préserver les produits contribuant à la maîtrise de l’antibiorésistance ; améliorer la lisibilité de la politique nationale de surveillance de l’antibiorésistance et des consommations antibiotiques, et de ses résultats ; développer de nouveaux indicateurs et outils de surveillance par une meilleure exploitation des bases de données ; renforcer la coordination interministérielle de la maîtrise de l’antibiorésistance ; et coordonner les actions nationales avec les programmes européens et internationaux afin de conforter le rôle moteur de la France dans la maîtrise de l’antibiorésistance.
Le document vise aussi à renforcer la formation continue des vétérinaires et professionnels de l’élevage en santé animale ; élargir le réseau de référents régionaux en médecine vétérinaire et garantir son financement ; développer et donner accès à des kits de diagnostic ainsi qu’à des tests rapides pour déterminer la sensibilité des bactéries aux antibiotiques ; veiller à la bonne application du décret et de l’arrêté d’avril 2016 qui encadrent la prescription et la délivrance d’antibiotiques « critiques » ; privilégier le développement par les industriels de conditionnements adaptés et proposer un cadre réglementaire favorisant la délivrance par fraction des antibiotiques ; promouvoir les mesures de biosécurité en élevage en renforçant et développant les programmes d’amélioration des conditions d’élevage ; promouvoir la vaccination préventive des infections chez l’homme et l’animal ; mettre en place un Comité Technique de l’Antibiorésistance chargé d’émettre des avis concernant la pertinence des produits à utiliser en médecine humaine ou vétérinaire et contribuant à la maîtrise de l’antibiorésistance ; développer au niveau national et européen de nouveaux indicateurs (globaux et spécifiques) visant à mesurer l'antibiorésistance et l'exposition aux antibiotiques conjointement chez l'homme, l'animal et dans l'environnement ; décliner le programme coordonné de maîtrise de l’antibiorésistance en un programme d’actions adaptées aux enjeux spécifiques à chaque secteur (santé humaine ou animale, environnement), regroupées sous leur identité sectorielle propre et suivi par chaque département ministériel concerné ; promouvoir au niveau européen le développement d’une surveillance coordonnée des principaux pathogènes observés en médecine vétérinaire ; et développer la surveillance de l’émergence et de la diffusion de l’antibiorésistance (homme, animal et environnement) dans les pays à faible revenu, en collaboration avec l’OMS et l’OIE et en s’appuyant sur des réseaux existants.
Date of text
Repealed
No
Publication reference
Comité Interministériel pour la Santé
Source language

French

Legislation Amendment
No