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Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP 2, 2007-2010)

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Abstract
L’élaboration en 2007 du présent Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP 2) intervient après l’échec du premier Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP I) adopté en 2002. Le DSRP2, fruit d’un effort collectif et participatif, est régi par les principes de proximité ; faire-faire ; transparence ; participation ; subsidiarité; complémentarité ; synergie ; création d’emplois notamment en faveur des pauvres ; développement durable ; justice sociale et intégration de l’environnement durable dans les stratégies sectorielles. L’objectif principal de cette stratégie est de réduire de manière significative et durable de la pauvreté en Guinée. Spécifiquement, il s’agit d’augmenter les revenus, d’améliorer l’état de santé, le niveau d’éducation et, plus généralement, les conditions de vie et d’épanouissement des populations et particulièrement des plus pauvres, grâce à une gouvernance de qualité, efficace et soucieuse du bien-être de tous. Le DSRP 2 promet de développer l’agriculture, l’élevage et la pêche pour atteindre les objectifs de sécurité alimentaire et garantir la souveraineté alimentaire. En outre, il se focalisera sur le développement du système nutritionnel et l’amélioration de l’accès à l’eau potable pour le bien-être de la population en général et des pauvres en particulier.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, le DSRP2 envisage développer les secteurs porteurs de croissance du monde rural, entre autres, l’agriculture, l’élevage et la pêche de manière intégrée et équilibrée, tout en promouvant le développement durable. En outre, les différentes interventions se feront dans le respect de l’environnement notamment au niveau de la gestion des ressources naturelles, des forêts, des aires protégées, des bassins versants, des écosystèmes marin, côtier, et des ressources en eau. Les activités agricoles seront basées prioritairement sur la mangue, l’ananas, le café, le coton, l’hévéa et d’autres produits de diversification (haricot vert extra fin, tomate cerise, melon, pastèque fraise, litchi, fleurs coupées, etc.), et sur la riziculture à travers les aménagements hydro-agricoles, la rizipisciculture. D’autres activités porteront tant sur la promotion du manioc et du maïs, le fonio, l’arachide, le taro, le sorgho, l’igname, la patate que la banane et divers produits (petit piment, pomme de terre, oignon, beurre de karité, huile de palme, igname, etc.). Cette productivité agricole se fera, à travers, l’amélioration de la fertilité des sols, des mesures d’encouragement à l’utilisation des intrants améliorés (semences, fertilisants, produits de traitement phytosanitaires, intrants vétérinaires et zootechniques) et une mécanisation agricole adaptée. La promotion de la gestion rationnelle et durable des ressources naturelles : forestières, génétiques animales, phytogénétiques et protection de l’environnement. Toutes ces interventions agricoles seront axées sur la promotion des exploitations familiales facteur de transformation de l’économie agricole tant en termes d’emplois, de gestion durable des ressources naturelles Ensuite, le développement du secteur de l’élevage devra s’appuyer sur la sédentarisation des éleveurs ; l’intensification de l’élevage ; le développement des élevages à cycle court dans toutes les régions naturelles du pays et l’intégration effective de l’agriculture et de l’élevage. Enfin, le développement du secteur halieutique de fera à travers la mise des pratiques d’une pêche durable ; la réalisation d’infrastructures de stockage, de traitement et de conditionnement des produits de pêche ; le développement de la pêche continentale et de la pisciculture.
S’agissant de la réduction de la pauvreté rurale, ce document propose le développement de l’agriculture pour réduire de la pauvreté en milieu rural notamment pour les groupes les plus fragiles comme les femmes rurales et les jeunes. A cet effet, il va promouvoir des activités génératrices de revenu comme le développement de l’horticulture urbaine et périurbaine, l’appui aux activités féminines ; l’appui à l’entreprenariat agricole et rural ; le renforcement des activités des services financiers en milieu rural et, la promotion des biocarburants comme source de revenus potentiels pour les agriculteurs, l’augmentation de l’accès au micro-crédit et aux intrants. En outre, il prévoit le renforcement des capacités des acteurs étatiques et non étatiques; la prise en compte des groupes vulnérables et défavorisés notamment les femmes et les jeunes; l’amélioration des infrastructures socio-économiques du monde rural, notamment, le réseau de pistes rurales.
Pour activer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, toutes les interventions porteront sur la promotion de la qualité et de la labellisation des produits agricoles, le développement d’un système viable de financement des producteurs, des professionnels au niveau des différents segments du secteur agricole à travers le crédit agricole ; l’amélioration des systèmes d’information agricoles ; l’amélioration de l’accès aux facteurs et moyens de production (terre, intrants, la recherche, technologies, formation, moyens de travail, information). En outre, l’amélioration de l’environnement juridique et réglementaire la sédentarisation des éleveurs (organisation, formation, santé animale, vulgarisation, aménagement). Enfin, ce document devra se focaliser sur le stockage, la conservation, le transport, la transformation, la commercialisation des produits issus des différentes filières (agriculture, pêche et élevage).
Dans le cadre de l’amélioration de la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, la nutrition et la sécurité alimentaire, cette stratégie mettra en place des activités pour la conservation des sols et lutte contre la désertification. En outre, l’Etat va élaborer une stratégie et un programme national de valorisation et de maîtrise de l’eau de surface pour l’agriculture et l’élevage (barrages et micro-barrages), en priorité dans les zones arides pour une réelle intensification de l’agriculture. Il s’agira aussi de lutter contre la pollution hydrique, et le renforcement des capacités opérationnelles des services techniques d’encadrement. Enfin, elle prévoit collaborer étroitement avec les pays voisins dans la lutte contre les épizooties.
Dans le cadre de la gouvernance, la mise en œuvre du DSRP 2 sera guidée par la participation effective de tous les acteurs (Etat, partenaires au développement, collectivités, institutions républicaines et société civile). La société civile et le secteur privé interviendront à toutes les étapes du processus de suivi/évaluation, particulièrement au niveau du suivi des activités programmées. Enfin, le financement et les coûts de la DSRP 2 seront déterminés.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No