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POLITIQUE NATIONALE D’ALIMENTATION-NUTRITION 2005

Country
Type of law
Policy
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Abstract
La Guinée a, en 2005, adopté sa Politique Nationale d’Alimentation-Nutrition pour remédier à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition chronique qui touchent les populations surtout vulnérables. Le but de cette politique est d’assurer le droit de la population guinéenne toute entière à une alimentation et à une nutrition adéquates, en vue d’améliorer la survie des enfants, et de leur permettre un développement maximal de leurs potentialités physiques et intellectuelles, ainsi que de promouvoir la santé et le bien-être des enfants et de leurs parents. Son objectif général de la Politique Nationale d’Alimentation-Nutrition est d’améliorer l’état nutritionnel des populations en général et celui des groupes vulnérables en particulier. Spécifiquement, de 2005 à 2015, elle vise à réduire de moitié la prévalence de l’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de 3 ans; réduire de moitié la prévalence de l’insuffisance de poids à la naissance; et réduire de moitié la proportion de la population victime de l’insécurité alimentaire. D’ici l’an 2010, elle vise à éliminer virtuellement l’avitaminose A chez les enfants de moins de 5 ans, et réduire de moitié l’anémie chez les enfants d’âge préscolaire, chez les enfants d’âge scolaire, chez les femmes enceintes et chez les femmes en âge de procréer. Enfin, elle vise à éliminer virtuellement les troubles dus à la carence en iode chez toute la population, d’ici l’an 2007.
Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et combattre la pénurie alimentaire, la Politique Nationale d’Alimentation-Nutrition prévoit l’amélioration de la sécurité alimentaire dans les ménages; et les interventions nutritionnelles en milieu scolaire. Par ailleurs, elle entend diversifier et améliorer l’utilisation des aliments au niveau des ménages; et faciliter l’accès des populations des sites de nutrition communautaire aux programmes PSSA et SRP.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, cette politique entent augmenter la production et la productivité vivrière dans les sites de nutrition communautaire, surtout dans les zones d’insécurité alimentaire (vivres, jardins potager et fruitier, pisciculture, petit élevage), promouvoir la diversification de la petite production familiale (jardin potager/fruitier, pisciculture).
Concernant la réduction de la pauvreté rurale, elle prévoit de rendre accessible l’appui des services de vulgarisation agricole/élevage/pêche à tous les sites de nutrition communautaire (surtout en zones rurales et zones d’insécurité alimentaire); et de renforcer l’encadrement des agents communautaire par les agents de vulgarisation agricole/élevage /pêche. Par ailleurs, elle promet de promouvoir les activités génératrices de revenu, les petits investissements en zones rurales et le partenariat entre groupements de producteurs et le secteur privé; faciliter l’accès des producteurs aux facteurs de production (terre, intrants agricoles, crédit); et promouvoir les mutuelles d’épargne et de crédit.
Au niveau des systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, elle prévoit la mise en place d’un système national d’information alimentaire et nutritionnelle et la transformation et stockage surtout pour assurer la soudure.
S’agissant de l’amélioration de la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, cette politique prévoit plusieurs actions ou interventions, notamment la lutte contre les maladies émergentes et réémergentes liées à l’alimentation, et les carences en micronutriments; et la préparation à l’urgence et réponses nutritionnelles aux situations d’urgences.
Dans le cadre de la gouvernance, elle entend élaborer et mettre en application des normes et législation relatif à la nutrition et à l’alimentation; sceller des partenariats avec des acteurs nationaux et internationaux ; entreprendre la convergence des politiques de développement; le développement de la capacité nationale ; et la mise en œuvre d’un cadre institutionnel du mécanisme de Coordination et de Suivi.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No