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Politique Nationale de l’Environnement.

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Policy
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Abstract
Face à la dégradation son environnement caractérisée par la déforestation, l’érosion des sols, les pollutions et nuisances, l’assèchement et l’ensablement de cours d’eau, la perte de biodiversité, l’urbanisation et l’exploitation minière, etc., aggravée par le manque de mécanismes de contrôle et une paupérisation très forte de la population, la Guinée a élaboré la politique nationale de l’environnement (PNE) en 2011. La PNE repose sur les principes de : promotion de la bonne gouvernance ; décentralisation ; gestion durable des ressources naturelles ; prise en compte de l’approche genre ; réduction des disparités régionales ; renforcement du partenariat entre l’Etat et les autres acteurs ; principe du développement durable ; principe de prévention ; principe de responsabilité ; principe de pollueur-payeur ; principe de participation ; principe de solidarité ; principe de coopération ; principe de précaution. Par ailleurs, cette politique se donne comme vision à moyen terme « une Guinée qui assure une sécurité alimentaire à toute la population, désenclavée par des pistes rurales pour un transport fluide des personnes et des biens, qui renforce les capacités des acteurs des filières de production et de commercialisation agricoles et pastorales, des mines, de la pêche, des forêts, qui préserve la diversité biologique et qui relève les défis pour un cadre de vie sain dans l’optique d’un développement durable ». Pour réaliser cette vision, la PNE se décline en plusieurs d’axes d’interventions.
Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et combattre la pénurie alimentaire, la politique nationale environnementale se donne comme vision à moyen terme "une Guinée qui assure une sécurité alimentaire à toute la population".
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, le PNE prévoit promouvoir le partage juste et équitable des bénéfices liés à l’exploitation des ressources de la biodiversité ; et poursuivre les actions de classement de forêts de l’Etat et des collectivités ainsi que des aires protégées jusqu’au taux de 20 % du territoire national recommandé par la COP10 de la Convention sur la Diversité Biologique. En outre, elle compte assurer une gouvernance partagée environnementale et une gestion participative décentralisée des ressources naturelles et du cadre de vie à travers le processus de décentralisation amorcé, responsabilisant les régions et les communes dans la gestion équilibrée de leurs ressources et de leur cadre de vie.
S’agissant de la réduction de la pauvreté rurale, l’un des principes de base de cette politique est la réduction des disparités régionales : un développement régional décentralisé axe sur la réduction de la pauvreté entre les zones urbaines et les zones rurales.
Pour activer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, la Politique Nationale de l’Environnement (PNE), prévoit plusieurs interventions, notamment renforcer le dispositif institutionnel, législatif et réglementaire favorable à la protection et à la gestion participative des ressources naturelles et d’amélioration du cadre de vie, à travers l’adoption de lois et règlements pertinents à la gestion durable des ressources naturelles et du cadre de vie. Elle vise également promouvoir l’information/communication, l’éducation environnementale et l’écocitoyenneté afin de favoriser l’émergence d’une culture environnementale et modifier les comportements selon l’éthique environnementale ; promouvoir le développement et le transfert de technologies propres ; mettre en œuvre les accords, conventions et engagements internationaux et régionaux en matière d’environnement et payer les cotisations annuelles à leur adhésion; renforcer les capacités financière et technique des structures étatiques et des collectivités locales pour leur permettre d’accomplir les missions qui leur sont dévolues.
Dans le cadre de l’amélioration de la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, la nutrition et la sécurité alimentaire, la PNE vise à promouvoir la recherche dans les domaines liés au changement climatique, à la diversité biologique et à la lutte contre la désertification notamment dans les secteurs liés aux agro-carburants, aux produits forestiers non ligneux et à la sylviculture.
Dans le cadre de la gouvernance, la mise en œuvre de la politique environnementale interpelle la contribution de tous les acteurs à travers un partenariat dynamique. Ce partenariat met en présence, l’État, les Collectivités décentralisées, la société civile, le secteur privé, les acteurs spécifiques, les partenaires techniques et financiers. Le suivi-évaluation de la mise en œuvre du plan d’action sera placé sous la supervision d’un Comité Technique de Suivi (CTS).
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No