Contribution déterminée au niveau national 2035.
Country
Type of law
Policy
Abstract
La Principauté de Monaco présente sa nouvelle Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) pour 2035. Ce document stratégique formalise son ambition climatique dans le cadre de l'Accord de Paris.
L'engagement principal de Monaco est une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 67,6% d'ici 2035 par rapport à 1990. Cet objectif, qui couvre la période 2031-2035, représente un relèvement significatif de l'ambition par rapport à l'objectif précédent de -55% pour 2030. La Principauté réaffirme également son engagement à atteindre la neutralité carbone en 2050. En s'alignant sur les trajectoires du GIEC pour limiter le réchauffement à 1,5°C, Monaco entend assumer sa pleine part de responsabilité dans l'effort collectif mondial.
Malgré sa petite taille (2 km²), Monaco est un État prospère dont l'économie est principalement tournée vers les services. Le pays est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique, notamment l'élévation du niveau de la mer, qui menace directement son littoral; l'augmentation des températures, observée et projetée, qui affecte la biodiversité marine et terrestre; l'arrivée d'espèces invasives (comme le moustique tigre) et la modification des écosystèmes marins.
Quant à la politique d'atténuation, les actions sont ciblées sur les principaux secteurs émetteurs. Les émissions de GES de Monaco ont déjà diminué de 41,1% entre 1990 et 2023. Pour atteindre son nouvel objectif, le gouvernement mise sur une accélération des politiques publiques dans les secteurs clés, à savoir: 1. Énergie et Bâtiments: on envisage le développement des énergies renouvelables, notamment la thalassothermie (pompes à chaleur sur eau de mer), une spécialité monégasque; l'interdiction du fioul domestique et l'augmentation de la part de biogaz dans le réseau; le soutien financier à la rénovation énergétique des bâtiments et le renforcement des normes de construction. 2. Transports: ici la principauté cherche la promotion des véhicules électriques via des primes et le développement des infrastructures; l'électrification complète des bus urbains et des bennes à ordures d'ici 2030; la réduction du trafic motorisé en favorisant les mobilités actives (marche, vélo) et les transports en commun; la substitution des carburants fossiles par des biocarburants pour l'aviation domestique et la navigation. 3. Déchets: on adopte la Stratégie "zéro déchet plastique à usage unique en 2030"; le projet de remplacement de l'usine d'incinération par une unité plus performante, avec tri des déchets fossiles pour réduire draticiquement les émissions du secteur.
Quant à la politique d'adaptation, consciente de ses vulnérabilités, Monaco renforce sa résilience à travers la surveillance et les systèmes d'alerte précoce pour les événements extrêmes; la politique "Renaturer la ville" qui utilise les solutions fondées sur la nature (végétalisation, corridors écologiques) pour s'adapter aux chaleurs et améliorer le cadre de vie; l'adaptation du littoral face au risque de submersion, avec des aménagements à court et moyen terme; la protection des herbiers de posidonie, qui jouent un rôle crucial dans la séquestration du "carbone bleu" et la stabilité des écosystèmes marins.
Fidèle à sa tradition de solidarité, Monaco continuera de soutenir financièrement les pays en développement, en particulier les Pays les moins avancés et les petits États insulaires. L'essentiel de son financement climatique international transite par le Fonds Vert pour le Climat, dont Monaco est un contributeur important par habitant.
En conclusion la CDN 2035 de Monaco illustre la détermination de la Principauté à jouer un rôle moteur dans la lutte contre le changement climatique, malgré sa taille réduite et sa contribution minime aux émissions mondiales. En combinant une action nationale ambitieuse et un soutien international, Monaco s'engage résolument sur la voie de la neutralité carbone et de la construction d'un avenir résilient.
L'engagement principal de Monaco est une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 67,6% d'ici 2035 par rapport à 1990. Cet objectif, qui couvre la période 2031-2035, représente un relèvement significatif de l'ambition par rapport à l'objectif précédent de -55% pour 2030. La Principauté réaffirme également son engagement à atteindre la neutralité carbone en 2050. En s'alignant sur les trajectoires du GIEC pour limiter le réchauffement à 1,5°C, Monaco entend assumer sa pleine part de responsabilité dans l'effort collectif mondial.
Malgré sa petite taille (2 km²), Monaco est un État prospère dont l'économie est principalement tournée vers les services. Le pays est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique, notamment l'élévation du niveau de la mer, qui menace directement son littoral; l'augmentation des températures, observée et projetée, qui affecte la biodiversité marine et terrestre; l'arrivée d'espèces invasives (comme le moustique tigre) et la modification des écosystèmes marins.
Quant à la politique d'atténuation, les actions sont ciblées sur les principaux secteurs émetteurs. Les émissions de GES de Monaco ont déjà diminué de 41,1% entre 1990 et 2023. Pour atteindre son nouvel objectif, le gouvernement mise sur une accélération des politiques publiques dans les secteurs clés, à savoir: 1. Énergie et Bâtiments: on envisage le développement des énergies renouvelables, notamment la thalassothermie (pompes à chaleur sur eau de mer), une spécialité monégasque; l'interdiction du fioul domestique et l'augmentation de la part de biogaz dans le réseau; le soutien financier à la rénovation énergétique des bâtiments et le renforcement des normes de construction. 2. Transports: ici la principauté cherche la promotion des véhicules électriques via des primes et le développement des infrastructures; l'électrification complète des bus urbains et des bennes à ordures d'ici 2030; la réduction du trafic motorisé en favorisant les mobilités actives (marche, vélo) et les transports en commun; la substitution des carburants fossiles par des biocarburants pour l'aviation domestique et la navigation. 3. Déchets: on adopte la Stratégie "zéro déchet plastique à usage unique en 2030"; le projet de remplacement de l'usine d'incinération par une unité plus performante, avec tri des déchets fossiles pour réduire draticiquement les émissions du secteur.
Quant à la politique d'adaptation, consciente de ses vulnérabilités, Monaco renforce sa résilience à travers la surveillance et les systèmes d'alerte précoce pour les événements extrêmes; la politique "Renaturer la ville" qui utilise les solutions fondées sur la nature (végétalisation, corridors écologiques) pour s'adapter aux chaleurs et améliorer le cadre de vie; l'adaptation du littoral face au risque de submersion, avec des aménagements à court et moyen terme; la protection des herbiers de posidonie, qui jouent un rôle crucial dans la séquestration du "carbone bleu" et la stabilité des écosystèmes marins.
Fidèle à sa tradition de solidarité, Monaco continuera de soutenir financièrement les pays en développement, en particulier les Pays les moins avancés et les petits États insulaires. L'essentiel de son financement climatique international transite par le Fonds Vert pour le Climat, dont Monaco est un contributeur important par habitant.
En conclusion la CDN 2035 de Monaco illustre la détermination de la Principauté à jouer un rôle moteur dans la lutte contre le changement climatique, malgré sa taille réduite et sa contribution minime aux émissions mondiales. En combinant une action nationale ambitieuse et un soutien international, Monaco s'engage résolument sur la voie de la neutralité carbone et de la construction d'un avenir résilient.
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Long title of text
Contribution déterminée au niveau national 2035 de la Principauté de Monaco à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et à l'Accord de Paris.
Date of text
Entry into force notes
2025-2035
Repealed
No
Publication reference
Département de l'Equipement, de l'Environnement et de l'Urbanisme. Direction de l’Environnement.
Source language
French
Legislation Amendment
No