This content is exclusively provided by FAO / FAOLEX

Stratégie de développement durable de l’élevage: 2012-2035 (Tome 1: la stratégie).

Country
Type of law
Policy
Source

Abstract
Au Niger, l’élevage occupe environ 87% de la population rurale, en tant que mode de vie, activité économique, sociale et culturelle. Cependant, ce secteur est mis en difficulté non seulement par des sécheresses récurrentes, mais également par les problèmes sanitaires, l’exploitation rationnelle du cheptel et des ressources naturelles. Face à ces difficultés, le Niger a élaboré la Stratégie de développement durable de l’élevage (SDDE-2012/ 2035). La mise en œuvre de cette stratégie se fera en trois phases, à court terme: 2012-2017, à moyen terme: 2018-2026; et à long terme: 2027-2035.
Fondée sur des principes directeurs à la fois centraux (la concertation de l’ensemble des acteurs; la synergie; la décentralisation et l’intégration régionale) et transversaux (la gestion intégrée des ressources naturelles afin de protéger un environnement fragile; la prise en compte du changement climatique; la prise en compte du genre), l’objectif global de la première phase de cette stratégie (2012-2017) est de développer durablement l’élevage pour contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et des revenus des populations. Spécifiquement, elle vise à assurer l'émergence de systèmes de productions animales porteurs, à même de favoriser une gestion économique et écologique durable des ressources pastorales. L’opérationnalisation de cette politique se décline en 3 axes prioritaires, notamment le Développement durable de la santé animale (Axe 1); l’Accroissement, diversification et valorisation des productions animales (Axe 2); et la Création d’un environnement juridique et institutionnel favorable au développement durable de l’élevage (Axe 3).
Cette stratégie accorde un intérêt capital à la sécurité alimentaire, l’aide alimentaire et la nutrition, et combat la pénurie alimentaire. En effet, un de ses objectifs est de « développer durablement l’élevage pour contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire…». La SDDE accorde aussi une importance à la disponibilité des denrées alimentaires d’origine animale, issues de la transformation artisanale et agro industrielle, sur les marchés. A terme, la stratégie dans son ensemble contribuera significativement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à l’horizon 2035. En outre, elle propose la sécurité sanitaire des denrées animales et des produits d’origine animale; et accroitre la production des denrées alimentaires issues de la transformation artisanale et agro industrielle des produits animales et l’hygiène des denrées animales et des aliments d’origine animale.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, l’élaboration et la mise en œuvre progressive des schémas d’aménagements pastoraux permettront de sécuriser les pâturages, de réhabiliter les parcours dégradés, de réaliser et de réhabiliter les points d’eau pastoraux et ainsi globalement de sécuriser l’accès des éleveurs aux ressources pastorales, conformément au principe de gestion intégrée des ressources naturelles afin de protéger un environnement fragile. Par ailleurs, elle compte promouvoir la gestion durable des capacités productives des terres pastorales en sécurisant, modernisant, améliorant et intensifiant les systèmes de productions animales. La réduction de la pauvreté rurale constitue un des objectifs centraux de cette stratégie. En effet pour parvenir à la réduction de la pauvreté, le document stratégie propose l’amélioration des revenus des populations. Dans ce cadre, la promotion de l’aviculture jouera un rôle majeur dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire des plus pauvres (ménages modestes, femmes éleveuses, cadets sociaux). Des efforts doivent être entrepris dans l’animation et la sensibilisation dans ce sens (exemple des caravanes de la paix, expliquant les textes juridiques). En outre, elle envisage renforcer les capacités des acteurs de la production agroalimentaire. Dans le cadre des systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, la SDDE propose l’amélioration des services de santé animale en regard des normes internationales, notamment la couverture sanitaire du cheptel (ruminants), le contrôle et de surveillance épidémiologique des maladies animales, et la couverture sanitaire du cheptel aviaire. Ensuite, elle envisage renforcer la capacité de production agro industrielle et agroalimentaire, le financer le plan d’investissement du sous-secteur de l’Élevage par des ressources publiques et privées; le renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles des acteurs de l’Élevage.
La SDDE envisage de mettre en place des mécanismes d’anticipation et de coordination des urgences ; et de renforcer les systèmes d’information sur la situation alimentaire, nutritionnelle et pastorale des éleveurs et sur leur vulnérabilité, face aux catastrophes naturelles. A cet effet, elle propose développer une synergie entre les organisations d’éleveurs, les services déconcentrés et le niveau central du Ministère. Il s’agira d’accorder une priorité aux systèmes d’information sur les crises et catastrophes naturelles en milieu pastoral et à la coordination et le management du dispositif d’intervention sont mieux assurés. Un mécanisme permanent de disponibilité de stocks de sécurité en aliment bétail (centrale d’approvisionnement).
En ce qui concerne la gouvernance, la SDDE prendra des mesures permettant la création d’un environnement favorable au développement des filières animales (l’environnement juridique, réglementaire et fiscal). En outre, elle sera chargée de mettre en place un système de gouvernance transparente, participative et inclusive; informer et mobiliser les populations et les parties prenantes; mettre en place un dispositif de suivi et d’évaluation opérationnels.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No