Le Plan Quinquennal de Développement de l’Agriculture au Tchad 2013-2018
Country
Type of law
Policy
Abstract
C’est dans le cadre de renforcer les efforts actuellement en cours pour accroître la production et la productivité agricole, que le Tchad s’est engagé à élaborer le Plan Quinquennal de Développement de l’Agriculture pour la période 2013-2018. Elaboré sur une base participative et consultative associant à tous les stades du processus les acteurs (publics ou privés) concernés autour des thématiques de l’agriculture tchadienne, le plan vise à orienter les efforts d’investissement vers le secteur agricole et pastoral disposant d’un important potentiel de développement pouvant assurer l’émergence d’une économie diversifiée et compétitive et garantir au pays une croissance durable à l’horizon 2015 et au-delà.
Le plan présente les objectifs globaux qui sont d’assurer la souveraineté alimentaire à l’horizon 2018 et de contribuer à la croissance de l’économie nationale par une forte augmentation des productions agricoles et une amélioration de la productivité.
Les objectifs primordiaux sont d’accroître les disponibilités céréalières et de donner une impulsion réelle à la production agricole qui demeure encore aléatoire et tributaire de la pluviométrie. L'atteinte des objectifs sus-énumérés passe par des interventions dans les cinq (5) domaines prioritaires ci-après: (i) la maitrise et la gestion de l'eau; (ii) l'intensification et la diversification des productions agricoles; (iii) le renforcement du dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires; (iv) le renforcement des capacités des services et des Organisations des Producteurs et (v) l’appui à la promotion des filières agricoles porteuses.
Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, le plan envisage de mettre en place un stock national de sécurité alimentaire, dont la constitution et la gestion sont confiées à l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA), son niveau actuel de 35.000 tonnes environ est de loin inférieur au volume recommandé. L’objectif est de le porter à 50.000 tonnes (voire 100.000 tonnes), tout en renforçant les capacités de l’ONASA et en développent le stockage communautaire par la promotion des greniers villageois, qui constituera un niveau optimal permettant d’intervenir en cas de crises alimentaires avec plus d’efficacité. Le plan envisage également d'améliorer les capacités de conservation et de transformation des productions végétales à travers l’introduction de technologies adaptées et facilement maîtrisables par les bénéficiaires.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, le plan envisage l’intensification et la diversification des productions agricoles qui vise à améliorer la productivité des principales cultures en facilitant l’accès des producteurs aux principaux facteurs de production, notamment aux intrants (engrais, semences et produits phytosanitaires.) et aux équipements agricoles. De plus, concernant la diversification, une attention particulière sera accordée au développement des plantes à racines et tubercules et à la promotion des cultures maraichères et de l’arboriculture fruitière, par la création de centres de production du matériel végétal amélioré et d’approvisionnement des intrants maraîchers.
En ce qui concerne la réduction de la pauvreté rural, le plan prévoit de prendre en compte la problématique spécifique des jeunes et des femmes dans l’approche genre qui permettra d’appuyer l’accès des femmes et des jeunes aux ressources productives au niveau du Ministère chargé des Microcrédits en faveur de la Femme et de la Jeunesse.
Au niveau des systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, une attention particulière est accordée au développement des filières agricoles porteuses. Il s'agit de développer la chaine de valeur des cultures pour leur donner une valeur ajoutée. Ainsi, le gouvernement entend, dans sa politique agricole, promouvoir les filières des céréales (riz et maïs), des oléagineux (sésame, arachide), des plantes maraîchères (oignon, ail), des plantes à racines et tubercules, des fruits et légumes et enfin médicinales en collaboration avec les Ministères du Commerce et de la Santé (notamment la spiruline ou algue bleue, la nigelle ou Kamoune en langue locale).
S’agissant d’améliorer la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, le plan envisage la metrise et la gestion de l’eau. En effet, il s’agira de valoriser les eaux de surface (cours d’eau temporaires et permanents) ainsi que les eaux souterraines à travers des aménagements hydro-agricoles qui consistent d’une part, à réaliser une mise en valeur des petits périmètres irrigués le long des fleuves Chari et Logone, d’autre part à endiguer puis stocker les eaux de ruissellement et aménager les bassins versants des cours d’eaux, les bas fonds et les ouadis. Ces aménagements concernent également la mise en valeur des nouvelles terres et la réhabilitation des anciens périmètres (grands et petits périmètres).
Dans le cadre de la gouvernance, le mécanisme de la mise en œuvre répondra aux pricipes d’une participation effective des acteurs des secteurs public, privé et associatif, avec une attention particulière sur les couches vulnérables (femmes, jeunes) dans la programmation, le suivi et l’évaluation des interventions et d’un développement de complémentarités et de synergies entre programmes/projets et secteurs à chaque échelon administratif, à travers notamment les organes de concertations existantes.
Le plan présente les objectifs globaux qui sont d’assurer la souveraineté alimentaire à l’horizon 2018 et de contribuer à la croissance de l’économie nationale par une forte augmentation des productions agricoles et une amélioration de la productivité.
Les objectifs primordiaux sont d’accroître les disponibilités céréalières et de donner une impulsion réelle à la production agricole qui demeure encore aléatoire et tributaire de la pluviométrie. L'atteinte des objectifs sus-énumérés passe par des interventions dans les cinq (5) domaines prioritaires ci-après: (i) la maitrise et la gestion de l'eau; (ii) l'intensification et la diversification des productions agricoles; (iii) le renforcement du dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires; (iv) le renforcement des capacités des services et des Organisations des Producteurs et (v) l’appui à la promotion des filières agricoles porteuses.
Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, le plan envisage de mettre en place un stock national de sécurité alimentaire, dont la constitution et la gestion sont confiées à l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA), son niveau actuel de 35.000 tonnes environ est de loin inférieur au volume recommandé. L’objectif est de le porter à 50.000 tonnes (voire 100.000 tonnes), tout en renforçant les capacités de l’ONASA et en développent le stockage communautaire par la promotion des greniers villageois, qui constituera un niveau optimal permettant d’intervenir en cas de crises alimentaires avec plus d’efficacité. Le plan envisage également d'améliorer les capacités de conservation et de transformation des productions végétales à travers l’introduction de technologies adaptées et facilement maîtrisables par les bénéficiaires.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, le plan envisage l’intensification et la diversification des productions agricoles qui vise à améliorer la productivité des principales cultures en facilitant l’accès des producteurs aux principaux facteurs de production, notamment aux intrants (engrais, semences et produits phytosanitaires.) et aux équipements agricoles. De plus, concernant la diversification, une attention particulière sera accordée au développement des plantes à racines et tubercules et à la promotion des cultures maraichères et de l’arboriculture fruitière, par la création de centres de production du matériel végétal amélioré et d’approvisionnement des intrants maraîchers.
En ce qui concerne la réduction de la pauvreté rural, le plan prévoit de prendre en compte la problématique spécifique des jeunes et des femmes dans l’approche genre qui permettra d’appuyer l’accès des femmes et des jeunes aux ressources productives au niveau du Ministère chargé des Microcrédits en faveur de la Femme et de la Jeunesse.
Au niveau des systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, une attention particulière est accordée au développement des filières agricoles porteuses. Il s'agit de développer la chaine de valeur des cultures pour leur donner une valeur ajoutée. Ainsi, le gouvernement entend, dans sa politique agricole, promouvoir les filières des céréales (riz et maïs), des oléagineux (sésame, arachide), des plantes maraîchères (oignon, ail), des plantes à racines et tubercules, des fruits et légumes et enfin médicinales en collaboration avec les Ministères du Commerce et de la Santé (notamment la spiruline ou algue bleue, la nigelle ou Kamoune en langue locale).
S’agissant d’améliorer la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, le plan envisage la metrise et la gestion de l’eau. En effet, il s’agira de valoriser les eaux de surface (cours d’eau temporaires et permanents) ainsi que les eaux souterraines à travers des aménagements hydro-agricoles qui consistent d’une part, à réaliser une mise en valeur des petits périmètres irrigués le long des fleuves Chari et Logone, d’autre part à endiguer puis stocker les eaux de ruissellement et aménager les bassins versants des cours d’eaux, les bas fonds et les ouadis. Ces aménagements concernent également la mise en valeur des nouvelles terres et la réhabilitation des anciens périmètres (grands et petits périmètres).
Dans le cadre de la gouvernance, le mécanisme de la mise en œuvre répondra aux pricipes d’une participation effective des acteurs des secteurs public, privé et associatif, avec une attention particulière sur les couches vulnérables (femmes, jeunes) dans la programmation, le suivi et l’évaluation des interventions et d’un développement de complémentarités et de synergies entre programmes/projets et secteurs à chaque échelon administratif, à travers notamment les organes de concertations existantes.
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Date of text
Repealed
No
Source language
French
Legislation Amendment
No