This content is exclusively provided by FAO / FAOLEX

Plan de Développement de l'Aquaculture au Tchad.

Country
Type of law
Policy
Source

Abstract
Le Plan de Développement de l’Aquaculture est un plan sous-sectoriel d’une portée nationale qui donne les orientations générales et les principes directeurs des politiques publiques dans le secteur de l'aquaculture pour la période 2010-2025. L’objectif général est assurer le développement durable d’une aquaculture commerciale, profitable et capable d’évoluer dans un environnement promouvant l’accès aux intrants, l’esprit entrepreneuriat et la professionnalisation de la filière.
Afin de réaliser le développement du secteur conformément au cadre stratégique et à ses principes directeurs, les objectifs spécifiques du Plan ont été déterminés comme suit: (i) promouvoir un système adéquat de vulgarisation, de formation et de développement des capacités humaines, en vue de stimuler l’esprit entrepreneuriat et de satisfaire les besoins des pisciculteurs; (ii) démontrer la viabilité de systèmes de production aquacoles durables, rentables et adaptées au contexte tchadien dans les trois zones prioritaires à fort potentiel; (iii) structurer l’environnement institutionnel et économique pour stimuler le développement de l’aquaculture commerciale; (iv) instaurer de nouveaux modes de gouvernance dans le secteur de l’aquaculture consacrant la professionnalisation du secteur et le principe du partenariat public-privé; (v) capitaliser sur la production niche du pays (spiruline/dihé) pour la consolidation et l’expansion des acquis.
Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, le plan envisage de mettre en place un protocole d’essai pour une production amplifiée des carrières qui impliquera la comparaison de la production traditionnelle et celle de la gestion améliorée en estimant la productivité, la rentabilité et les impacts nutritionnels et sociaux sur les bénéficiaires de chaque carrière.
Le plan focalisera aussi ses interventions dans la lutte contre la pauvreté. En effet, le plan envisage de faire de l’aquaculture un élément principal de génération de revenus au travers de la production et la vente de poissons, quel que soit le système de production mis en œuvre. Le plan préconise également que les producteurs commerciaux pratiquent l’activité à petite, moyenne ou grande échelle et s’adressent au marché pour leurs besoins d’approvisionnement en intrants (y compris en main d’œuvre et en capital) et pour l’écoulement de leur production destinée essentiellement à la vente. Enfin, la politique vise à accroître la production vivrière et les revenus des paysans par les actions suivantes: (i) la création d’un environnement favorable à une croissance économique robuste et diversifiée; (ii) la valorisation du potentiel de croissance du secteur rural; (iii) la valorisation des ressources humaines (éducation, santé, genre).
Pour améliorer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, la politique envisage les actions suivantes: (i) s’assurer qu’une institution bancaire spécialisée en matière de crédit agricole de la place inclue l’aquaculture parmi ses activités et soit formée à l’étude de faisabilité des projets aquacoles; (ii) le financement d’une étude sur la faisabilité d’établir une assurance contre les risques de production pour les opérateurs aquacoles, d’exonérer d’impôts les importations d’équipements et d’intrants aquacoles pendant la durée du Plan, d’instaurer un régime fiscal favorable dans les filières aliment et semence. Enfin, la politique prévoit de réglementer les installations et infrastructures aquacoles qui seront mise en place par les pouvoirs publics et une proposition d’avant-projet d’arrêté fixant les normes de conditionnement et de transport des produits de l’aquaculture et la vente des poissons.
Pour améliorer la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, le plan envisage d’insérer une composante aquaculture dans les projets d’adaptation aux changements climatiques sous l’égide du Programme d’action national d’adaptation aux changements climatiques (PANA) lorsque ceux-ci sont localisés dans une zone à fort potentiel pour l’aquaculture et de lutter contre la pollution des eaux des émissaires, la dégradation des berges des rivières, la pollution des sources de captage d’eau du système d’alimentation des systèmes d’irrigation et autres formes de dégradation environnementale par l’aquaculture.
Le Plan envisage également d’instaurer de nouveau mode de gouvernance dans le secteur de l’aquaculture consacrant la professionnalisation du secteur et le principe du partenariat public-privé. Il encourage des relations contractuelles entre les promoteurs des fermes cibles et leurs associations et les fournisseurs d’intrants. Enfin, il est prévu un système de suivi et évaluation de la mise en œuvre du plan qui sera instauré et opérationnalisé à la Direction des Etudes de la Planification et du Suivi du Ministère de l’environnement et des ressources halieutiques (MERH).
Date of text
Entry into force notes
2010-2025.
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No