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Programme National de Sécurité Alimentaire (PNSA, 2011-2015)

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Policy
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Abstract
Face aux crises récurrentes de la sécurité alimentaire, le Tchad a élaboré, en 2005, un Programme National de Sécurité Alimentaire (PNSA). Le PNSA s’inscrit dans un cadre régional qui est le Programme Régional de la Sécurité Alimentaire de l’Afrique Centrale (PRSA/AC), et le Programme Régional de la Sécurité Alimentaire de la Communauté des États Sahélo-Sahariens (PRSA/CEN-SAD). Il est conçu dans l’esprit du Nouveau Partenariat Économique pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) tout en accordant la priorité au développement agricole conformément aux orientations du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA). Les grands principes directeurs qui sous-tendent la mise en œuvre du PNSA sont: (i) la prise en compte du caractère multidimensionnel et multisectoriel de la Sécurité Alimentaire; (ii) l'application de l’approche participative et l'implication effective de toutes les parties prenantes, y compris les groupes vulnérables et les femmes; (iii) la capitalisation et la valorisation des acquis et des expériences en matière de sécurité alimentaire; (iv) la recherche de passerelles entre les stratégies et politiques; et (v) la recherche de synergies et de partenariats avec toutes les parties prenantes.
L’objectif global du PNSA est de contribuer à vaincre la faim et favoriser la création d’un environnement favorable à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de toute la population sans aucune discrimination à l’échelon national. Spécifiquement, il vise à assurer aux ménages et à tout individu sans aucune discrimination l’accès à l’eau et la disponibilité en denrées alimentaires de base en quantité et qualité suffisante de manière durable; assurer aux populations l’accès aux denrées alimentaires à temps, à tous moments et en tous lieux; et contribuer à l’utilisation rationnelle des aliments, grâce à des régimes alimentaires équilibrés et appropriés, à de l’eau potable, à l'innocuité des aliments et à l’éducation nutritionnelle.
Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, le PNSA compte répondre aux différentes dimensions de la sécurité alimentaire, à savoir: la disponibilité qualitative et quantitative de produits vivriers, l'accès pour tous, y compris aux groupes les plus vulnérables et à faibles revenus aux produits alimentaires, l'utilisation et la qualité sanitaire des produits alimentaires, en vue de favoriser une alimentation équilibrée et saine pour tous, et surtout la stabilité des approvisionnements. Pour ce faire, il envisage la mise en œuvre de plusieurs activités, notamment l’approvisionnement en eau potable aux communautés villageoises; la création des magasins communautaires de stockage; mise en place des comités de gestion des magasins communautaires de stockage; l’élaboration et mise en œuvre des plans d’information sur la malnutrition des personnes vulnérables (pour enfants, femmes enceintes et allaitantes, personnes vivant avec le VIH/SIDA, vieillards); et la création des jardins scolaires.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, le PNSA prévoit intensifier et diversifier les productions végétales, animales; halieutiques; et apicoles. En outre, il envisage, à travers une approche intégrée et équilibrée) focaliser les activités sur la valorisation et gestion durable des ressources en eau et des ressources naturelles (maîtrise et gestion de l’eau pour l’irrigation des cultures; amélioration de l’hydraulique pastorale; restauration de la fertilité des sols; valorisation des ressources forestières, agroforesterie).
Le PNSA, pour parvenir à la réduction de la pauvreté, compte valoriser les ressources forestières non ligneux, entre autres le karité, le dattier et néré et la gestion rationnelle de la faune en régulant la chasse. Par ailleurs, il prévoit des projets (appui, formation/recyclage, renforcement de capacités) et des activités génératrices de revenus (unités de productions du bétail, des petits ruminants, des porcins, de la volaille et des lapins).
Pour améliorer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, le PNSA propose deux projets : la conservation et stockage des produits des produits d’origine agricole, végétale, animale, et halieutique; et la transformation des produits des produits d’origine agricole, végétale, animale, et halieutique. Pour ces projets, il s’agira de créer des unités de transformation de céréales, arachide et manioc; former des comités de gestion des unités de transformation; créer des unités de séchage de fruits et légumes; et initier des formations sur les techniques de transformation de fruits et légumes et sur la gestion des unités.
Pour améliorer la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, la nutrition et la sécurité alimentaire, le Programme National de Sécurité Alimentaire prévoit un sous-programme d’aide alimentaire et dispositif de veille, d’alerte et de réponses aux crises et catastrophes naturelles. Ce sous-programme a deux composantes: amélioration des capacités des systèmes d’information et l’aide alimentaire et stock de sécurité alimentaire. La composante amélioration des capacités des systèmes d’information vise, entre autres, à renforcer les capacités institutionnelles de coordination en matière de prévention et de gestion des crises alimentaires; renforcer et pérenniser le dispositif de veille et d’alerte (SAP) afin d’améliorer les capacités d’analyse et les intégrer dans un système d’information sur la sécurité alimentaire durable (SISA). Quant à l’aide alimentaire et stock de sécurité alimentaire, il vise le renforcement de capacité de gestion des structures en charge de la sécurité alimentaire notamment: l’aide alimentaire et le stock de sécurité alimentaire.
Dans le cadre de la Gouvernance, le dispositif institutionnel du PNSA prend en compte le caractère multisectoriel et transversal de la sécurité alimentaire et l’implication des diverses parties prenantes aux niveaux national, régional et local, à savoir les services techniques de l’Etat, les communautés locales (villages), les organisations de la société civile, les associations des femmes et les organisations paysannes et de producteurs, le secteur privé et les partenaires au développement. Ensuite, il prévoit d'un système d'information et de suivi-évaluation; et un mécanisme de financement.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No