This content is exclusively provided by FAO / FAOLEX

Schéma Directeur de l’eau et de l’assainissement du Tchad 2003-2020.

Country
Type of law
Policy
Source

Abstract
Le présent Schéma Directeur de l’Eau et de l’Assainissement (SDEA) est un document intersectoriel du Tchad à portée nationale qui a pour objectif principal de contribuer à la réduction de la pauvreté et à la croissance économique en améliorant de façon durable l’accès à l’eau potable et à l’assainissement d’une part, et en participant à l’exploitation rationnelle et équitable des ressources pastorales et agricoles dans le respect et la sauvegarde des écosystèmes, d’autre part. Le Schéma Directeur de l’Eau et de l’Assainissement permet de préciser une politique nationale de l’eau pour atteindre les grands objectifs fixés par l’État tchadien.
Un certain nombre d’objectifs spécifiques à la problématique de l’eau au Tchad sont énoncés. 1. Quant aux ressources en eau et à l’environnement l'objectif est de conserver et préserver les ressources en eau et l’environnement par la mise en œuvre des programmes pluriannuels d’études permettant d’atteindre en 2020 une connaissance exhaustive des mécanismes de fonctionnement des systèmes aquifères et des bassins du Tchad ainsi que de leurs interrelations. 2. Quant à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement il s'agit de réduire la proportion des personnes qui, au Tchad, n’ont pas accès à l’eau potableet d'atteindre en 2020 un niveau d’accès à l’assainissement et d’application de mesures d’hygiène au milieu qui soit compatible avec les progrès réalisés en matière d’accès à l’eau potable pour au moins 50 % de la population. 3. En ce qui concerne l’hydraulique pastorale l'objectif est de doubler le nombre de points d’eau pastoraux permanents pour d’une part, rationaliser l’exploitation des ressources pastorales et favoriser l’aménagement de l’espace pastoral et d’autre part, améliorer le niveau de vie des éleveurs. 4. L’hydraulique agricole se pose l'objectif de promouvoir et améliorer la sécurité alimentaire par un développement soutenu des ressources naturelles, en ayant comme objectif d’atteindre en 2020 la mise en valeur de 100 000 hectares supplémentaires de terres irriguées.
Chaque secteur cible des objectifs spécifiques et prévoit ensuite des stratégies sous-sectorielles.
Le Schéma comprend un Plan d'action qui dresse la liste des programmes en cours et des programmes proposés pour chaque sous-secteur qui sont en relation directe avec les stratégies sous-sectorielles retenues par le SDEA. Les programmes constituent des « lots » d’actions à entreprendre au plan national ou par zone géoclimatique.
De l’analyse du bilan-diagnostic, des besoins, des stratégies et des politiques se dégagent les grandes priorités d’action suivantes au niveau national: a. l’aménagement d’infrastructures physiques; b. le renforcement des capacités; c. l’amélioration des connaissances de base de chaque sous-secteur, notamment sur les ressources en eau; d. le renforcement des cadres institutionnel, juridique et réglementaire; e. la mise en place d’un ensemble de procédures et méthodologies de programmation et de planification des actions de chaque sous-secteur dans le respect du Code de l’eau, le tout intégré au processus de décentralisation actuellement en cours. Les actions prioritaires à entreprendre dans chaque sous-secteur sont détaillées dans les volumes thématiques.
Le Schéma vise la mise en œuvre d’un plan d’action à court terme, s’inscrivant dans une démarche intégrée portant sur des objectifs à long terme. Cependant, en pratique, autant les possibilités de financement que la cadence de réalisation évoluent en fonction de paramètres externes difficiles à prévoir. Le « processus SDEA » doit donc pouvoir s’adapter continuellement aux changements. À cette fin, sa mise en œuvre opérationnelle doit être accompagnée d’un important renforcement institutionnel et organisationnel du ministère chargé de l’eau et d’un mécanisme accessible à l’administration de tutelle, mais aussi à tous les autres « grands groupes d’acteurs » pertinents du secteur.
Les deux principales sources de financement complémentaires aux investissements de l’État (croissance du PIB; équilibre épargne/investissement; endettement; économie pétroleère) seront l’aide internationale et les usagers. Dans une perspective à plus long terme, le secteur privé peut également constituer une source de financement du secteur de l’eau.
Date of text
Entry into force notes
2003-2020
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No