Plan de gestion de la pêcherie de la senne de plage au Togo.
Country
Type of law
Policy
Abstract
Ce plan provient de la mise en œuvre du projet « Appui à l’amélioration de la gestion de la pêche à la senne de plage au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo » financé par le projet EAF-Nansen de la FAO. Le but est de développer des mécanismes d’exploitation durable des ressources halieutiques et la protection des écosystèmes aquatiques marins pour répondre aux besoins actuels et futurs des communautés locales côtières et nationales du Togo et établir une base de partage des responsabilités entre l'administration des pêches. Le présent plan de gestion gère les activités qui se déroulent sur la frange côtière, jusqu’à 2 km environ de la côte et précise que les pêcheries maritimes togolaises sont caractérisées par un potentiel halieutique faible. Une liste des espèces est mentionnée en indiquant les périodes et les aspects techniques de la pêche à la senne de plage qui est pratiquée pendant toute l’année lorsque les courants marins, les vagues et les vents sont favorables. Par ailleurs, on trouve aussi les aspects socio-économiques de la pêche à la senne de plage qui se traduit par les acteurs (propriétaires d’unités de pêche/pêcheurs/commerçantes de poissons), l’organisation des communautés en indiquant divers campements/villages de pêche entrant dans le cadre de cette pêche et son Coût d’investissements. Aussi, on trouve les indicateurs de performance sur la rentabilité de la pêche à la senne de plage et les activités post-capture et commercialisation (Il existe quatre sortes de transformation des produits halieutiques dans les campements : le séchage, le fumage, la friture et le salage).Ce plan distingue les revenus générés par les femmes et par les hommes, dévoile que l’épargne dans une structure financière est rare à cause du caractère aléatoire des prises et confirme la complexité de la pêche à la senne de plage qui est liée au grand nombre d’acteurs, à l'utilisation de mailles non réglementaires, à la destruction de l'environnement (mangroves et souvent cocoteraies) et au manque d'informations pertinentes sur l'ensemble de la pêcherie y compris les interactions sociales.
A ce titre, des dispositions institutionnelles sont mises en œuvre par le plan de gestion et traduites par une coordination opérationnelle qui sera exécutée par le ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) à travers la direction des pêches et de l’aquaculture (DPA), en collaboration avec les autres structures impliquées dans la gestion des pêches. Par ailleurs, une loi sur la pêche et l’aquaculture en cours d’adoption couvrira une période de 5 ans allant de 2014 à 2018. Chaque année, un plan d'actions prioritaires à entreprendre sera préparé en accord avec les résultats obtenus durant le processus de mise en œuvre du plan de gestion sur la base du tableau de suivi des performances et sera revu et adapté en fonction de l’évolution des activités. L’évaluation des risques écologiques pour le plan de gestion a permis de procéder à une hiérarchisation des problèmes et préconiser des mesures afin de promouvoir une gouvernance participative dans le secteur (mettre en place un cadre de concertation et de prise de décisions ;faciliter l’accès au crédit pour la diversification des sources de revenus dans les communautés ; mettre en place un système efficace de surveillance participative des pêches par le développement des capacités de contrôle local ;mettre à la disposition de la DPA des techniciens spécialisés et des moyens logistiques nécessaires ; procéder au suivi des captures ; installer des bassins de traitement des déchets de phosphates ;mettre en place un système efficace de gestion des déchets plastiques sur les plages et sensibiliser les usagers des plages et de la mer quant à l’assainissement du milieu marin).
Ce plan énonce les objectifs fixés et les moyens à utiliser afin de les réaliser : développer une stratégie pour améliorer la productivité du système de cette pêche et protéger la biodiversité et l’environnement aquatiques, améliorer les moyens d’existence des communautés, renforcer les capacités institutionnelles du secteur de la pêche et promouvoir la cogestion pour améliorer la bonne gouvernance.Le plan de gestion est basé sur les résultats des différents travaux, sanctionnés chacun par un rapport et s’appuie également sur l’analyse des coûts et bénéfices liés aux différentes options de gestion retenues et spécifie la nécessité de développer la coopération du cadre sous régional car le Togo partage un grand nombre de stocks de poissons avec les pays voisins (le Comité des pêches du centre-ouest du golfe de Guinée (CPCO) qui regroupe les quatre pays concernés (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana et Togo) qui jouera un rôle très important dans ce domaine. Par ailleurs, le plan préconise l’instauration d’une limitation de l’effort de pêche à la senne de plage qui conduira à un meilleur suivi de la pêcherie par la mise à disposition de données sur l’effort de pêche, la fermeture de zones et/ou de saisons de pêche y compris la création d’AMP qui favorisera la reconstitution de l’écosystème, la protection et la conservation des ressources ainsi que l’assainissement des plages engendrant des revenus à travers la collecte des déchets destinés au recyclage tout en assurant la sécurité des consommateurs et l’amélioration de la qualité sanitaire des produits pêchés.
A ce titre, des dispositions institutionnelles sont mises en œuvre par le plan de gestion et traduites par une coordination opérationnelle qui sera exécutée par le ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) à travers la direction des pêches et de l’aquaculture (DPA), en collaboration avec les autres structures impliquées dans la gestion des pêches. Par ailleurs, une loi sur la pêche et l’aquaculture en cours d’adoption couvrira une période de 5 ans allant de 2014 à 2018. Chaque année, un plan d'actions prioritaires à entreprendre sera préparé en accord avec les résultats obtenus durant le processus de mise en œuvre du plan de gestion sur la base du tableau de suivi des performances et sera revu et adapté en fonction de l’évolution des activités. L’évaluation des risques écologiques pour le plan de gestion a permis de procéder à une hiérarchisation des problèmes et préconiser des mesures afin de promouvoir une gouvernance participative dans le secteur (mettre en place un cadre de concertation et de prise de décisions ;faciliter l’accès au crédit pour la diversification des sources de revenus dans les communautés ; mettre en place un système efficace de surveillance participative des pêches par le développement des capacités de contrôle local ;mettre à la disposition de la DPA des techniciens spécialisés et des moyens logistiques nécessaires ; procéder au suivi des captures ; installer des bassins de traitement des déchets de phosphates ;mettre en place un système efficace de gestion des déchets plastiques sur les plages et sensibiliser les usagers des plages et de la mer quant à l’assainissement du milieu marin).
Ce plan énonce les objectifs fixés et les moyens à utiliser afin de les réaliser : développer une stratégie pour améliorer la productivité du système de cette pêche et protéger la biodiversité et l’environnement aquatiques, améliorer les moyens d’existence des communautés, renforcer les capacités institutionnelles du secteur de la pêche et promouvoir la cogestion pour améliorer la bonne gouvernance.Le plan de gestion est basé sur les résultats des différents travaux, sanctionnés chacun par un rapport et s’appuie également sur l’analyse des coûts et bénéfices liés aux différentes options de gestion retenues et spécifie la nécessité de développer la coopération du cadre sous régional car le Togo partage un grand nombre de stocks de poissons avec les pays voisins (le Comité des pêches du centre-ouest du golfe de Guinée (CPCO) qui regroupe les quatre pays concernés (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana et Togo) qui jouera un rôle très important dans ce domaine. Par ailleurs, le plan préconise l’instauration d’une limitation de l’effort de pêche à la senne de plage qui conduira à un meilleur suivi de la pêcherie par la mise à disposition de données sur l’effort de pêche, la fermeture de zones et/ou de saisons de pêche y compris la création d’AMP qui favorisera la reconstitution de l’écosystème, la protection et la conservation des ressources ainsi que l’assainissement des plages engendrant des revenus à travers la collecte des déchets destinés au recyclage tout en assurant la sécurité des consommateurs et l’amélioration de la qualité sanitaire des produits pêchés.
Attached files
Date of text
Repealed
No
Source language
French
Legislation Amendment
No