Stratégie et Plan d’Action National pour la Biodiversité du Togo SPANB 2011-2020.
Country
Type of law
Policy
Abstract
La vison de la Stratégie et Plan d’Action National pour la Biodiversité du Togo SPANB 2011-2020 se résume comme suit : «D’ici 2050, la diversité biologique des écosystèmes terrestres et aquatiques du Togo est valorisée, conservée, restaurée, utilisée durablement par les acteurs, et est résiliente à toutes les formes de menaces y compris les effets négatifs des changements climatiques afin d’atteindre un nouvel équilibre entre le développement économique, social et environnemental, au bénéfice des générations actuelles et futures». Pour réaliser cette vision, l’objectif général de la stratégie est de restaurer d’ici à 2020 les fonctions écologiques des écosystèmes naturels à travers une réduction significative de l’érosion de la biodiversité afin que celle-ci continue de fournir les services environnementaux essentiels pour le bien-être des populations locales et la lutte contre la pauvreté. De façon spécifique, la SPANB actualisée abordera des questions plus relatives à la préservation, la restauration et la valorisation de la diversité biologique afin de maintenir, à long terme, le fonctionnement des écosystèmes et leurs capacités de résilience au changement climatique. Pour atteindre ces objectifs, cinq (5) orientations stratégiques ont été identifiées : susciter une culture commune (Orientation stratégique A); renforcer les avantages retirés pour tous de la diversité biologique et des services fournis par les écosystèmes (Orientation stratégique B); améliorer le cadre juridique et institutionnel et la gouvernance (Orientation stratégique C); développer les connaissances sur les ressources biologiques nationales (Orientation stratégique D); et renforcer les capacités techniques et humaines (Orientation stratégique E).
Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, l’agriculture durable ambitionne de contribuer à la sécurité alimentaire.
Pour promouvoir une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, la SPANB entend développer une approche intégrée de sensibilisation pour que d’ici à 2020, 50% de la population togolaise soient mobilisées pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité ; élaborer d’ici à 2017 un schéma national d’aménagement du territoire, précisant les zones consacrées aux établissements humains, à l’agriculture, l’aquaculture, la sylviculture et la conservation de la diversité biologique, etc ; développer des innovations afin que d’ici à 2020, 50% des agriculteurs togolais adoptent des pratiques agricoles durables et respectueuses de l’environnement. Par ailleurs, les actions consisteront à développer d’ici à 2018 la recherche afin d’améliorer, partager et diffuser les connaissances sur la biodiversité ; réaliser l’inventaire des ressources halieutiques comestibles (stocks de poissons et des crustacés) afin que d’ici à 2018 des plans et des mesures de récolte contrôlée soient mis en place ; établir d’ici à 2018, le statut de conservation des espèces de faune et de flore terrestres, aquatiques et semi-aquatiques afin d’élaborer des plans d’utilisation durable et de conservation spécifique ; engager d’ici à 2018 des actions, en vue de la création d’une aire marine protégée (AMP) reliant le réseau régional d’aires marines protégées d’Afrique de l’Ouest ; établir d’ici à 2018, une cartographie de l’ensemble des écosystèmes terrestres, aquatiques et marins importantes pour la conservation de la diversité biologique afin de garantir la durabilité de l’utilisation des ressources biologiques ; et initier des mécanismes d’accès aux ressources génétiques et de partage juste et équitable des avantages issus de leur utilisation après la ratification d’ici à 2015 du Protocole de Nagoya ; accroître l’expertise nationale d’ici à 2020, y compris la prise en compte des pratiques traditionnelles ; développer d’ici à 2020 la prise en compte des enjeux de biodiversité dans toutes les formations scolaires et universitaires.
Dans le cadre de la réduction de la pauvreté, cette stratégie va faire de la biodiversité d’ici à 2018 une priorité que les décideurs et les parties prenantes intègrent aux stratégies, plans, programmes nationaux, sectoriels, et locaux de développement et de lutte contre la pauvreté, en incorporant les valeurs de la biodiversité dans les comptes nationaux.
Pour améliorer la résilience des moyens de subsistance face aux catastrophes et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, la nutrition et la sécurité alimentaire, les interventions consisteront à: réduire à l’horizon 2020, le rythme de dégradation et de fragmentation des habitats naturels à 2% ; maîtriser les feux de végétation par la mise en œuvre d’ici 2018, des mesures inscrites dans la stratégie nationale de gestion des feux de végétation de sorte à réduire les superficies brûlées à 10 000 km² chaque année (le tiers de la superficie nationale est actuellement brulé chaque année) ; développer d’ici à 2018, les connaissances suffisantes sur les espèces exotiques envahissantes en vue de mettre au point des technologies appropriées pour les contrôler ; réduire significativement d’ici à 2018 l’érosion génétique de la diversité génétique des plantes cultivées, des animaux d’élevage et des parents sauvages, des espèces à valeur socio-économique ou culturelle ; mettre en place d’ici à 2018 un système de référence MRV (Mesure, Rapportage et Vérification) afin de renforcer la résilience des écosystèmes et de la biodiversité contre les changements climatiques.
Dans le cadre de la Gouvernance, la Stratégie et Plan d’Action National pour la Biodiversité du Togo prévoit de renforcer les cadres juridique, institutionnel et la gouvernance d’ici à 2018 afin de créer un environnement favorable à la lutte effective contre l’érosion de la biodiversité ; et rendre opérationnel d’ici à 2015, un comité national de biodiversité regroupant les principaux acteurs intervenant dans l’utilisation et la gestion de la biodiversité.
Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, l’agriculture durable ambitionne de contribuer à la sécurité alimentaire.
Pour promouvoir une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, la SPANB entend développer une approche intégrée de sensibilisation pour que d’ici à 2020, 50% de la population togolaise soient mobilisées pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité ; élaborer d’ici à 2017 un schéma national d’aménagement du territoire, précisant les zones consacrées aux établissements humains, à l’agriculture, l’aquaculture, la sylviculture et la conservation de la diversité biologique, etc ; développer des innovations afin que d’ici à 2020, 50% des agriculteurs togolais adoptent des pratiques agricoles durables et respectueuses de l’environnement. Par ailleurs, les actions consisteront à développer d’ici à 2018 la recherche afin d’améliorer, partager et diffuser les connaissances sur la biodiversité ; réaliser l’inventaire des ressources halieutiques comestibles (stocks de poissons et des crustacés) afin que d’ici à 2018 des plans et des mesures de récolte contrôlée soient mis en place ; établir d’ici à 2018, le statut de conservation des espèces de faune et de flore terrestres, aquatiques et semi-aquatiques afin d’élaborer des plans d’utilisation durable et de conservation spécifique ; engager d’ici à 2018 des actions, en vue de la création d’une aire marine protégée (AMP) reliant le réseau régional d’aires marines protégées d’Afrique de l’Ouest ; établir d’ici à 2018, une cartographie de l’ensemble des écosystèmes terrestres, aquatiques et marins importantes pour la conservation de la diversité biologique afin de garantir la durabilité de l’utilisation des ressources biologiques ; et initier des mécanismes d’accès aux ressources génétiques et de partage juste et équitable des avantages issus de leur utilisation après la ratification d’ici à 2015 du Protocole de Nagoya ; accroître l’expertise nationale d’ici à 2020, y compris la prise en compte des pratiques traditionnelles ; développer d’ici à 2020 la prise en compte des enjeux de biodiversité dans toutes les formations scolaires et universitaires.
Dans le cadre de la réduction de la pauvreté, cette stratégie va faire de la biodiversité d’ici à 2018 une priorité que les décideurs et les parties prenantes intègrent aux stratégies, plans, programmes nationaux, sectoriels, et locaux de développement et de lutte contre la pauvreté, en incorporant les valeurs de la biodiversité dans les comptes nationaux.
Pour améliorer la résilience des moyens de subsistance face aux catastrophes et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, la nutrition et la sécurité alimentaire, les interventions consisteront à: réduire à l’horizon 2020, le rythme de dégradation et de fragmentation des habitats naturels à 2% ; maîtriser les feux de végétation par la mise en œuvre d’ici 2018, des mesures inscrites dans la stratégie nationale de gestion des feux de végétation de sorte à réduire les superficies brûlées à 10 000 km² chaque année (le tiers de la superficie nationale est actuellement brulé chaque année) ; développer d’ici à 2018, les connaissances suffisantes sur les espèces exotiques envahissantes en vue de mettre au point des technologies appropriées pour les contrôler ; réduire significativement d’ici à 2018 l’érosion génétique de la diversité génétique des plantes cultivées, des animaux d’élevage et des parents sauvages, des espèces à valeur socio-économique ou culturelle ; mettre en place d’ici à 2018 un système de référence MRV (Mesure, Rapportage et Vérification) afin de renforcer la résilience des écosystèmes et de la biodiversité contre les changements climatiques.
Dans le cadre de la Gouvernance, la Stratégie et Plan d’Action National pour la Biodiversité du Togo prévoit de renforcer les cadres juridique, institutionnel et la gouvernance d’ici à 2018 afin de créer un environnement favorable à la lutte effective contre l’érosion de la biodiversité ; et rendre opérationnel d’ici à 2015, un comité national de biodiversité regroupant les principaux acteurs intervenant dans l’utilisation et la gestion de la biodiversité.
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Date of text
Repealed
No
Source language
French
Legislation Amendment
No