Stratégie Nationale de Renforcement des Capacités pour la Gestion de l’Environnement 2008.
Country
Type of law
Policy
Abstract
Fondée sur les principes de la responsabilisation, la prévention, l’internalisation, et la recherche des actions de synergies, la Stratégie Nationale de Renforcement des Capacités pour la Gestion de l’Environnement de 2008 a pour vision de parvenir : « d’ici 2015, au niveau national, des capacités suffisantes et appropriées qui permettent d’assurer une gestion rationnelle et efficace des ressources naturelles et de l’environnement afin de garantir de meilleures conditions de vie aux générations présentes et futures ». Pour réaliser cette vision, l’objectif global de cette stratégie est de contribuer à la gestion de l’environnement national et mondial par une meilleure mise en œuvre des Accords Multilatéraux sur l’Environnement (AME). Spécifiquement, elle vise à renforcer la conscience écologique ; réactualiser ou adopter des cadres politiques et juridiques pour le développement de synergie ; renforcer les capacités en matière de gestion des changements climatiques ; renforcer les capacités en matière de gestion de la diversité biologique ; renforcer des capacités en matière de lutte contre la désertification et la dégradation des sols ; renforcer les capacités en matière de gestion de l’eau, de l’assainissement et de la pollution. Pour atteindre ces objectifs, cette stratégie s’articule autour de six (6) axes stratégiques, notamment : le Renforcement de la conscience écologique (Axe 1); la Réactualisation ou adoption des cadres politiques et juridiques pour le développement de synergie (Axe 2); le Renforcement des capacités en matière de gestion des changements climatiques (Axe 3); le Renforcement des capacités en matière de gestion de la diversité biologique (Axe 4) ; le Renforcement des capacités en matière de lutte contre la désertification et la dégradation des sols (Axe 5); et le Renforcement des capacités en matière de gestion de l’eau, de l’assainissement et de la pollution (Axe 6). Ces six axes retenus sont regroupés en deux grands programmes : le Programme I : Renforcement des capacités au niveau intersectoriel ; et le Programme II : Renforcement des capacités au niveau sectoriel.
Dans le cadre du renforcement de la conscience et du comportement écologique nécessaires à un engagement pour une gestion rationnelle des ressources naturelles, les actions suivantes sont prévues: (i) l’IEC par les organes d’information et au moyen des réunions publiques, des sketchs et autres outils de communication, (ii) la sensibilisation des décideurs politiques du secteur privé et des planificateurs de projet sur les textes régissant les études d’impact environnemental et sa prise en compte systématique dans les programmes et projets de développement, (iii) l’appui aux actions d’éducation environnementale et (iv) l’appui à l’enseignement de notions d’environnement dans les établissements primaires et secondaires.
La réactualisation ou adoption des cadres politiques et juridiques pour le développement de synergie consiste à revisiter les cadres politiques et juridiques existants pour les adapter aux dispositions des AME ou adopter de nouveaux conformes à ces dispositions afin d’assurer une meilleure mise en œuvre des AME au Togo. Les actions nécessaires, pour ce faire, sont : (i) la définition des mécanismes de collaboration entre les parties prenantes pour le développement de synergie, (ii) le renforcement du cadre juridique de gestion et de suivi de l’environnement, (iii) le renforcement des capacités institutionnelles pour le développement de synergie et de capitalisation des effets des interventions des acteurs, (iv) le renforcement du centre de documentation et d’information du MERF, (v) la formation des cadres et techniciens en matière de gestion des projets et de gestion intégrée et participative de l’environnement, et (vi) le développement des compétences interdisciplinaires en gestion de la diversité biologique, de la problématique des changements climatiques, de lutte contre la désertification et la gestion de l’eau, de l’assainissement et de la pollution en matière de l’EIE
En ce qui concerne, le renforcement des capacités en matière de gestion des changements climatiques, il sera question de l’amélioration des capacités nationales pour mieux gérer les changements climatiques aux fins d’un développement durable. Il comprend six projets spécifiques : (i) information et formation des décideurs sur les opportunités de développement qu’offre la mise en œuvre de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto, (ii) mise en place d’un système national d'acquisition, d'utilisation et de diffusion des données d’activités et d’informations relatives aux changements climatiques, (iii) renforcement des capacités des délégués togolais pour une participation active et bénéfique pour le pays aux négociations sur le climat, (iv) appui à l’organisation des acteurs en un cadre institutionnel harmonieux pour une mise en œuvre ininterrompue de la CCNUCC au Togo, (v) appui à l’appréhension par les acteurs du secteur privé des avantages et des opportunités qu’offre la mise en œuvre de la CCNUCC et du PK, (vi) appui aux activités de reboisement et (vii) renforcement des actions de vulgarisation des foyers améliorés.
S’agissant du renforcement des capacités en matière de gestion de la diversité biologique, plusieurs actions sont de mise. Il s’agit notamment de : (i) la mise à jour de la Stratégie Nationale de Conservation et d’Utilisation Durables de la Diversité Biologique, (ii) l’appui à l’amélioration du cadre juridique national relatif à la diversité biologique, (iii) le renforcement des capacités institutionnelles dans le domaine de la gestion de la diversité biologique, (iv) le renforcement des capacités matérielles et techniques des laboratoires et des centres d’expérimentation et réhabilitation d’une station de quarantaine, (v) le renforcement des capacités individuelles en matière de gestion durable de la diversité biologique, (vi) la restauration et la gestion durable des écosystèmes fragiles et aires protégées et (vii) le renforcement des actions de promotion de l’agro biodiversité.
Le Renforcement des capacités en matière de lutte contre la désertification et la dégradation des Sols sera focalise sur divers projets. Ce sont : (i) renforcement de la participation des populations à la lutte contre la désertification, (ii) promotion de pratiques endogènes, de techniques et de technologies de lutte contre la désertification et la dégradation des sols, (iii) renforcement des capacités institutionnelles dans le domaine de la lutte contre la désertification et la dégradation des sols, (iv) accompagnement dans la restauration du couvert végétal et des sols, (v) Appui à la généralisation de l’utilisation des foyers améliorés de charbon de bois et de bois de feu, (vi) appui à l’organisation de la filière de charbon de bois et l’amélioration des techniques de carbonisation du bois (vii) appui à la promotion de l’utilisation du gaz butane en substitution aux énergies traditionnelles dans les centres urbains du Togo.
Le renforcement des capacités en matière de gestion de l’eau, de l’assainissement et de la Pollution vise à renforcer les capacités en matière de gestion de l’eau, de l’assainissement et de la pollution. Ces projets seront mis en œuvre : (i) amélioration de l’accès à l’eau potable et des conditions d’hygiène, (ii) amélioration de l’information et de la communication, (iii) renforcement de la capacité opérationnelle des services d’assainissement, (iv) appui aux actions de terrain en matière de gestion de l’eau, (v) appui aux actions de terrain en matière d’assainissement, (vi) appui aux actions de terrain en matière de lutte contre les pollutions.
La mise en œuvre de la stratégie nationale de renforcement des capacités sera assurée, à la fois, par un cadre institutionnel permanent pour la satisfaction des besoins sectoriels identifiés et par un cadre institutionnel spécifique composé du ministère en charge de l’environnement et d’un Comité National de Coordination en ce qui concerne les besoins intersectoriels identifiés. Enfin, la réussite de la mise en œuvre de cette stratégie dépendra notamment de l’appui, l’accompagnement et la participation des partenaires techniques et financiers, la mobilisation effective des ressources internes pour le développement et le renforcement des capacités nationales, aux plans systémique, institutionnel et individuel.
Dans le cadre du renforcement de la conscience et du comportement écologique nécessaires à un engagement pour une gestion rationnelle des ressources naturelles, les actions suivantes sont prévues: (i) l’IEC par les organes d’information et au moyen des réunions publiques, des sketchs et autres outils de communication, (ii) la sensibilisation des décideurs politiques du secteur privé et des planificateurs de projet sur les textes régissant les études d’impact environnemental et sa prise en compte systématique dans les programmes et projets de développement, (iii) l’appui aux actions d’éducation environnementale et (iv) l’appui à l’enseignement de notions d’environnement dans les établissements primaires et secondaires.
La réactualisation ou adoption des cadres politiques et juridiques pour le développement de synergie consiste à revisiter les cadres politiques et juridiques existants pour les adapter aux dispositions des AME ou adopter de nouveaux conformes à ces dispositions afin d’assurer une meilleure mise en œuvre des AME au Togo. Les actions nécessaires, pour ce faire, sont : (i) la définition des mécanismes de collaboration entre les parties prenantes pour le développement de synergie, (ii) le renforcement du cadre juridique de gestion et de suivi de l’environnement, (iii) le renforcement des capacités institutionnelles pour le développement de synergie et de capitalisation des effets des interventions des acteurs, (iv) le renforcement du centre de documentation et d’information du MERF, (v) la formation des cadres et techniciens en matière de gestion des projets et de gestion intégrée et participative de l’environnement, et (vi) le développement des compétences interdisciplinaires en gestion de la diversité biologique, de la problématique des changements climatiques, de lutte contre la désertification et la gestion de l’eau, de l’assainissement et de la pollution en matière de l’EIE
En ce qui concerne, le renforcement des capacités en matière de gestion des changements climatiques, il sera question de l’amélioration des capacités nationales pour mieux gérer les changements climatiques aux fins d’un développement durable. Il comprend six projets spécifiques : (i) information et formation des décideurs sur les opportunités de développement qu’offre la mise en œuvre de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto, (ii) mise en place d’un système national d'acquisition, d'utilisation et de diffusion des données d’activités et d’informations relatives aux changements climatiques, (iii) renforcement des capacités des délégués togolais pour une participation active et bénéfique pour le pays aux négociations sur le climat, (iv) appui à l’organisation des acteurs en un cadre institutionnel harmonieux pour une mise en œuvre ininterrompue de la CCNUCC au Togo, (v) appui à l’appréhension par les acteurs du secteur privé des avantages et des opportunités qu’offre la mise en œuvre de la CCNUCC et du PK, (vi) appui aux activités de reboisement et (vii) renforcement des actions de vulgarisation des foyers améliorés.
S’agissant du renforcement des capacités en matière de gestion de la diversité biologique, plusieurs actions sont de mise. Il s’agit notamment de : (i) la mise à jour de la Stratégie Nationale de Conservation et d’Utilisation Durables de la Diversité Biologique, (ii) l’appui à l’amélioration du cadre juridique national relatif à la diversité biologique, (iii) le renforcement des capacités institutionnelles dans le domaine de la gestion de la diversité biologique, (iv) le renforcement des capacités matérielles et techniques des laboratoires et des centres d’expérimentation et réhabilitation d’une station de quarantaine, (v) le renforcement des capacités individuelles en matière de gestion durable de la diversité biologique, (vi) la restauration et la gestion durable des écosystèmes fragiles et aires protégées et (vii) le renforcement des actions de promotion de l’agro biodiversité.
Le Renforcement des capacités en matière de lutte contre la désertification et la dégradation des Sols sera focalise sur divers projets. Ce sont : (i) renforcement de la participation des populations à la lutte contre la désertification, (ii) promotion de pratiques endogènes, de techniques et de technologies de lutte contre la désertification et la dégradation des sols, (iii) renforcement des capacités institutionnelles dans le domaine de la lutte contre la désertification et la dégradation des sols, (iv) accompagnement dans la restauration du couvert végétal et des sols, (v) Appui à la généralisation de l’utilisation des foyers améliorés de charbon de bois et de bois de feu, (vi) appui à l’organisation de la filière de charbon de bois et l’amélioration des techniques de carbonisation du bois (vii) appui à la promotion de l’utilisation du gaz butane en substitution aux énergies traditionnelles dans les centres urbains du Togo.
Le renforcement des capacités en matière de gestion de l’eau, de l’assainissement et de la Pollution vise à renforcer les capacités en matière de gestion de l’eau, de l’assainissement et de la pollution. Ces projets seront mis en œuvre : (i) amélioration de l’accès à l’eau potable et des conditions d’hygiène, (ii) amélioration de l’information et de la communication, (iii) renforcement de la capacité opérationnelle des services d’assainissement, (iv) appui aux actions de terrain en matière de gestion de l’eau, (v) appui aux actions de terrain en matière d’assainissement, (vi) appui aux actions de terrain en matière de lutte contre les pollutions.
La mise en œuvre de la stratégie nationale de renforcement des capacités sera assurée, à la fois, par un cadre institutionnel permanent pour la satisfaction des besoins sectoriels identifiés et par un cadre institutionnel spécifique composé du ministère en charge de l’environnement et d’un Comité National de Coordination en ce qui concerne les besoins intersectoriels identifiés. Enfin, la réussite de la mise en œuvre de cette stratégie dépendra notamment de l’appui, l’accompagnement et la participation des partenaires techniques et financiers, la mobilisation effective des ressources internes pour le développement et le renforcement des capacités nationales, aux plans systémique, institutionnel et individuel.
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Repealed
No
Source language
French
Legislation Amendment
No