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Forêts durables

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Policy
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Abstract
C’est dans une perspective d’ancrer les principes de développement durable et de mettre en place un outil d’évaluation et de suivi des politiques, stratégies et programmes dans le secteur forestière que la Tunisie a mis en place la politique des fortês durables en 2005. Fondé sur une approche participative, elle vise la conservation et le développement des ressources sylvo-pastorales, la protection des bassins versants, des terres agricoles et de l’environnement en général, l’intégration de la production forestière dans l’économie du pays et l’amélioration des conditions de vie des populations forestières en les associant à la gestion durable des ressources forestière.
Cette politique est orientée en fonction des objectifs suivants: La protection des bassins versants, la production en fonction de la consommation intérieure, l’atténuation des effets du climat, la restauration des sols culturaux et la protection de la production agricole.
Pour atteindre ces objectifs, quatre stratégies forestières et pastorales ont été élaborées. Il s’agit de: (i) la stratégie nationale de reboisement, d’amélioration des parcours et de lutte contre l’ensablement, (ii) le plan d’action de défense de la forêt contre les incendies, (iii) la stratégie nationale de développement forestier et pastoral, (iv) la stratégie nationale de conservation et de développement de la flore et de la faune sauvages et des aires protégées.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, la politique prévoit des plans qui fixent dans le temps et dans l’espace le rythme d’exploitation, la quantité de bois à prélever (volume présumé réalisable) et les opérations sylvicoles à effectuer pour favoriser l’accroissement des arbres et la régénération naturelle des essences forestières majeures (éclaircies, coupes de régénération, mise en défens).
S’agissant de la réduction de la pauvreté rurale, la politique envisage l’amélioration des conditions de vie des populations forestières à travers leur organisation en groupements forestiers d’intérêt collectif (GFIC), ou en groupement de développement agricole (GDA) appelés à être des partenaires dans la gestion durable des ressources naturelles et la gestion intégrée des forêts en vue d’assurer leurs fonctions économiques et écologiques.
Enfin, la politique envisage l’explotation des resources forestières qui sont à la fois ligneuses et non ligneuses notamment le bois, le liège, l’alfa, le miel, les essences de distillation, les produits de la chasse, la production fourragère, en les transformant sous forme d’unités industrielles tels que la cellulose et le liège, ou sous forme d’unités artisanales telles que la distillation du myrte et du romarin, ou la construction navale.
Pour améliorer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficace, la politique envisage l’intensification de l’effort de conservation de la nature et la protection de l’environnement à travers la gestion des espaces verts et des aires protégées et par la sensibilisation et l’éducation du public.
Dans le cadre de l’amélioration de la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur la nutrition et la sécurité alimentaire, la politique envisage de doter à l’administration forestière un plan d’action de lutte contre les incendies basé sur une vigilance dissuasive et sur des moyens d’alerte (miradors, liaison radio locale, régionale et nationale), de véhicules tous terrains, une bonne infrastructure de routes et de pistes et de moyens de lutte rapides (camions et avions citernes) en liaison avec d’autres partenaires nationaux (armée, protection civile).
Concernant la gouvernance, la mise en oeuvre de la politique forestières prévoit deux aspects, institutionnel et technique. L’aspect institutionnel prévoit au niveau central la Direction Générale des Forêts qui est responsable de toute la politique forestière et pastorale du pays. Elle est organisée en 4 directions, 8 sous directionset 7 services. tandisqu’au niveau régional, les arrondissements forestiers et alfatiers relevant des commissariats régionaux de développement agricole, seront responsables de l’application et de l’exécution sur le terrain des plans de développement forestier et pastoral. L’aspect technique repose seulement sur l’exécution d’une série de projets de développement.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No