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Plan d'Action de la Stratégie de Développement Rural - Le secteur rural, principal moteur de la croissance économique.

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Dans l’optique d’accéder à la croissance économique et de préserver la stabilité économique à moyen et long terme grâce au développement des filières agro-sylvo-pastorales et à la diversification des activités non agricoles des ménages ruraux, le Niger a élaboré la stratégie de développement rural en 2006. Il s’agit d’une stratégie sectorielle d’une portée nationale qui vise aussi de réduire la pauvreté rurale et l’amélioration durable des conditions de vie des populations rurales.
L’objectif général assigné à la SDR est de «réduire l’incidence de la pauvreté rurale de 66% à 52% à l’horizon 2015» en créant les conditions d’un développement économique et social durable garantissant la sécurité alimentaire des populations et une gestion durable des ressources naturelles.
La SDR s’est fixée trois objectifs stratégiques: (i) favoriser l’accès des ruraux aux opportunités économiques, (ii) prévenir les risques, améliorer la sécurité alimentaire et gérer durablement les ressources naturelles, et (iii) renforcer les capacités des institutions publiques et des organisations rurales.
Conformément aux orientations du Gouvernement du Niger, la SDR a été élaborée en donnant la priorité à une approche programme. Ce choix traduisait la volonté de reconstituer progressivement un cadre cohérent et global pour la définition et l’exécution de la politique de développement rural et de ses composantes sous-sectorielles. Quatorze programmes ont été identifiés et ils constituent les grandes unités opérationnelles de la SDR, dans lesquelles devront s’insérer progressivement les nombreuses activités en cours, qui contribuent déjà à la réalisation des objectifs de la SDR, ainsi que les actions futures. Dix sont des programmes structurants et quatre sont des programmes sectoriels prioritaires.
Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle la stratégie envisage de réduire la vulnérabilité des ménages par la mise en place des activités qui permettrons de: garantir aux populations rurales une alimentation satisfaisante sur le plan nutritionnel et la possibilité d’être et rester en bonne santé, diversification et amélioration de l’alimentation des populations, protection des consommateurs contre les maladies liées à l’utilisation d’aliments malsains, contaminés ou altérés, amélioration de la qualité nutritionnelle et sanitaire des aliments.
Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, la stratégie préconise l’aménagement pastoral et la sécurisation des systèmes pastoraux qui permettra une amélioration et la valorisation des productions des systèmes pastoraux. De plus, la stratégie envisage d’améliorer la productivité des aménagements et diversification des productions irriguées en vue de la rentabilisation des investissements.
Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, la stratégie envisage de garantir aux populations vulnérables des revenus minima pour leur permettre d’améliorer leur accès monétaire à la nourriture par la sécurisation des revenus des populations des zones vulnérable ainsi que la valorisation de la stratégie d’exode. Enfin, la stratégie envisage de développer des activités génératrices des revenus.
Pour améliorer les systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, la stratégie envisage des échange inter-zones de productions et avec les centres urbains en mettant en place des infrastructures de transports. La stratégie envisage également de mettre en place des systèmes d’information et connaissance du monde rural pour la production et la diffusion de l’information sur les marches agricoles et de l’élevage.
Pour améliorer la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, la stratégie prévoit une gestion des crises et catastrophes naturelles par les mesures suivantes: prévenir et atténuer les crises alimentaires et les autres catastrophes naturelles, le renforcement des capacités du dispositif et des populations à prévenir et gérer les crises alimentaire et nutritionnelle, la maîtrise des informations relatives aux crises alimentaire et nutritionnelle et autres catastrophes, l’amélioration de la contribution du Ministère du développement agricole (MDA) aux actions de prévention et de gestion des crises alimentaires et des catastrophes naturelles.
Dans le cadre de la gouvernance, la stratégie envisage la mise en place d’un dispositif institutionnel de mise en œuvre qui sera constitué de structures publiques, parapubliques, privées et celles de la société civile qui assureront l’exécution de programmes spécifiques. Il s’agit: des départements ministériels et de leurs programmes d’adaptation ou d’atténuation, des institutions de recherche, des organisations de la société civile et de leurs programmes d’adaptation ou d’atténuation, des Collectivités Territoriales (Régions et Communes) et de leurs actions d’adaptation ou d’atténuation, des promoteurs de projets MDP, des unités industrielles, minières et pétrolières.
Date of text
Repealed
No
Source language

French

Legislation Amendment
No